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La Suisse, son chocolat, ses fromages... et bientôt ses vins ?

RIVAZ - Quand on pense à la Suisse, on pense au chocolat et aux fromages. Mais les vins helvètes veulent à leur tour ravir les papilles à l’international, en misant désormais sur l’excellence.

La discrétion des vins suisses à l’étranger est à l’image de celle de la Fête suisse des Vignerons, qui se déroule du 18 juillet au 11 août: une fête organisée tous les 20 à 25 ans depuis la fin du 18e siècle et dont peu de gens connaissent l’existence hors de Suisse, bien qu’elle soit grandiose.

Il s’agit de la première tradition vivante helvétique à avoir été inscrite au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Ce spectacle musical en plein air organisé se déroule à Vevey, au coeur des vignobles de Lavaux, dans une arène pouvant accueillir chaque soir 20.000 spectateurs: plusieurs milliers de figurants y racontent en une vingtaine de tableaux une année dans la vie de la vigne.

L’occasion pour cette terre viticole méconnue de faire parler d’elle.

«On a d’excellents cépages (uniques), je pense notamment au Completer, un cépage blanc des Grisons quasiment microscopique en termes de production; il y a l’Amigne produite dans le Valais également, le Cornalin, l’Humagne», s’enthousiasme Damien Leclerc, directeur commercial du caviste Lavinia à Genève.

Mais «la Suisse, c’est un petit jardin en terme de production. En comparaison, la superficie viticole du Valais (première région viticole du pays) est comme le vignoble de Saint-Emilion en France», observe ce sommelier de formation.

En 2018, la surface viticole totale s’élevait en Suisse à moins de 15.000 hectares contre environ 800.000 en France.

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Quand une mère orang-outan veut décamper, elle se gratte

PARIS - «Tu prends ton manteau, on s’en va.» Quand il est temps de décamper, la femelle orang-outan a trouvé un moyen plus discret pour faire passer le message à ses petits: elle se gratte.

«Nous avons constaté que les mères orangs-outans se grattaient ouvertement pour dire à leurs enfants qu’il est temps de partir», explique à l’AFP Marlen Fröhlich de l’université de Zurich en Suisse, coauteur de l’étude publiée mercredi dans Biology Letters (Royal Society).

Selon la chercheuse, ces grattements «exagérés» ne risquent pas d’être confondus avec ceux provoqués par une simple démangeaison. «Le bruit est assez ostentatoire, rythmé et rêche (le poil des orangs-outans est très long et leur peau très dure). Nous avons débusqué des individus dans la forêt simplement en entendant ces puissants grattements au-dessus de nos têtes», raconte la scientifique.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont observé entre septembre 2013 et février 2014, dix-sept orangs-outans de Sumatra (quatre mères et leurs sept petits, trois mâles et trois jeunes femelles) dans le parc national du Gunung Leuser, situé dans le nord de l’île indonésienne.

La primatologue britannique Jane Goodall avait déjà décrit un tel comportement chez une femelle chimpanzé en 1986: «avant de sauter d’un arbre, (elle) s’arrête souvent au niveau d’une fourchette basse et se gratte en levant les yeux vers son bébé. C’est un signal, le petit se précipite généralement vers sa mère, prêt à descendre».

«On sait encore très peu de choses sur la communication mère-petit chez les orangs-outans», explique Marlen Fröhlich. Passant la majeure partie de leur temps dans les arbres, les primates sont difficiles à observer.

Mais les vocalisations sont rares, car elles peuvent attirer des ennuis de la part de mâles cherchant des accouplements forcés ou de prédateurs.

Les orangs-outans figurent sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en tant qu’espèce en danger critique d’extinction. En vingt ans, les populations d’orangs-outans ont perdu 80% de leur territoire et se sont réduites de moitié.

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Area 51: 1,5 million de personnes planifient envahir la base secrète du Nevada

WASHINGTON - Depuis des décennies, les scientifiques cherchent des traces de vie extraterrestre, sans succès jusqu’à présent - sauf pour les gens qui croient que le gouvernement américain cache des extraterrestres dans une base secrète du Nevada.

À la date de mercredi matin, plus de 1,5 million de personnes avaient signé pour un événement Facebook intitulé «Storm Area 51, They Can’t Stop All of US», soit «Prenons d’assaut la Zone 51, ils ne peuvent pas nous arrêter tous».

L’idée serait d’envahir le 20 septembre prochain cette célèbre Zone 51, une base ultra-secrète de l’US Air Force située dans le désert du Nevada. Si secrète que son existence même n’a été reconnue par la CIA qu’en 2013, lorsque l’agence de renseignement a déclassifié des documents sur l’avion-espion U2.

Le mystère qui entoure la Zone 51 en a fait un sujet de choix pour les théories du complot relatives aux extraterrestres. La base est apparue dans des séries comme «The X Files» et dans le film à grand spectacle «Independence Day».

Les créateurs de l’événement Facebook ont expliqué comment ils voyaient la chose. «On va tous se rassembler au Area 51 Alien Center», une attraction touristique proche de la Zone 51 «et on va coordonner notre entrée» sur la base.

En cas de réaction violente des militaires devant une telle invasion, les créateurs de l’événement Facebook ont tout prévu: «Si on court comme Naruto, on peut bouger plus vite que leurs balles. Allons voir les extraterrestres! »

Naruto est le héros d’une série japonaise de dessins animés qui a la particularité de courir très vite avec les bras étendus vers l’arrière.

En plus des 1,5 million de personnes qui ont déclaré sur Facebook qu’elles participeraient à l’événement, 1,1 million se sont dites «intéressées».

Le projet a suscité d’innombrables commentaires sur les réseaux sociaux, dont beaucoup consacrés aux moyens de détourner l’attention des gardes de la base pour que la foule puisse y pénétrer.

D’autres ont estimé que le FBI pourrait pourchasser ceux qui ont déclaré leur intention de participer.

Dans un post sur la page Facebook, l’un des «organisateurs», prudent, a publié un texte dans lequel il se dégage de toute responsabilité.

