Annie Robidas et sa mère, Louise Corriveau, ont trouvé une vieille photo de la grand-mère de la jeune femme. Il s’agit d’un beau souvenir de la femme décédée en 2015.

Jour de trouvailles à la Société d’histoire

Plusieurs ont fait de belles trouvailles à la Société d’histoire de Sherbrooke, dimanche. Avec la fin de l’exposition Visages sherbrookois, les administrateurs du musée ont décidé de vendre les œuvres. Quelque huit d’entre elles ont finalement trouvé preneur, ce qui a permis à la Société d’histoire de récolter environ 600 $.

C’est le cas d’Annie Robidas qui a découvert un cliché de sa grand-mère, pris il y a plusieurs décennies. La photo datant de 1956 a été repérée tout à fait par hasard par sa petite-fille, qui a décidé de l’acheter. Elle montre un groupe de femmes en maillot de bain à l’occasion d’un pique-nique organisé par une entreprise. « C’est ma grand-mère qui est sur la photo ! mentionne Mme Robidas. Je l’ai vu lorsque je suis venue à la Société d’histoire. J’en ai parlé à ma mère, qui a confirmé que c’était bien elle », explique-t-elle, ajoutant qu’elle ne savait pas que cette photo existait avant de la voir sur un mur du musée.

Cette photo, achetée 75 $, représente donc un beau souvenir de sa grand-maman qui est décédée il y a quelques années. « Je vais l’afficher chez moi lorsque je vais déménager », mentionne la jeune femme.

Robert Gingues et Daniel Hébert sont deux anciens facteurs. Ils ont apprécié la photo regroupant les professionnels de 1914 et c’est pourquoi M. Hébert l’a achetée.

Si certains ont acheté des souvenirs de familles, d’autres ont magasiné par pure passion. « J’ai acheté la photo d’une des premières cohortes de facteurs à Sherbrooke, explique Daniel Hébert, qui a occupé ce métier plusieurs années plus tard. Aussi, je fais de la photographie. C’est une bonne idée de vendre ces clichés. Ce qui me fatiguait, c’est que je ne savais pas si l’on pouvait la réserver. Finalement, je l’ai payée d’avance pour être certain de l’avoir. Je vais la mettre dans mon sous-sol. Ce n’est pas vraiment une décoration, c’est plus un souvenir personnel », affirme-t-il, ajoutant que le cliché a été capté en 1914.

Pour sa part, la coordonnatrice à la diffusion à la Société d’histoire, Marie-Ève Gingras, est satisfaite de la popularité de l’événement. Entre trois et quatre fois plus de personnes se sont déplacées à la Société d’histoire en ce dimanche. « Généralement, on fait seulement une inauguration pour nos expositions. Là, comme ce sont de beaux encadrés, on s’est dit qu’on allait faire une activité de clôture. Les gens pouvaient venir visiter et acheter leurs photos coup de cœur », indique-t-elle.

« On ne fait pas ça pour faire de l’argent, poursuit Mme Gingras. L’idée première est de ne pas avoir à entreposer les cadres. On s’attendait à avoir des amateurs d’histoire. C’était premier arrivé, premier servi. »

Cependant, il reste encore beaucoup de photos. « On en avait environ une centaine. On en est à voir si l’on refait l’événement. On n’a pas évalué encore la logistique », résume-t-elle.