Frédérick-Alexandre Green

14 mois de prison pour Frédérick-Alexandre Green

Le trafiquant de drogue dure Frédérick-Alexandre Green s’est installé dans le box des détenus dès le début de la décision sur sentence du tribunal.

Le juge Conrad Chapdelaine a annoncé rapidement ses couleurs, mardi, au palais de justice de Sherbrooke, indiquant que Green n’échapperait pas à une peine de détention.

Il a condamné l’individu de 36 ans à 14 mois de prison.

Frédérick-Alexandre Green s’est vu imposer cette peine pour avoir fait le trafic de stupéfiants, dont du crack et de la cocaïne, entre le 1er décembre 2016 et le 2 mai 2017. 

Le juge a noté que la consommation de drogue de Green a commencé à 15 ans et qu’il a fait cinq thérapies au fil du temps.

Le rapport présentenciel a été qualifié de « très peu positif et même négatif » pour de larges extraits. Le rapport présentenciel note que la feuille de route criminelle de Green commence en 2011.

« Il possède un vécu marqué par une délinquance cachée. Il mentionne qu’il n’était pas intégré à un réseau criminel. Il minimise les accusations et son implication dans les gestes reprochés. Le sujet nous apparaît comme une personne impulsive qui résiste mal aux tentations. L’appât du gain, son opportunisme, ses mauvaises fréquentations et sa facilité à se laisser entraîner expliquent les gestes commis » a retenu le juge Chapdelaine du rapport présentenciel qui évalue le risque de récidive de Green à « présent et probable ».

Le juge estime qu’à la suite de cette évaluation, il est difficile de conclure que Green a fait une démonstration de sa réhabilitation.

« Depuis mai 2011 jusqu’à mars 2017, vous avez été continuellement en probation. Ils vous connaissent bien à la probation. La quantité, la variété et la qualité des drogues saisies ajoutent à la gravité des crimes », estime le juge.

Le magistrat n’a pas aimé que Green lui mente sous serment lors des observations sur la peine concernant le réseau criminel auquel il appartenait pour vendre des drogues dures à Sherbrooke. Le jour de son arrestation, Frédérick-Alexandre Green a été intercepté alors qu’il effectuait une transaction à partir du véhicule qu’il louait. Lorsqu’il était interrogé par les policiers, deux des cinq cellulaires qu’il possédait sonnaient sans arrêt.

« Vous avez montré bien peu de transparence. Sous serment vous avez tenté de me faire croire que vous aviez développé votre réseau de vente (...) Même si vous étiez un consommateur, ce facteur n’a pas un caractère si atténuant surtout parce que vous avez 36 ans et que vous connaissez les ressources pour vous venir en aide », signale le juge.

Le tribunal a cependant retenu son séjour en thérapie et l’emploi qu’il s’est trouvé pour réduire la peine de détention à 14 mois.

« La détention vous permettra une prise de conscience », estime le juge.

Lors de son arrestation en mai 2017, Green avait en sa possession 16,70 grammes de cocaïne divisés en 77 sachets prêts à la revente, 730 comprimés de méthamphétamine, 18 grammes de cannabis de même que 890 $ en argent. 

Nerveux, il s’est présenté en retard à l’imposition de la peine. Son avocat Me Christian Raymond a indiqué qu’il était en ressourcement dans un centre de thérapie.

C’est Me Laila Belgharras qui représentait le ministère public dans cette affaire.