«P.S. Hello le gouvernement américain, c’est une plaisanterie, et je n’ai pas vraiment l’intention d’appliquer ce plan», a écrit Jackson Barnes. «J’ai juste pensé que ce serait amusant» de lancer l’idée.

L’US Air Force, toutefois, ne semble pas trouver cela drôle. Elle a déclaré au Washington Post: la Zone 51 «est un terrain d’entraînement pour l’US Air Force, et nous découragerons toute personne qui essayerait d’entrer dans cette zone où nous entraînons des forces armées américaines».

«L’US Air Force est toujours prête à protéger l’Amérique et ses installations», a-t-elle prévenu.

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Record de chaleur au point habité le plus au nord de la Terre

Le mercure a atteint 21 degrés Celsius dimanche à Alert, endroit habité le plus septentrional de la planète, à moins de 900 km du pôle Nord, établissant un «record absolu» de chaleur pour cette station, a indiqué mardi la météo canadienne.

«C’est assez phénoménal comme statistique, c’est un exemple parmi des centaines et des centaines d’autres records établis par le réchauffement climatique», a souligné auprès de l’AFP Armel Castellan, météorologue au ministère canadien de l’Environnement.

Base militaire permanente établie au 82e parallèle, servant notamment à intercepter les communications russes, Alert abrite depuis 1950 une station météo.

Il y a fait 21 degrés dimanche : «C’est un record absolu, on n’a jamais vu ça», a déclaré M. Castellan, soulignant qu’il avait fait 20 degrés lundi.

Il faisait 17,6 degrés mardi à 16h00 locales «et ça peut encore monter», a-t-il relevé.

«Ce n’est pas exagéré d’appeler cela une vague de chaleur arctique», a dit de son côté à l’AFP David Phillips, climatologue principal au ministère canadien de l’Environnement, en notant qu’il s’agissait «de records pour chacune de ces journées».

De telles températures élevées aussi au nord, «c’est complètement foudroyant», selon M. Castellan, d’autant que «ça fait une semaine et demie qu’on a des températures beaucoup plus chaudes qu’à l’habitude».

Le précédent record —20 degrés Celsius— remontait au 8 juillet 1956 mais, depuis 2012, plusieurs journées comprises entre 19 et 20 degrés ont été enregistrées dans cette station située sur le rivage de l’océan Arctique.

La moyenne quotidienne pour un mois de juillet est de 3,4 degrés à Alert, et la moyenne des températures maximales y est de 6,1 degrés.

La vague de chaleur actuelle s’explique par une «crête de haute pression» qui se maintient sur le Groenland, ce qui est «assez exceptionnel» et «aide à avoir des vents du sud» sur l’océan Arctique, a observé M. Castellan.

M. Phillips a rappelé que le nord du Canada avait connu son deuxième ou troisième printemps le plus doux des 72 dernières années, selon les endroits. «Et nos modèles indiquent que cela va continuer en juillet, en août et jusqu’à début septembre», a-t-il ajouté.

Pour M. Castellan, «le changement climatique a une influence très indirectement ou directement» sur ces températures record, d’autant que l’Arctique se réchauffe trois fois plus vite qu’ailleurs sur la planète.

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Les Îles-de-la-Madeleine visitées par un grand requin blanc [VIDÉO]

PARK CITY — Un grand requin blanc navigue depuis quelques jours dans le golfe du Saint-Laurent à quelques kilomètres au large des côtes des Îles-de-la-Madeleine.

Le parcours du requin long de plus de 2,7 mètres peut être retracé par l’organisme américain sans but lucratif Ocearch, car il est muni depuis février dernier d’une puce satellitaire.

Ocearch signale que c’est la première fois qu’un grand requin blanc est localisé si près de l’archipel québécois.

L’animal a été nommé Brunswick car c’est au large de cette ville de l’État américain de la Georgie qu’il a d’abord été repéré, près de la frontière avec la Floride. Depuis février, il a longé la côte de l’Atlantique vers le nord et il a été aperçu le mois dernier près de l’île de Grand Manan, au Nouveau-Brunswick.

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Des plongeurs secourent une raie manta en Australie [VIDÉO]

SYDNEY — Une raie manta de trois mètres d’envergure s’est approchée de plongeurs en Australie, semblant les appeler à l’aide avant de patiemment attendre que ceux-ci la débarrassent de plusieurs hameçons plantés sous un de ses yeux.

Le photographe Jake Wilton se trouvait sous l’eau à Ningaloo, au large de la côte ouest, quand cet animal, considéré comme une des créatures les plus intelligentes du monde sous-marin, a nagé en sa direction, d’après des images diffusées à la suite de cette étonnante rencontre.

«Je guide souvent des plongeurs équipés d’un tuba dans cette zone et c’est comme si elle m’avait reconnu et avait compté sur moi pour lui venir en aide», a raconté lundi dans un communiqué le héros de cette histoire.

«Elle était de plus en plus proche et s’est mise à se déployer pour me présenter son oeil», a-t-il poursuivi.

Sur ces incroyables images, on peut voir Jake Wilton plonger à plusieurs reprises vers la raie et lui enlever les hameçons, avant que le poisson ne reparte, une fois débarrassé du dernier de ces crochets.

«Elle n’a à aucun moment bougé. Je suis sûr que la raie manta savait que Jake essayait d’ôter les hameçons», a commenté le biologiste marin et compagnon de plongée du photographe, Monty Hall.

Totalement inoffensives, car dépourvues d’aiguillon venimeux, les raies mantas, nombreuses au large des côtes occidentales de l’Australie, peuvent atteindre sept mètres d’envergure et vivre jusqu’à cinquante ans.

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Pays-Bas : un facteur enterrait des milliers de lettres dans une forêt

LA HAYE — Des milliers de courriers ont été découverts enterrés dans une forêt aux Pays-Bas dans des trous creusés à la pelle par un facteur du groupe postal Sandd, qui a été identifié vendredi.

