Steve Lussier estime que l’obtention des Jeux de la Francophonie pourrait permettre d’attirer de la nouvelle main-d’œuvre à Sherbrooke.

Jeux de la Francophonie : Québec et Ottawa ont besoin de temps

Les ministres de la Francophonie Nadine Girault et Mélanie Joly se seraient parlé lundi à propos des Jeux de la Francophonie de 2021. Selon le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, elles auraient convenu qu’il leur faut un peu plus de temps pour traiter du dossier.

« Ils me tiennent bien informé du dossier. J’ai une très bonne collaboration de leur part. Je les remercie. C’est toujours inquiétant de savoir vers où ça s’en va. Mme Girault a parlé avec Mme Joly. Ils m’ont demandé un peu plus de temps. J’aime mieux un peu plus de temps et que ça puisse se réaliser. Ils vont voir du côté budgétaire. C’est correct. Ça fait peu de temps qu’on en parle quand même. On va leur laisser du temps. Ils vont nous revenir et on pourra entamer les procédures de notre côté par la suite », résume Steve Lussier.

Le maire de Sherbrooke reste ferme sur son intention de ne pas injecter plus de 5,5 M$ dans les Jeux de la Francophonie. « On n’ira pas plus loin. Pour le moment, nous demandons aux gouvernements de nous revenir. »

M. Lussier souhaite avoir des réponses dans « une ou deux semaines ».

La participation maximale de Québec est pour l’instant estimée à 17 M$. Le gouvernement fédéral indique pour sa part qu’il injectera 50 % des sommes allouées aux Jeux de la Francophonie. La ministre Girault avait laissé entendre qu’elle était prête à reconsidérer la contribution du gouvernement du Québec. Le coût estimé de la présentation des jeux pourrait atteindre 84 M$.

Mme Girault a-t-elle évoqué une plus grande participation financière de Québec lors des communications avec Steve Lussier? « Ç’a été discuté, mais je les laisse travailler. Je pense que c’est ce qu’il faut faire. Ils vont nous revenir bientôt. »

Steve Lussier estime que l’obtention des Jeux de la Francophonie pourrait permettre d’attirer de la nouvelle main-d’œuvre à Sherbrooke. « Au-delà des jeux, moi je vois autre chose. Il faut se servir des délégations qui arrivent ici en grand nombre de plus de 60 pays pour faire une publicité de la ville de Sherbrooke. Ça nous permettra de parler avec des ministres et des premiers ministres. Pourquoi ne pas se faire des réunions pour voir ce qu’on peut aller chercher à l’international? On crée des liens. Ce sont des liens pour le transfert de savoir. Les gens ne le voient pas, mais ça vaut beaucoup d’argent. »

M. Lussier estime que les universités s’en serviraient aussi pour faire parler d’elles. « Nous avons tout à gagner à aller de l’avant. »

Au bureau de Mélanie Joly, l’attaché de presse Jérémy Ghio indique que le canal de communication demeure ouvert entre Québec et Ottawa. « Notre position est la même. Nous suivrons dollar pour dollar les investissements des autres paliers de gouvernement. Nous attendons un signal clair de Québec. En attendant, les cabinets sont constamment en communication. »

Aucune autre communication directe entre les ministres n’aurait été prévue pour le moment.

Il n’a pas été possible d’obtenir de commentaires au bureau de la ministre Nadine Girault.