Grâce au soutien financier du gouvernement du Québec, l’Université de Sherbrooke s’est dotée d’une plateforme en calcul quantique et d’un espace à l’IQ. 
Grâce au soutien financier du gouvernement du Québec, l’Université de Sherbrooke s’est dotée d’une plateforme en calcul quantique et d’un espace à l’IQ. 

Institut quantique : l’UdeS s'associe à IBM

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
Grâce à une association avec IBM, les étudiants de l’Institut quantique de l’Université de Sherbrooke auront accès aux systèmes informatiques les plus avancés sur le marché.

Ce partenariat entre l’Institut quantique (IQ) de l’Université de Sherbrooke et IBM consolide la position de l’Université comme un axe majeur de la recherche, du savoir-faire et des technologies de l’informatique quantique au Québec et au Canada.

« Cette entente témoigne de la force du talent présent à l’IQ et de l’environnement de recherche exceptionnel de l’écosystème de l’Université de Sherbrooke alliant les sciences quantiques et les applications technologiques », se réjouit le vice-recteur à la valorisation et aux partenariats de l’Université de Sherbrooke, Vincent Aimez.

Grâce au soutien financier du gouvernement du Québec, l’Université de Sherbrooke s’est dotée d’une plateforme en calcul quantique et d’un espace à l’IQ. 

« Avec la création de l’Espace IBM Q, l’Université de Sherbrooke, à laquelle le gouvernement a accordé 4,5 millions de dollars, confirme sans conteste que la collaboration entre les chercheurs et les entrepreneurs peut rendre le Québec encore plus innovant », souligne le ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec, Pierre Fitzgibbon.

L’Institut quantique de l’Université de Sherbrooke compte 200 membres qui œuvrent dans le but de favoriser le passage de la science aux technologies quantiques, notamment en informatique, en matériaux et en ingénierie. 

L’Espace IBM Q donnera un accès exclusif aux systèmes informatiques quantiques d’IBM. 

L’accès à des systèmes des plus avancés, dont le 53 qubits qui se caractérise comme étant le plus gros calculateur quantique universel accessible présentement sur le marché.

Comme l’affirme le directeur scientifique de l’IQ, Alexandre Blais, l’Espace IBM Q est un outil tant pour la recherche fondamentale que pour le développement d’applications.

L’informatique quantique est en plein essor, et ce, en raison de nombreuses percées scientifiques et techniques. 

D’après les informations du communiqué de presse, le potentiel de la quantique pour résoudre des problèmes ouvre la voie à plusieurs champs d’applications notamment en biochimie, en finance, en logistique et en intelligence artificielle.

Cependant, l’expertise, la complexité et les infrastructures figurent comme des obstacles pour de nombreuses entreprises ou institutions de recherches.

« En adoptant de nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle et l’informatique quantique, le Québec se dote d’un avantage concurrentiel déterminant afin de s’illustrer encore plus à l’international », souligne le ministre Fitzgibbon.

Pour le directeur du réseau IBM Q Network et docteur en physique, Anthony Annunziata, les Espaces IBM Q comme celui de l’Université de Sherbrooke sont essentiels dans le développement de la communauté de l’informatique quantique et à la découverte d’applications pratiques notamment.

CMC Microsystèmes comme premier membre officiel

En plus de l’annonce de la création de l’Espace IBM à l’IQ, l’Université de Sherbrooke souligne dans son communiqué de presse que CMC Microsystèmes est l’un de ses premiers membres officiels.

« Nous sommes persuadés que l’espace quantique s’avèrera crucial et que, grâce à cette initiative, de nombreux organismes québécois seront en mesure d’être des leaders mondiaux », mentionne d’ailleurs le président et chef de la direction de CMC Microsystèmes, Gordon Harling.

CMC Microsystèmes est un organisme sans but lucratif qui gère le réseau national de conceptionMD du Canada. Il réduit les obstacles en matière d’adoption des technologies en créant et en partageant des plateformes technologiques.

« La recherche, l’éducation et les collaborations industrielles par le biais de l’Université de Sherbrooke joueront un rôle clé au Canada et dans le monde pour développer l’écosystème de l’informatique quantique », ajoute finalement M. Annunziata.