La police avait fait l’étrange découverte mercredi après avoir été alertée par un promeneur intrigué par des amas de terre et un bout de pelle dans une forêt près de Laren (centre).

Après avoir creusé, la police a retrouvé une «quantité importante» de courriers dans huit trous d’un mètre de profondeur. Certaines lettres ont passé plusieurs semaines sous terre.

«Il s’agit pour la plus grande partie de factures, de magazines et de courriers publicitaires», a indiqué à l’AFP Margot van de Coterlet, porte-parole de Sandd.

Deux jours après cette trouvaille, le groupe postal a indiqué avoir identifié le coupable, un facteur dont elle ne révèlera pas le nom pour protéger son intégrité.

«C’est quelqu’un qui malheureusement n’a pas vraiment respecté notre éthique de travail. Nous prendrons les mesures nécessaires», a déclaré Mme Van de Coterlet, refusant de commenter les motivations du facteur.

Les courriers encore en bon état seront, avec plusieurs semaines de retard, acheminés vers les destinataires. Les lettres trop dégradées seront détruites, en concertation avec les expéditeurs.

«Ces courriers ont passé plusieurs semaines sous terre dans une forêt. Ils sont mouillés et sales», a soulevé la porte-parole du groupe postal.

«Nous regrettons beaucoup ce qui s’est passé. Notre but est évidemment de délivrer le courrier à l’heure. Clairement, cela n’a pas été le cas», a-t-elle ajouté, déplorant un «triste» incident.

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Les Maldives en Sibérie ? Un lac pollué à la couleur irréelle devient une attraction

MOSCOU - Touristes en bikini, baigneurs ou couples désirant un cadre romantique : un lac artificiel pollué aux couleurs rappelant celles d’un paradis tropical est récemment devenu un aimant pour des visiteurs à la recherche du selfie parfait dans les «Maldives» sibériennes.

Le site, qui sert de décharge à une centrale thermique de Novossibirsk, est rapidement devenu un phénomène sur Instagram avec son eau d’un bleu cristallin éclatant, un phénomène dû à la dilution d’oxyde de calcium rejeté par la société gérant les lieux.

Si des panneaux avertissent de la dangerosité des lieux, certains n’hésitent pas à risquer des irritations de la peau ou des problèmes plus graves pour faire la photo parfaite.

«J’étais venu pour faire une belle photo. Notre ville est grise et c’est l’un des seuls beaux endroits», a raconté à l’AFP Alexeï Cherenkov, l’un des premiers à avoir popularisé ce site avec une photo sur laquelle on le voit encagoulé sur une bouée en forme de licorne blanche.

Le cliché lui a aussi valu une irritation cutanée sur les pieds, «déjà partie» d’après lui.

Le jeune homme ne conseille toutefois à «personne de goûter cette eau». Selon lui, l’absence de surveillance explique la présence de visiteurs, dont certains «font même des barbecues» sur place.

La photographe Ekaterina Aksioutina y est, quant à elle, allée avec des clients : un couple souhaitant des photos en tenue de mariés.

«C’était une date importante pour leur relation et ils m’ont demandé une session de photos ici», dit-elle. Mais «personne n’était venu pour se baigner ou toucher l’eau, car nous savons que c’est dangereux», ajoute la photographe.

Au vu de l’engouement, l’entreprise chargée de la gestion de la centrale a jugé bon de rappeler sur son site internet qu’il s’agissait d’»une zone industrielle, pas d’une réserve naturelle ou d’un parc aquatique». Elle a recommandé aux badauds de ne pas s’y baigner et de n’utiliser en aucun cas cette eau pour arroser leurs plantes.

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Possible pénurie de Bibles aux États-Unis

NASHVILLE — Des maisons d’édition religieuses préviennent que les nouveaux tarifs qu’envisage d’imposer le président Donald Trump sur les importations en provenance de Chine pourraient entraîner une pénurie de Bibles.

C’est que des millions de Bibles — selon certaines estimations, 150 millions ou plus — sont imprimées en Chine chaque année. Cela pourrait faire bondir le prix du livre et nuire aux efforts d’évangélisation des organisations chrétiennes qui distribuent des Bibles, estiment certains observateurs.

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Un homme escalade à mains nues le plus haut gratte-ciel londonien

LONDRES — Un homme a escaladé lundi à mains nues le Shard, à Londres, le plus haut gratte-ciel du Royaume-Uni, a-t-on appris auprès de la police et de la société exploitant le bâtiment.

La police a expliqué avoir été prévenue à 05H15 locales (04H15 GMT) qu’une personne sans cordes ni équipement était en train de gravir le gratte-ciel, situé non loin de la Tamise, dans le centre de Londres.

«Les services de secours se sont rendus sur place et l’homme se trouve maintenant avec des officiers de police. Il n’a pas été arrêté», a précisé Scotland Yard dans un communiqué.

The Shard (l’»éclat de verre», en français), tour de verre et de métal dessinée par l’Italien Renzo Piano, est le plus haut bâtiment du Royaume-Uni, culminant à près de 310 mètres. Il abrite des bureaux, des bars et des restaurants.

«Nous avons été confrontés à un incident au Shard en début de matinée impliquant une personne qui avait gravi le bâtiment», a aussi indiqué à l’AFP Real Estate Management (REM), compagnie qui gère le bâtiment, sans préciser les motivations de l’individu. «Certaines zones entourant The Shard ont été fermées au public par mesure de sécurité et ont maintenant été partiellement rouvertes», a ajouté la société.

Contacté par l’AFP, un porte-parole d’Alain Robert, le «spiderman français», habitué à des performances du genre, a déclaré qu’il ne s’agissait pas de lui cette fois-ci, M. Robert se trouvant actuellement en Indonésie.

En octobre 2018, Alain Robert, alors âgé de 56 ans, avait gravi à mains nues et sans matériel une tour de 46 étages de la City, paralysant au passage une partie du coeur financier de Londres.

