L’ex-premier ministre du Québec et dépûté de Sherbrooke Jean Charest songe sérieusement à se porter candidat à la succession d’Andrew Scheer, à la tête du Parti conservateur du Canada.
L’ex-premier ministre du Québec et dépûté de Sherbrooke Jean Charest songe sérieusement à se porter candidat à la succession d’Andrew Scheer, à la tête du Parti conservateur du Canada.

Jean Charest songe sérieusement à la chefferie du Parti conservateur

La Presse canadienne
L’ex-premier ministre du Québec Jean Charest songe sérieusement à se porter candidat à la succession d’Andrew Scheer, à la tête du Parti conservateur du Canada, selon ce qu’a appris La Presse canadienne mercredi.

L’information laisse croire que si tous les morceaux du casse-tête se mettent en place, il se portera candidat.

« On sait où on s’en va », dira un proche de l’ancien premier ministre, qui ne doute pas de la suite des événements.

Tout se passe très vite depuis la démission récente d’Andrew Scheer, alors que M. Charest, dit-on, est sollicité de toutes parts.

Dans son entourage, on ne cache pas qu’on chercherait à récréer la grande coalition pancanadienne que Brian Mulroney avait réussi à créer en 1984, en remportant la plus importante majorité de l’histoire politique canadienne.

« Je suis convaincu qu’il ferait un excellent chef de parti. Je suis resté en lien avec lui après son retrait de la vie politique et chaque fois que je l’ai vu, j’ai pu constater qu’il demeure un grand orateur et qu’il a toujours une opinion assez marquée sur la politique canadienne, la politique québécoise et l’actualité », commente l’avocat Yannick Crack, ancien président du Parti libéral du Québec.

Jean Charest a été chef du Parti progressiste-conservateur de 1993 à 1998.

« Ceci étant dit, je sais qu’il se plait beaucoup dans ce qu’il fait présentement au niveau professionnel. Donc, est-ce une bonne idée? Je crois que la décision lui appartient. Je trouve qu’il a donné beaucoup pour le Canada et le Québec et s’il décide de se lancer, on sera derrière lui », ajoute M. Crack, qui est associé chez Therrien Couture, à Sherbrooke.

D’autres proches de M. Charest doutent que l’ex-premier ministre du Québec fasse un retour en politique. « Je serais énormément surpris. Il a déjà beaucoup donné autant sur la scène fédérale que provinciale et je sais qu’il aime sa vie présentement et qu’il est heureux dans ses fonctions », note un de ses collaborateurs de longue date qui désire garder l’anonymat.

« En même temps, c’est un homme de défis. Les gens vont encore beaucoup vers lui lorsqu’il se promène à travers le pays. Si jamais il sent l’appel du devoir, on sait jamais, on sera là. Mais je ne pense pas qu’il se rembarque là-dedans », note la même source, qui a discuté avec M. Charest récemment.

Jean Charest a quitté la scène politique fédérale en 1998 pour prendre la tête du PLQ. Il a été premier ministre du Québec de 2003 à 2012. En 2013, le Sherbrookois se joignait au cabinet McCarthy Tétrault, à Montréal. La même année, il devenait président du conseil des gouverneurs de l’Idée fédérale, un groupe de réflexion sur le fédéralisme canadien. Avec Mélanie Noël, La Tribune