La jeune Constance Lachapelle était heureuse de pouvoir participer à l’activité.

Intéresser les filles à la science

Intéresser les jeunes filles aux domaines scientifiques, technologiques et numériques : c’est la mission que s’est donnée Grandir sans frontières. Depuis quelques mois, l’organisme montréalais visite les régions du Québec et offre la possibilité aux fillettes de sept ans et plus d’essayer gratuitement des activités telles que la programmation d’un jeu vidéo, de robots, de l’impression 3D et de la réalité virtuelle.

La directrice générale de l’organisme, Anaïs Michaud, juge important que les jeunes filles puissent découvrir les métiers des sciences et technologies qui existent. « Il a été constaté que 80 % des postes dans ces domaines sont occupés par des hommes. L’activité est populaire, on attendait près de 200 personnes », explique-t-elle, ajoutant que l’activité la plus populaire est la création de jeux vidéo.

Bien sûr, les petits garçons étaient aussi invités à participer aux ateliers. « Leur droit d’entrée est de venir accompagné d’une fille. Une sœur, une cousine, une camarade de classe, peu importe. C’est un événement familial, il va de soi que personne ne sera refusé à l’entrée », spécifie Mme Michaud.

Constance Lachapelle, une jeune fille, était heureuse de pouvoir participer à l’activité. « J’aime beaucoup les robots et l’informatique! lance-t-elle. Je trouve qu’ils font avancer. Je ne veux pas occuper un poste de scientifique, mais j’ai du plaisir! »

Desgraff

Quant à elle, l’école de jeux vidéo Desgraff a présenté un kiosque lors de l’activité. Le directeur général de l’entreprise située à Sherbrooke et Longueuil, David Deschênes, s’est dit impressionné par le contenu montré. « Nous, on veut stimuler les demoiselles à s’inscrire à des programmes de formation. On trouve qu’il y a un débalancement sur le marché. Par contre, on voudrait les féliciter de s’être inscrites dans les cours d’animation 3D. Avant, on avait environ 5 % de femmes. Maintenant, on parle de 30 à 40 % », affirme-t-il, réjoui.

Cependant, en programmation, très peu de femmes s’inscrivent. « Je ne sais pas pourquoi il n’y a pas beaucoup de femmes intéressées à la programmation. On n’a pas eu de femme en 10 ans. À Longueuil, on en a eu une, on lui a déroulé le tapis rouge! » résume-t-il.