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Sa famille le croyait mort, un Américain réapparaît lors d’un barbecue

WASHINGTON — Lorsque les médecins du Mercy Hospital à Chicago les ont appelées en leur disant que leur frère n’avait aucun espoir de guérir, les sœurs d’Alfonso Bennett ont accepté l’arrêt des soins. Mais l’homme qui agonisait à l’hôpital était en fait quelqu’un d’autre, un dénommé Elisha Brittman.

Cette semaine, les familles Bennett et Brittman ont donc porté plainte contre la police de Chicago et le Mercy Hospital, en les accusant de négligence.

L’étrange et triste affaire remonte à fin avril, quand un homme nu et gravement blessé, retrouvé sous une voiture à Chicago, a été admis au Mercy Hospital.

La police avait alors dit aux sœurs d’Alfonso Bennett qu’il s’agissait de leur frère. Bien qu’elles aient eu des doutes sur son identité, elles ont finalement accepté de le débrancher et qu’il soit transféré vers une unité de soins palliatifs, où il est décédé trois jours plus tard.

Mais alors qu’elles préparaient ses funérailles, quelle n’a pas été leur surprise quand Alfonso Bennett a fait son apparition à un barbecue chez une amie.

«Elle a dit : “Il est ici! Il est vivant! ”», a rapporté Yolanda Harvey, l’une des sœurs d’Alfonso, lors d’une conférence de presse des familles Bennett et Brittman au cours de laquelle elles ont annoncé porter plainte.

L’homme qui est décédé a été identifié grâce à ses empreintes digitales. Il s’agissait d’Elisha Brittman, 69 ans.

«En résumé, cette situation [...] aurait pu être facilement évitée et aurait dû l’être», a dit l’avocat des familles, Cannon Lambert.

Dans un communiqué transmis au quotidien Chicago Tribune, la police a dit avoir ouvert une enquête.

«Dire que nous avons des questions est un euphémisme», dit le texte. «Des inspecteurs sont en train d’examiner tous les aspects de cette affaire --de la réponse à ce qui s’est passé aux évènements ayant mené à l’hospitalisation et à la notification des membres de la famille»

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France : une tête de Trump immergée pour dénoncer son climatoscepticisme

METZ — Une immense structure gonflable représentant la tête du président américain Donald Trump, à moitié immergée, a été installée vendredi dans une rivière du nord-est de la France, la Moselle, pour dénoncer ses positions contre le climat, dans le cadre du festival d’arts numériques Constellations.

«L’idée, c’était de bâillonner Trump, de le faire taire, mais il continue à parler, très sûr de lui», explique l’artiste Jacques Rival, à l’origine du projet.

L’installation qui doit rester en place jusqu’au 7 septembre à Metz, baptisée «Everything is fine», montre «un Trump en perdition, mais qui continue à vouloir être seul contre tous, à vouloir oeuvrer contre l’intérêt commun», ajoute-t-il.

La tête, haute de 4,60 m et large de 6 m, en toile PVC peinte, est gonflée en permanence grâce à un système de soufflerie. Sa main droite sort de l’eau, faisant le signe OK avec les doigts.

La nuit, un jeu de lumière créera «une atmosphère sécuritaire, avec un éclairage dynamique», précise l’artiste de 47 ans, habitué des oeuvres monumentales et satiriques.

La bande-son du discours qu’avait tenu en 2017 M. Trump lors du retrait des États-Unis à l’accord de Paris sur le climat est diffusée, tronquée, donnant l’impression qu’il parle dans l’eau. De sa bouche, sous l’eau, sortent des bulles.

Un bouton est installé sur le quai, en contrebas du pont des Roches, pour inciter les passants à le faire taire ou bien à remettre en route son flot de paroles incompréhensibles.

L’installation s’inscrit dans le parcours d’arts numériques, composé de 14 oeuvres, du festival Constellations, qui a drainé l’an dernier quelque 950.000 visiteurs.

Avec cette oeuvre, «il s’agit de sensibiliser le public à l’importance de s’engager sur ces sujets (l’environnement et la biodiversité, NDLR), de manière décalée et quasi burlesque», explique Hacène Lekadir, adjoint à la culture de la ville de Metz.

«C’est aussi modestement un message envoyé au président Trump pour lui dire combien ses postures et ses positions anti écologiques sont dangereuses pour le monde entier», ajoute-t-il.

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Joey «Jaws» Chestnut remporte une autre victoire avec 71 hot dogs [PHOTOS]

NEW YORK — Joey «Jaws» Chestnut a gobé jeudi 71 hot dogs pour remporter une 12e victoire lors du célèbre concours organisé chaque année à l’occasion de la fête de l’Indépendance des États-Unis sur la promenade de Coney Island, à New York.

Le Californien a facilement devancé 17 autres participants, mais n’a pas battu la marque de 74 hot dogs qu’il avait établie l’an dernier.

Après le concours, M. Chestnut a déclaré qu’il aurait encore de la place pour «quelques» hot dogs. Il n’a perdu qu’une seule fois le concours depuis 2007.

Miki Sudo avait précédemment remporté la victoire chez les femmes en engloutissant 31 hot dogs. Elle en avait avalé 37 l’an dernier, mais a quand même remporté un sixième titre de suite. Sa plus proche rivale, Michelle Lesco, en fait englouti 26.

Le record de 45 hot dogs chez les femmes appartient à Sonya «The Black Widow» Thomas.

M. Chestnut et Mme Sudo empochent chacun 10 000 $US.

Ce concours insolite a vu le jour en 1972.

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Voies réservées: un défunt n’est pas un passager comme les autres

LOS ANGELES - Un plus un ne font pas toujours deux: c’est ce qu’a appris à ses dépens le chauffeur d’un corbillard arrêté par un policier dans l’État américain du Nevada alors qu’il circulait sur une autoroute dans une voie réservée aux véhicules transportant plusieurs personnes.

Le policier, Travis Smaka, a raconté à la chaîne de télévision CNN comment il avait fait stopper lundi un fourgon gris après s’être aperçu que seul le conducteur se trouvait à bord alors qu’il circulait dans une voie réservée aux «véhicules à occupation multiple».

