Intégration des immigrants : une aide financière pour l'Estrie?

Davantage d'aide financière pour l'intégration des personnes immigrantes dans la région pourrait être prévue au prochain budget du gouvernement du Québec, qui sera déposé le 28 mars. C'est ce qu'a laissé entendre le premier ministre Philippe Couillard, de passage à Sherbrooke samedi pour assister au colloque régional du Parti libéral du Québec (PLQ).
En mêlée de presse, Philippe Couillard a qualifié le budget 2017-2018 de l'État québécois de « budget de l'espoir retrouvé » et de « budget de marges de manoeuvre ».
« On a un budget important qui arrive, un budget de l'espoir retrouvé, de marges de manoeuvre, alors ça nous permet de faire beaucoup de choses, dont [ce qui touche à] l'intégration à l'emploi des immigrants, incluant la francisation, la reconnaissance des compétences... Il y a également un projet de loi qui est devant l'Assemblée pour accélérer la compétence des immigrants professionnels. (...) C'est clairement une question économique majeure pour le Québec, et pour l'Estrie en particulier, où je crois qu'il y aura des choses très concrètes assez prochainement », a indiqué le premier ministre.
Une centaine de militants libéraux de l'Estrie étaient réunis à l'Hôtel Delta de Sherbrooke, samedi, afin de partager leurs idées sur le thème du développement de la région.
Différents enjeux régionaux ont été abordés, notamment la pauvreté, particulièrement à Sherbrooke et dans la région de Magog, le taux d'inoccupation des logements, l'adéquation entre la main-d'oeuvre locale et les besoins du marché du travail, le ralentissement de la croissance démographique ainsi que le revenu médian des familles (RMF), qui est inférieur à la moyenne nationale.
Les points soulevés lors de ces discussions serviront à préparer des résolutions, qui seront présentées lors du Congrès des membres de novembre. Trois consultations régionales ont déjà eu lieu ailleurs dans la province, et neuf autres suivront d'ici le 6 mai.
« On parle évidemment des priorités régionales, parce qu'on veut que notre plateforme de 2018 soit faite par des militants sur le terrain, a indiqué Philippe Couillard. On retire des idées de chacune de ces réunions-là, (...) et ça va nous donner, je crois, un projet très intéressant pour le Québec, parce que ça sera venu vraiment de la base. »
Des « leçons à tirer » du cafouillage sur l'A-13
Interrogé à propos du cafouillage sur l'autoroute 13, qui a forcé des centaines d'automobilistes à passer la nuit dans leur voiture la semaine dernière, le premier ministre Couillard a affirmé vouloir « tirer des leçons » de ce qui s'est produit afin de ne pas répéter les mêmes erreurs.
« [Avec] l'enquête [externe] qu'on a déclenchée, on va voir qu'est-ce qui est arrivé, et comment ça se fait qu'on a eu tant de misère à s'organiser avec les différents joueurs : le ministère des Transports, la municipalité, la Sécurité publique, la Sûreté du Québec. Comment ça se fait que les gens sont restés pris dans leur auto aussi longtemps, sans qu'on puisse rapidement aller les voir et leur venir en aide? C'est ça que je veux savoir », a-t-il déclaré.
« [Florent] Gagné, l'enquêteur, va ramasser tout ça et nous donner le fil précis et réel des événements, (...) et surtout, des recommandations pour que ça ne se reproduise plus, a-t-il ajouté. On va en avoir encore des tempêtes de neige au Québec, et même des grosses, mais je ne voudrais pas que ça se reproduise une autre fois. Je pense qu'il y a des leçons importantes à tirer, et c'est ça qu'on vise. »
Concernant la durée de l'enquête, Philippe Couillard a rappelé que M. Gagné estimait avoir « quelques semaines de travail devant lui ». « Moi, je veux que ça se fasse assez rapidement, mais je veux que le travail soit bien fait aussi », a-t-il mentionné.