Mohamed Soulami, d'Actions Interculturelles, Sophie Bernatchez, au Séminaire, David Morin, de l'UdeS, Jessis-Ann Brouillette, étudiante, et Annie Godbout, conseillère, seront au Dialogue +.

Jeunes et décideurs en réflexion pour prévenir la radicalisation

Jeunes et les décideurs sont conviés à une journée de réflexion sur les moyens à adopter pour prévenir la discrimination et la radicalisation à Sherbrooke.
Le 24 mars, des jeunes de 15 à 30 ans seront mis en présence d'acteurs institutionnels de la ville pour convenir d'orientations et d'actions pouvant mener à des solutions concrètes favorisant le rapprochement interculturel afin de prévenir la discrimination, l'exclusion et la radicalisation.
L'événement, qui se tiendra à l'hôtel Delta dans le cadre du projet Dialogue +, est parrainé par la Ville de Sherbrooke et par l'Université de Sherbrooke. Pour l'une des jeunes leaders de Dialogue +, Jessie-Ann Brouillette, cet événement est important pour notre communauté, alors qu'on assiste à des événements violents ailleurs dans le monde.
« Il s'agit de lire ou d'écouter les informations dans les médias. Il semble y avoir un grand malaise autour de la question de l'immigration et surtout de l'intégration des nouveaux arrivants dans la société d'accueil », souligne la jeune femme de 20 ans.
Forum Dialogue + est issu du comité de vigilance.
Le projet a été mené par la conseillère municipale Annie Godbout qui s'est assurée de la contribution du professeur David Morin, spécialiste des questions de sécurité et impliqué dans différents projets en lien avec la radicalisation violente. Le dossier a été, par la suite, développé avec le concours d'Actions interculturelles.
Pour son directeur général, Mohamed Soulami, cette démarche est inédite permettra de favoriser un meilleur vivre ensemble.
Le professeur Morin et ses collègues de l'équipe interuniversitaire de chercheurs pourront prendre la mesure de la situation et des résultats de cette expérience par une vaste enquête qui sera menée dans les cinq villes identifiées par le projet et dans le reste du Canada. « C'est inédit et très original dans le spectre des recherches existantes en matière de radicalisation chez les jeunes », dit-il.
Sophie Bernatchez est l'une de ses participantes au projet Intégraide du Séminaire de Sherbrooke qui vise à favoriser l'accueil des réfugiés. « Grâce à ma participation au projet, j'ai pu prendre conscience que la qualité de l'accueil que nous faisions aux réfugiés », a affirmé l'élève de cinquième secondaire,
« Leur intégration positive au Québec passe par une meilleure compréhension de leurs réalités et que c'est par le dialogue que nous pouvons le mieux y parvenir. »
Pour la présidente du comité des relations interculturelles et de la diversité de la Ville de Sherbrooke, une région qui accueille beaucoup de nouveaux arrivants n'est pas à l'abri de la présence de discrimination. « Les experts l'affirment, trop souvent la discrimination mène à l'exclusion et conduit à la radicalisation », note Mme Godbout. Ceux qui me connaissent savent que je trouve important d'agir en amont des problèmes ».
Ce premier Forum est en même temps le lancement de ce projet pilote qui aura lieu dans cinq villes canadiennes soit Sherbrooke, Québec, Moncton, Hamilton et Ottawa. Les jeunes, de 15 à 30 ans, intéressés peuvent s'inscrire en contactant Actions interculturelles.