Assez fréquentes sur les autoroutes américaines, ces voies sont destinées à fluidifier la circulation et généralement réservées aux véhicules transportant au moins deux personnes.

Pour se justifier, le chauffeur du fourgon a alors expliqué au policier qu’il avait «quelqu’un de décédé à l’arrière du véhicule», effectivement aménagé comme un corbillard avec un brancard occupé par un défunt, comme l’a constaté Travis Smaka.

«Donc il ne compte pas à l’arrière?», a demandé le conducteur, en voyant l’air désabusé du policier.

Non, il faut au moins deux occupants vivants pour être autorisé à circuler dans ce type de voie. Les mannequins ou les animaux de compagnie ne sont pas qualifiés non plus, a expliqué Travis Smaka.

Visiblement de bonne foi, le chauffeur du corbillard a pu repartir avec un simple avertissement.

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Le caviar peut aussi être africain [PHOTOS]

MANTASOA — On connaissait son chocolat, sa vanille et son foie gras, voici son caviar: l’île de Madagascar a conforté sa place sur le marché de l’alimentation de luxe en devenant le seul producteur africain d’oeufs d’esturgeons.

À la tête de l’entreprise Rova Caviar, Delphyne Dabezies convient que le pari n’était pas gagné d’avance sur cette île réputée pour sa pauvreté.

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Le patron du Google chinois aspergé d’eau lors d’une conférence

PÉKIN - Robin Li, fondateur et PDG de Baidu, le moteur de recherche dominant en Chine, a été aspergé d’eau mercredi par un inconnu lors d’une conférence sur l’intelligence artificielle à Pékin.

Cet événement de deux jours, réunissant développeurs et entreprises, est l’occasion pour la firme chinoise de présenter ses dernières innovations technologiques dans le secteur.

Évoquant à la manière des célèbres conférences d’Apple les percées de Baidu dans le domaine des voitures intelligentes, Robin Li a été brièvement interrompu sur scène par un individu qui lui a vidé une petite bouteille d’eau sur la tête.

«C’est quoi ton problème?», a-t-il alors lancé en anglais à l’inconnu, qui disposait d’un badge d’accréditation.

L’incident, qui n’a duré que quelques secondes, a semblé dans un premier temps faire partie de la présentation, avant que la sécurité n’intervienne afin d’évacuer l’intrus.

«Tout le monde peut voir que le chemin du développement de l’intelligence artificielle est plein d’imprévus», a réagi Robin Li, visage et chemise blanche mouillés, avant de reprendre sa présentation sous les applaudissements.

Dans un communiqué publié après l’incident, Baidu n’a donné aucune information sur l’inconnu en question.

Ce genre d’incident affectant des personnalités est relativement rare en Chine, où les mesures de sécurité sont généralement drastiques.

Baidu, centré à l’origine sur son moteur de recherche, est un géant désormais présent notamment dans l’intelligence artificielle et les objets connectés. Cela lui vaut le surnom de «Google chinois».

L’entreprise est par ailleurs engagée dans une rude concurrence avec ses compatriotes Tencent et Alibaba sur le marché prometteur de la vidéo en ligne de type Netflix.

Baidu a engrangé plus de 100 milliards de yuans (18,7 milliards $CAN) de chiffre d’affaires en 2018. Mais face au ralentissement économique en Chine, il a enregistré en janvier-mars ses premières pertes trimestrielles depuis son introduction en Bourse en 2005.

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Une renarde parcourt plus de 4400 kilomètres de la Norvège au Canada

COPENHAGUE — Une renarde arctique a parcouru plus de 4415 kilomètres pour se rendre du nord de la Norvège jusqu'au nord du Canada en quatre mois, ont révélé des chercheurs norvégiens.

L'Institut polaire norvégien a indiqué que la jeune renarde avait quitté son lieu de naissance dans l'archipel du Svalbard en Norvège le 1er mars 2018 et qu'elle avait atteint l'île d'Ellesmere au Canada, en passant par le Groenland, le 1er juillet 2018.

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Au Pakistan, des lions comme animaux de compagnie [PHOTOS]

KARACHI - Bilal Mansoor Khawaja ne masque pas sa fierté lorsqu’il caresse la crinière de son lion blanc, l’un des milliers d’animaux exotiques de son «zoo» personnel à Karachi au Pakistan, où un commerce florissant d’espèces sauvages approvisionne l’élite dorée.

«Ce sont... (certains) des animaux les plus rares que je possède», se rengorge cet industriel de 29 ans, en tenant le félin en laisse.

Importer des animaux exotiques est relativement aisé au Pakistan, la législation étant peu regardante en la matière, et une fois à l’intérieur du pays, il n’y a quasiment pas de réglementation.

Ces dernières années, des centaines d’entre eux ont été transportés au Pakistan ou élevés sur place. Les grands félins, considérés comme des symboles de richesse et de puissance, ont particulièrement la cote.

Les réseaux sociaux fourmillent de vidéos de riches Karachites paradant avec des lions assis dans leurs 4X4 de luxe. Les journaux font parfois état de l’arrestation de certains d’entre eux.

Bilal Mansoor Khawaja estime qu’il y a jusqu’à 300 lions dans la seule ville de Karachi (sud), mégalopole portuaire d’environ 20 millions d’habitants réputée pour ses trafics multiples.

Dans cette cité chaotique à la chaleur étouffante, les félins sont gardés dans des jardins, à l’intérieur de cages sur des toits ou encore dans des fermes.

L’industriel bientôt trentenaire confie posséder plus de 4000 animaux de 800 espèces différentes, dont des zèbres, des flamants roses et des chevaux. Ils vivent pour partie dans une propriété de près de 4 hectares au beau milieu de la jungle urbaine. Parmi eux, une poignée de lions et de tigres, ses «joyaux de la couronne».

Sa collection n’est pas une question de statut ou de prestige, affirme-t-il, mais plus simplement une manifestation de son amour pour les animaux de compagnie.

