Le centre Julien-Ducharme devient le premier centre d’accueil et d’hébergement en cas de sinistre majeur à Sherbrooke.

Julien-Ducharme désigné centre d’accueil en cas de sinistre majeur

Le centre Julien-Ducharme est devenu récemment le premier centre d’accueil et d’hébergement en cas de sinistre majeur à Sherbrooke. La Ville devait choisir un lieu où des personnes sinistrées pouvaient passer plusieurs jours en réduisant au minimum les impacts humains. La capacité d’accueil de plus de 50 personnes, à proximité des autoroutes et des hôpitaux, en faisait le lieu idéal.

Stéphane Simoneau, coordonnateur des mesures d’urgence à la Ville de Sherbrooke, explique qu’un règlement entré en vigueur en 2017 prévoyait d’améliorer les mesures d’urgence, entre autres les alertes aux citoyens et l’identification d’un lieu pour mettre les gens à l’abri. « Ça faisait quatre ans que nous avions amorcé les démarches pour trouver un site d’hébergement en cas de sinistre. Nous avons déjà cinq lieux d’accueil temporaire, mais aucun site où les gens pouvaient passer la nuit. »

Le centre Julien-Ducharme serait facile à rebrancher en cas de verglas ou de problème en alimentation électrique. « Quand on désigne un bâtiment, il devient une priorité pour les investissements à travers le temps. Nous aménagerons par exemple un ascenseur et nous devrons acheter une génératrice plus puissante. L’endroit est bien divisé, ce qui nous permettrait de séparer les dortoirs des lieux de socialisation ou de la cafétéria. »

Le centre sportif de l’arrondissement de Fleurimont a aussi été choisi parce qu’il donne accès à des douches, à une cuisine, et qu’il est situé loin des zones industrielles ou naturelles les plus à risque.

Un centre d’accueil comme celui-là peut accueillir entre 500 et 1000 personnes.

La Ville pourrait par ailleurs se doter d’une centaine de lits portatifs pour éviter de dépendre de l’armée ou de la Croix-Rouge en cas de sinistre.

« Nous cherchons à être le plus autonomes possible. C’est aussi une des raisons qui nous poussent à choisir un bâtiment municipal. Historiquement, nous avions des ententes avec les écoles, mais si les urgences demandent des interventions à moyen terme, nous privons ces établissements de leur fonction première. »

Priorité aux sinistrés

Au contraire, pour le centre Julien-Ducharme, tous les contrats liés à des événements contiendront une clause donnant la priorité aux sinistrés si nécessaire.

L’usage d’un centre d’hébergement n’a jamais été nécessaire à Sherbrooke, mais chaque année, au Québec, un ou deux événements nécessitent la prise en charge de sinistrés. M. Simoneau cite les exemples de Gatineau, où des tornades et des inondations ont frappé, ou de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, où la crue des eaux a forcé des évacuations. « On n’a donc pas le droit de ne pas prendre le temps de planifier un centre comme celui-là. »

Dans les situations où le nombre de citoyens touchés est faible, les sinistrés continueront d’être orientés vers les hôtels. « Le premier système de mise à l’abri demeure celui avec la Société de transport de Sherbrooke, pour tenir les gens au chaud. Il faudrait attendre les consignes avant de se présenter au centre Julien-Ducharme. »

Deux autres sites avaient été évalués et constituent des plans B. Le Centre de foires, bien situé près des autoroutes, ne permet pas la même flexibilité que le centre Julien-Ducharme en raison des événements qui y sont organisés. L’absence de salles compartimentées et de douches n’en faisait donc pas le premier choix. Le Centre récréatif de Rock Forest, lui, ne dispose pas d’un grand stationnement et demanderait plus d’investissements pour répondre aux besoins.

La Ville dispose déjà de cinq sites pour accueillir temporairement des sinistrés, soit la salle du Parvis, le Centre récréatif de Rock Forest, la salle communautaire Amédée-Beaudoin, le centre communautaire Françoise-Dunn et le centre communautaire de Brompton.