Citoyens du secteur des routes 220 et 249, Denis Laverdure, Christelle Lefebvre et Réjean Beaudette pressent le gouvernement d’apporter les correctifs à l’intersection afin d’éviter d’autres accidents.

Intersection 220 et 249: des citoyens s’impatientent

L’intersection des routes 220 (chemin de Saint-Élie) et 249 (chemin Rhéaume) est le théâtre d’accidents légers ou graves année après année. Les citoyens du secteur, exaspérés, demandent à la Ville et au ministère des Transports (MTQ) d’intervenir. Au bureau du député André Bachand, on rapporte que des recommandations pour une intervention sont attendues d’ici octobre.

Denis Laverdure habite le chemin Rhéaume. De chez lui, il a entendu une fois de plus, la fin de semaine dernière, la collision entre deux véhicules. Lors du passage de La Tribune, des débris pouvaient encore être observés sur la chaussée, là où la collision s’est produite. Si les conducteurs impliqués ont été transportés à l’hôpital, ils n’ont pas subi de blessures majeures.

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« Moi, je baisserais la limite de vitesse sur la route 220 et je mettrais un panneau clignotant et un carrefour giratoire. Il n’y a pas de sécurité ici. Il n’y a pas de surveillance policière non plus. Nous sommes des contribuables et nous ne sommes pas écoutés... »

Pour le moment, les automobilistes circulant sur la route 249 doivent s’immobiliser à un arrêt, à l’intersection avec la route 220. Ceux circulant sur le chemin de Saint-Élie doivent se montrer prudents à l’approche du croisement, surmonté d’un feu clignotant jaune.

Christelle Lefevre, qui était candidate aux élections de 2017, rapporte qu’il y a continuellement des débris liés à une collision sur cette route. « Les gens font facilement de la vitesse parce que la route est droite. Il est difficile d’évaluer la vitesse des autres automobilistes qui arrivent de loin. »

Selon elle, des travaux ont permis l’alignement des approches de l’intersection en 2002. Deux ans plus tard, des feux clignotants ont été installés.

Entre deux et sept accidents par année

Dans un document qu’elle a obtenu du ministère des Transports, on rapporte entre deux et sept accidents par année à cette intersection entre 2002 et 2016. Pour la même période, quatre accidents graves ont été recensés alors que la plupart des autres événements sont qualifiés de légers. Seuls les accidents de véhicules routiers pour lesquels un rapport d’accident a été transmis à la SAAQ ont été compilés, lit-on sur le document.

« Si on considère ce que ça coûte de faire venir les pompiers et les ambulances, en plus des frais de la SAAQ, ce serait moins cher de réaménager la route », continue Denis Laverdure.

« Le ministère doit continuellement réparer le garde-fou », assure Christelle Lefevre.

Les citoyens disent avoir interpellé le conseiller Julien Lachance, l’ancienne députée Karine Vallières et l’actuel député André Bachand. « On ne veut pas attendre qu’il y ait un mort », plaide Mme Lefevre, qui cite en exemple l’intersection de la route 249 et du chemin du Moulin, à Saint-Denis-de-Brompton. « Là-bas, le coroner a recommandé une reconfiguration. »

Le conseiller de Saint-Élie, Julien Lachance, rappelle que la Ville a peu de pouvoir quand il s’agit de routes provinciales, mais qu’à l’automne dernier, le MTQ a réalisé des expertises. « Le MTQ semble reconnaître qu’il faut aller plus loin dans la réflexion. »

Au bureau du député André Bachand, l’attaché politique Bruno Vachon confirme que le dossier est actif. « Des correctifs ont été apportés dans le passé, mais le problème n’est pas réglé. Une expertise en circulation a été réalisée et le ministère en est rendu à formuler des recommandations et à évaluer le coût de possibles travaux. Nous attendons des réponses au plus tard en octobre. Il est donc plus réaliste de croire que les travaux se réaliseront l’an prochain. Au bureau du ministre François Bonnardel, on nous dit qu’on espère nous fournir une réponse plus tôt qu’octobre. »

Enfin, la présidente du comité de la sécurité publique à la Ville de Sherbrooke, Danielle Berthold, affirme n’avoir jamais été informée de la situation. « Si l’information ne descend pas jusqu’à nous, nous ne pouvons pas travailler en appui. Si nous ne sommes pas au courant, nous ne pouvons pas aider. »