«Nous, les Pakistanais, nous avons un problème : là où notre coeur est doux, il est très doux. Quand il est dur, il est très dur», lance-t-il.

Plus de 30 personnes travaillent par roulement et quatre soignants se relaient pour s’occuper des bêtes, explique Bilal Mansoor Khawaja, qui confie dépenser un argent fou pour son zoo personnel, sans toutefois accepter d’en révéler le montant.

Mais qu’importe le budget, ou même les blessures, mineures, qu’il a accumulées au fil des ans: «Avec chaque blessure, mon amour pour ces animaux (...) grandit», sourit-il.

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De la grêle dans les tropiques: Guadalajara tapissé de glace [PHOTOS]

GUADALAJARA — Une couche de glace a recouvert dimanche la ville mexicaine de Guadalajara et ses environs, après de fortes chutes de grêle qui ont surpris les habitants et endommagé habitations, commerces et véhicules.

«Des scènes que je n’avais jamais vues, tout du moins à Guadalajara. Regardez cette grêle qui ressemble à une chute de neige (...) On dirait qu’il a neigé. C’est incroyable», a écrit le gouverneur de l’Etat de Jalisco, Enrique Alfaro.

Dans cette région du nord du Mexique, les jours précédents avaient vu les températures atteindre 31°.

Si la grêle n’est pas inhabituelle à cette période de l’année, celle de dimanche a été d’une intensité jamais vue, avec une couche de glace atteignant jusqu’à deux mètres.

Dans les rues, les enfants ont apprécié des jeux rafraîchissants, tandis que des employés de la Protection civile et des militaires tâchaient de dégager les rues pour la circulation.

Deux personnes ont été victimes d’un «début d’hypothermie», a indiqué la Protection civile dans un communiqué.

Le phénomène s’explique par l’instabilité de l’atmosphère, à savoir que la chaleur à terre a grimpé pendant qu’une forte humidité s’accumulait dans le ciel, a expliqué à l’AFP un météorologue de l’université de Guadalajara, Hector Magaña. Pour avoir de telles précipitations, «il fallait un nuage d’orage très violent», a-t-il dit.

Les municipalités de Guadalajara et Tlaquepaque ont fait état de 200 maisons et commerces touchés et au moins 50 véhicules emportés par le torrent qu’a formé la glace. Certains véhicules étaient empilés les uns sur les autres ou ensevelis sous la glace.

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Apocalypse des insectes : le trésor des entomologistes de Krefeld

KREFELD — Pendant 30 ans, ils sont passés pour de paisibles excentriques en relevant leurs pièges à insectes dans la campagne allemande. Mais ces entomologistes amateurs ont bâti un trésor scientifique: ils ont documenté le pire épisode d'extinction depuis les dinosaures.

Le discret labeur de cette poignée de volontaires allemands à Krefeld, à la frontière des Pays-Bas, nourrit la prise de conscience mondiale de "l'Armageddon des insectes" depuis qu'une première étude d'octobre 2017 s'est appuyée sur leurs découvertes, dans la revue scientifique PLOS One, suivie de plusieurs autres.

Leur précieuse collection, entre 40 et 80 millions d'insectes, flotte dans des bouteilles d'éthanol rangées dans des cartons. Le tout s'entasse dans les salles de classe défraichies d'une ancienne école en briques, protégé des rayons du soleil par d'épais rideaux.

Chaque carton renferme le contenu collecté dans un seul piège à insectes, sur une même période d'une ou deux semaines.

«Depuis 1982, les pièges que nous fabriquons nous-mêmes sont standardisés et contrôlés, de même taille, de même matériau et ils sont relevés au même rythme à 63 emplacements toujours identiques», détaille auprès de l'AFP Martin Sorg, le maître des lieux, lunettes à la John Lennon et longs cheveux blancs flottant sur un gilet à poches de baroudeur.

Passe-temps du dimanche

Le résultat de cette quête sur plus de trois décennies - «soit bien plus que n'importe quel projet universitaire dépendant de financements», note M. Sorg - est l'une des rares mesures de la disparition des insectes en Europe.

Or si chaque insecte doit encore être répertorié, une tâche herculéenne pour ces amateurs souvent retraités, leur déclin quantitatif est d'ores et déjà vertigineux: à Krefeld, la masse d'insectes volants a reculé de 76 % en trente ans.

La démonstration tient dans deux bouteilles empoignées par le laborantin. Dans sa main gauche, une bouteille contenant environ 1400 grammes d'insectes piégés en 1994, contre 300 grammes dans le même piège actuellement.

«Nous n'avons pris conscience de la gravité de ce déclin qu'en 2011, et depuis, chaque année, nous avons constaté que cela empirait», note Martin Sorg, qui décide alors de sonner l'alerte.

À l'époque, le sort des abeilles commence à peine à émouvoir l'opinion publique. En dehors des milieux écologistes, les questions de biodiversité sont cantonnées aux populaires mammifères et l'expression d'"urgence climatique" n'existe pas.

La «surveillance environnementale», soit les relevés systématiques pratiqués sur un écosystème, est encore considérée comme un passe-temps du dimanche ou une activité militante. Et la communauté scientifique regarde ces amateurs de haut.

Mais en 2011, à quelques kilomètres là, le professeur néerlandais d'écologie Hans de Kroon est dans le flou: il travaille sur le déclin des oiseaux de la région, qu'il pense liée à une pénurie de nourriture, et manque de données.

Pire que les vertébrés 

«Nos collègues de Krefeld nous ont contactés en disant “nous avons les données pour les insectes, nous aussi nous constatons un net recul et nous sommes très inquiets, pouvez-vous en faire quelque chose?”», se souvient le Pr de Kroon.

Les relevés amateurs atterrissent dans le laboratoire universitaire et donnent lieu en 2017 à une publication remarquée, puis alimentent en février dernier une première synthèse de 73 études sur l'état de la faune entomologique à travers le monde depuis 40 ans, du Costa Rica à la Camargue.

