Irma sème l'inquiétude au Collège St-Bernard

Des élèves provenant de l'île Saint-Barthélemy et qui étudient au Collège Saint-Bernard de Drummondville ont vécu des heures d'angoisse en attendant des nouvelles de leurs proches frappée par l'ouragan Irma. L'angoisse se poursuit pour certains : en fin de journée jeudi, quelques-uns d'entre eux attendaient toujours impatiemment des nouvelles.
Sur 25 élèves provenant de cette île, une vingtaine avait pu avoir un contact avec les membres de leur famille.
« Mon père m'a dit que c'est la catastrophe », raconte Matteo Miceli, un élève qui fréquente l'établissement drummondvillois depuis l'année dernière. L'adolescent de 16 ans a réussi à avoir une brève conversation avec son père jeudi matin. « Il m'a dit que tout allait bien, mais mes parents n'ont jamais vu ça. C'est vraiment la catastrophe. » Les médias ont rapporté que l'île était presque entièrement dévastée.
La mère de Matteo avait réussi à lui envoyer un message mercredi, puis il n'avait plus eu de nouvelle jusqu'à jeudi matin. « Je ne reconnais plus mon île », raconte le jeune homme qui a regardé beaucoup de photos de désolation. La résidence familiale a subi quelques dégâts, mais rien de majeur, à part des fuites d'eau. Ses parents ne pouvaient cependant pas circuler autour en raison des dégâts et des rues fermées.
Depuis cinq ans
Le Collège Saint-Bernard de Drummondville accueille depuis cinq ans des élèves de Saint-Barthélemy, où le système d'éducation arrête en troisième secondaire. Les jeunes partent donc étudier à l'extérieur, notamment en sol français, pour poursuivre leurs études.
Informé qu'un ouragan allait frapper l'île, le Collège a rapidement mis une cellule d'aide en place afin d'épauler les jeunes qui allaient vivre des heures angoissantes. Ceux-ci ont notamment pu consulter des psychologues. Ces élèves provenant de l'international résident au collège en semaine et habitent dans des familles d'accueil les fins de semaine.
« Notre cellule d'aide va demeurer tant et aussi longtemps que les élèves en auront besoin », commente le coordonnateur aux communications et aux événements, Dominic Boisclair. Certains ne savent pas comment ils vont retrouver leur maison », illustre-t-il.