François Brouillette soutient qu’il a retiré sa demande de parrainage de son ex-conjointe après s’être fait manipuler, harceler et diffamer par celle-ci.

«Je ne suis pas un homme agressif et manipulateur»

«Je veux me défendre devant ma famille, mes amis, les gars avec qui j’ai travaillé à Sherbrooke, mes enfants quand ils vont grandir… je ne suis pas un homme agressif et manipulateur.»

François Brouillette tient à se défendre : il n’est pas tel que l’a décrit son ex-conjointe, installée à Sherbrooke, qui a lancé un appel à l’aide il y a quelques mois dans les pages de La Tribune

 Celle-ci est en processus d’immigration et soutenait que son mari, un Canadien, avait retiré sa demande de parrainage après que leur relation se soit détériorée, soit devenue violente et qu’ils aient eu un enfant ensemble. Elle souhaitait réussir à faire régulariser son statut pour pouvoir demeurer au Canada avec ses enfants et y travailler, et exprimait son souhait que les instances d’immigration arrêtent l’homme avec qui elle est en instance de divorce, pour ne pas qu’il fasse «d’autres victimes».

 S’il confirme qu’il a bel et bien retiré sa demande de parrainage, François Brouillette soutient que c’est lui qui s’est fait manipuler, harceler et diffamer par sa conjointe, après qu’elle soit devenue jalouse de son ex-femme. À bout, ne reconnaissant plus celle qu’il avait rencontrée, il a retiré sa demande en 2017, après une ultime dispute et une arrestation par la police, soutient-il. «J’étais à bout, ça faisait trois ou quatre ans que je marchais sur des œufs.» 

Après cette altercation, survenue en mai 2017, il a plaidé coupable devant le tribunal pour voies de fait sur celle qui est devenue son ex-conjointe. Il a par la suite été acquitté en juillet 2017 de nouvelles accusations de voies de fait sur celle-ci et d’entrave à la justice.

M. Brouillette soutient que depuis leur séparation en 2017, il payait tous les frais du condo dans lequel son ex-conjointe habite encore aujourd’hui avec leur enfant et son autre fille, et où il n’a pas le droit d’aller. Il dit avoir cessé de faire les paiements seulement il y a trois mois, à court d’argent — il tente maintenant de vendre le condo. 

«Elle a un enfant ici, je veux qu’elle ait ses papiers. Mais de là à me faire dénigrer…» avance M. Brouillette, qui dit quand même espérer qu’elle réussira à régulariser sa situation.

En 2012, M. Brouillette avait plaidé coupable pour voies de fait sur une autre femme, et croit par ailleurs que son ex-femme s’est servi de son passé, qu’elle connaissait, pour lui faire peur tout au long de leur relation.