Au niveau mondial, plus de 40 % des espèces d'insectes sont en déclin ou menacées d'extinction et, chaque année, environ 1 % supplémentaire s'ajoute à la liste, ont calculé Francisco Sanchez-Bayo et Kris Wyckhuys, des universités de Sydney et du Queensland, en Australie.

Parmi les plus affectés, les lépidoptères (les papillons), les hyménoptères (abeilles, guêpes, fourmis, frelons) et les coléoptères (scarabées, coccinelles).

«La proportion d'espèces d'insectes en déclin (41 %) est deux fois plus élevée que celle des vertébrés», soulignent-ils. Ce qui équivaut, notent-ils, «au plus massif épisode d'extinction» depuis la disparition des dinosaures.

En cause selon les deux scientifiques, l'agriculture intensive, les nouvelles classes de pesticides, la réduction des habitats d'insectes, le mitage des réserves naturelles et le changement climatique.

Point de non-retour 

Non seulement le déclin des insectes menace la pollinisation des cultures, donc l'alimentation humaine, mais il entraîne aussi celui de leurs prédateurs : oiseaux, hérissons, lézards ou amphibiens. En moins de 30 ans, la chute des insectes en Europe (-80 %) a contribué à faire disparaître plus de 400 millions d'oiseaux, selon les scientifiques.

À Krefeld, les pièges à insectes sont installés dans une réserve naturelle. Mais de l'autre côté de la route, un massif engin agricole arrose de pesticides un champ de betteraves, pendant que fument au loin les cheminées des industries de la Ruhr.

«Vous voyez, les réserves protégées ne sont pas si protégées», glisse Martin Sorg, décrochant dans une clairière son dispositif de type Malaise, du nom de son inventeur suédois René Malaise, soit une tente de fin tissu blanc surmontée d'une bouteille de solution alcoolisée.

«Avant nous apportions des grosses bouteilles d'un litre, mais plus besoin maintenant», ironise l'entomologiste, qui reste prudent à l'heure de désigner les coupables de l'extinction.

Les comparaisons des relevés de Krefeld avec les «données météorologiques», sur la qualité de l'air ou sur la végétalisation n'ont pas été concluantes, explique-t-il, donc "on peut supputer qu'un autre facteur, extérieur, influence de manière négative".

«La cause est anthropogène, c'est indubitable. Mais on ne sait pas d'où ça vient et surtout où ça va. Notre plus grande peur est qu'un point de non-retour soit atteint, qui entrainera une perte définitive de la diversité».

Insolite

Mort de Watson, l'otarie qui prédisait les victoires des Bleus

STRASBOURG — L’otarie mâle Watson, qui avait «prédit» avec succès plusieurs victoires de l’équipe de France de football lors de compétitions internationales, est décédée vendredi dans son zoo à l’âge de 19 ans, a annoncé l’établissement.

«C’est avec une immense peine et le coeur lourd que nous vous annonçons le décès de Watson, notre otarie de Patagonie mâle», a indiqué sur sa page Facebook le zoo d’Amnéville, l’un des plus grands d’Europe.

Selon Alexis Maillot, vétérinaire en chef de l’établissement, Watson est mort lors d’une intervention chirurgicale: son organisme, «très affaibli», «ne s’est pas réveillé de l’anesthésie».

Pensionnaire à Amnéville depuis 2003, l’animal «allait sur ses 20 ans, un âge déjà bien avancé quand on sait que les otaries de Patagonie en milieu naturel vivent au mieux 15 ans», explique le zoo qui rend hommage à «un compagnon hors norme».

Watson s’est rendu célèbre en 2014 en «prédisant» avec bonheur plusieurs victoires des «Bleus». L’otarie, qui devait choisir entre trois boîtes contenant les drapeaux des équipes et un carton indiquant un match nul, les avait donnés vainqueurs face au Honduras, puis face à la Suisse.

L’otarie, qui avait également eu le nez creux lors de l’Euro-2016 et du Mondial-2018, s’adonnait aussi à la peinture: l’une de ses oeuvres avait été vendue aux enchères en juin 2018 afin de récolter des fonds en faveur de la sauvegarde des océans, rappelle le site Actu.fr.

Plusieurs animaux sont passés à la postérité ces dernières années en «prédisant» les victoires d’équipes de foot, tels Paul le poulpe, Madame Shiva le cochon d’Inde ou encore Achille, le chat du musée de L’Ermitage de Saint-Pétersbourg...

Insolite

Un défilé du 1er juillet annulé... faute de participants

SUSSEX, N.-B. — Le défilé de la fête du Canada dans une petite ville du Nouveau-Brunswick a été annulé cette année en raison d’un manque de participants.

La Ville de Sussex affirme qu’après un appel de candidatures pour le défilé du 1er juillet, elle n’a reçu que cinq propositions.

Jason Thorne, directeur des services communautaires de Sussex, petite ville située entre Saint-Jean et Moncton, croit que ce désintérêt cette année a plus à voir avec le calendrier qu’avec un réel manque de patriotisme.

«Comme la fête du Canada tombe un lundi cette année, cela offre un véritable long week-end. J’imagine que les gens avaient d’autres projets, comme voyager ou passer du temps au chalet», a estimé M. Thorne. «Or, avec seulement cinq participants, nous nous sommes demandé s’il valait la peine de fermer des rues, par exemple. Nous avons donc choisi d’annuler le défilé.»

M. Thorne assure que les nationalistes canadiens ne manquent pas dans la région de Sussex et il s’attend à une forte participation aux autres événements de la fête du Canada organisés dans la petite communauté de quelque 4300 âmes.

«Nous organisons un déjeuner communautaire, six heures de musique, des activités pour les enfants à l’aréna pendant cinq heures, des kiosques de nourriture, un barbecue avec hot-dog gratuits, un gâteau de la fête du Canada et, à 22h15, nous avons ce que je pourrais qualifier de plus beaux feux d’artifice au Nouveau-Brunswick», a soutenu M. Thorne.

La Ville ne jette pas l’éponge pour l’an prochain: elle lancera un appel aux participants pour le défilé et espère le voir revenir en 2020.

