Un Boeing 737-300 de la compagnie Nolinor a atterri pour transporter les joueurs des Alouettes de Montréal vers Toronto, mercredi après-midi à l'aéroport de Sherbrooke, tandis que deux autres appareils d'envergure, des Dash 8 de la compagnie Jazz, ont aussi fait des aller-retour. Entre 15 h et 16 h 30, la piste était presque continuellement occupée.

Journée occupée à l'aéroport de Sherbrooke

Le trafic aura rarement été aussi intense que mercredi à l'aéroport de Sherbrooke. Non seulement un Boeing 737-300 de Nolinor a atterri pour transporter les joueurs des Alouettes de Montréal vers Toronto, mais deux autres appareils d'envergure, des Dash 8 de la compagnie Jazz, ont aussi fait des aller-retour. Entre 15 h et 16 h 30, la piste était presque continuellement occupée.
Le directeur général de l'aéroport de Sherbrooke, Jean-François Ouellet, raconte qu'il arrive que des Dash 8 se posent à Sherbrooke, mais ils viennent rarement en paire. « Il en vient plus souvent que des Boeing, mais ça reste peu commun, surtout que nous en avions deux la même journée. »
C'est la compagnie Agropur qui avait nolisé des avions pour visiter des fermes de la région.
« Ça démontre que nous avons les connaissances pour gérer ce type de journée. Pour le moment, l'habitude de voler de Sherbrooke n'est pas encore là pour les compagnies, mais l'utilisation de vols nolisés serait souvent plus intéressante que l'autobus. »
Si les deux plus petits avions sont partis vers 15h30, il a fallu attendre une heure avant de voir poindre le Boeing, qui arrivait de Montréal. Une trentaine de curieux l'attendaient avec impatience. « Nous avons presque vécu la présence de trois gros porteurs sur le tarmac en même temps. Je suis directeur depuis deux ans et je n'avais encore jamais vu ça. C'est un signe que la région peut devenir une plaque tournante. »
Pour ajouter au bal, un hélicoptère de la GRC a aussi pris son envol à travers tout ce mouvement.
« Il y a encore beaucoup de gens qui ignorent que nous avons la capacité d'accueillir un Boeing. Il faut savoir que la présence de tous ces gens dans la région a généré des retombées, notamment de la vente d'essence. Les visiteurs ont aussi consommé de la nourriture ici. »
Les deux vols nolisés avaient permis de transporter 70 personnes, presque autant que l'ensemble de l'équipe des Alouettes.
Jean-François Ouellet indique néanmoins que cette journée achalandée ne risque pas de peser dans la balance quand viendra le temps d'influencer une compagnie aérienne qui pourrait offrir une liaison commerciale à partir de Sherbrooke.
« Les compagnies comme Jazz et Nolinor connaissent déjà nos installations portuaires. Elles n'ont rien appris aujourd'hui. Avec l'ensemble des compagnies, nos représentations ont déjà été faites. Nous n'avons plus besoin de présentation. Elles connaissent le potentiel de Sherbrooke. »
La recrudescence d'activités a nécessité la présence de personnel supplémentaire, notamment pour assurer le ravitaillement. Trois employés se sont ajoutés aux deux présents en permanence à l'aéroport.
Le maire Bernard Sévigny rappelle pour sa part que l'aéroport est le théâtre de 11 000 à 12 000 déplacements chaque année. « Ça témoigne de l'importance de cette infrastructure. C'est bien que les Alouettes s'entraînent à Lennoxville et qu'ils aient cet accès-là. Si nous n'avions pas l'aéroport, s'entraîneraient-ils ici? J'aimerais que les citoyens puissent aussi profiter de ces services. »
M. Sévigny parle lui aussi des retombées pour la région. « C'est très ciblé, une équipe de football, mais ils en parlent régulièrement sur les réseaux sportifs. Ça fait rayonner la ville. L'aéroport est un outil de développement et de rayonnement. »
L'avion des Alouettes a pris la direction de Toronto en soirée mercredi. L'équipe devrait revenir dans la nuit de jeudi et à vendredi, à nouveau en passant par l'aéroport de Sherbrooke, pour poursuivre son camp d'entraînement à Lennoxville.