Insolite

Une femme qui s’est fait tirer dessus est accusée de la mort de son foetus

MONTGOMERY, Ala. — Une femme de l’Alabama qui s’est fait tirer dessus et dont le foetus est mort dans l’altercation a été accusée d’homicide involontaire, tandis que la femme qui aurait ouvert le feu sur elle a été libérée.

Selon le média local «AL.Com», Marshae Jones, âgée de 28 ans, a été accusée mercredi par un grand jury du comté de Jefferson. En décembre dernier, la femme, qui était enceinte de cinq mois, s’était fait tirer dans le ventre par Ebony Jemison lors d’une dispute concernant le père de l’enfant.

Mme Jemison, âgée de 23 ans, faisait face auparavant à une accusation d’homicide involontaire, mais le grand jury a refusé de l’accuser puisque selon les informations de la police, c’est Mme Jones qui aurait provoqué la querelle. Mme Jemison aurait ouvert le feu pour se défendre.

Le lieutenant de police de Pleasant Grove, Danny Reid, avait affirmé à l’époque que «la seule vraie victime» était le foetus, qui avait été impliqué dans l’altercation contre son gré et qui «était dépendant de sa mère pour le protéger du danger».

Le bureau du procureur de district de Bessemer Cutoff n’a pas répondu à un appel pour commenter l’affaire.

Des groupes de défense des femmes ont exprimé leur effroi face à cette situation.

Lynn Paltrow, directrice générale du groupe National Advocates for Pregnant Women, souligne que plusieurs femmes aux États-Unis ont été accusées d’homicide involontaire ou de meurtre pour avoir eu un avortement ou subi une fausse-couche. Selon elle, l’Alabama est l’un des principaux États qui accuse des femmes pour des crimes liés à leur grossesse. De plus, des centaines de femmes ont été accusées pour avoir exposé leur embryon ou leur foetus à des drogues, a ajouté Mme Paltrow.

Mais c’est la première fois qu’elle entend parler d’une femme accusée après avoir été blessée par balle.

«Cela nous amène à un nouveau niveau d’inhumanité et d’illégalité à l’égard des femmes enceintes», a-t-elle déploré.

L’arrestation de Mme Jones a aussi suscité les critiques du Yellowhammer Fund, qui collecte des fonds pour aider les femmes à avoir accès à l’avortement.

«L’État de l’Alabama prouve encore que du moment qu’une personne tombe enceinte, sa seule responsabilité est de produire un enfant vivant et en santé. Il considère que toute mesure prise par une femme enceinte qui pourrait compromettre cette naissance vivante est un acte criminel», a dénoncé la présidente du groupe, Amanda Reyes.

Actualités

Les Canadiens connaissent peu les moments insolites de l’histoire du pays

TORONTO — Un nouveau sondage indique que les Canadiens n’ont pas beaucoup progressé dans l’acquisition de connaissances sur les moments les plus colorés de l’histoire du pays.

Un sondage en ligne de Historica Canada, l’organisation à l’origine des Minutes du patrimoine, a interrogé les répondants sur 30 moments originaux de l’histoire canadienne à l’aide de questions «vrai ou faux», et a calculé le nombre de réponses exactes.

Selon l’organisation, 67 % des personnes ayant répondu au sondage ont échoué.

C’est plus que les 62 % de répondants qui avaient échoué à un sondage similaire l’an dernier, dans lequel Historica les interrogeait sur des informations insolites, comme le fait que les Canadiens de Montréal ont déjà perdu la Coupe Stanley au bord de la route alors qu’ils changeaient un pneu.

Cette année, Historica a déclaré que les résultats étaient particulièrement médiocres pour les questions relatives à la science et à l’innovation, la plupart des testeurs n’ayant pas su reconnaître que les premières archives Internet au monde et le populaire jouet d’exercice pour bébé Jolly Jumper étaient des inventions canadiennes.

Les répondants au sondage ont également été trompés par de fausses déclarations, pensant en grande partie que le chien terre-neuve était devenu un symbole national officiel après qu’un ancien premier ministre en eut reçu un comme cadeau lorsque la province a officiellement intégré le Canada.

Le président-directeur général de Historica, Anthony Wilson-Smith souligne que les résultats du sondage ne devraient pas être considérés comme un signe de méconnaissance générale de l’histoire canadienne.

Mais il estime que les questions, sinon les résultats, devraient servir à réfuter ce qu’il considère comme un mythe au sujet du passé du Canada.

«Cela me rend fou, cette idée que l’histoire du Canada est ennuyeuse», a-t-il déclaré lors d’un entretien téléphonique. «Non, elle ne l’est pas. Les gens n’ont simplement pas pris la peine de regarder de près les vraies histoires humaines et les choses bizarres qui se sont passées ici.»

Cinq catégories

L’enquête menée auprès de 1002 participants, administrée par Ipsos, a divisé les questions en cinq catégories afin de vérifier les connaissances des participants en matière de science et d’innovation, de géographie, de culture, de sport et de la faune.

Les participants au sondage ont démontré la plus grande connaissance des questions géographiques, 48 % ayant obtenu une note de passage dans cette catégorie.

Passer impliquait probablement de savoir que plus de personnes habitent dans la plus petite province du Canada, l’Île-du-Prince-Édouard, que dans le plus grand territoire, le Nunavut, et que la ville connue aujourd’hui sous le nom de Kitchener, en Ontario, a déjà été nommée Berlin avant de changer de nom durant la Première Guerre mondiale.

Les questions liées à la littérature ont également suscité davantage de bonnes réponses.

L’enquête a révélé que 47 % des personnes interrogées savaient qu’Anne... la maison aux pignons verts faisait partie du programme scolaire public du Japon depuis 1952.

Encore plus, 68 % d’entre eux savaient que Winnie l’Ourson avait été inspiré par un véritable ours de la ville de Winnipeg.

D’un autre côté, la grande majorité des Canadiens avaient la fausse impression que l’équipe de soccer masculine du pays ne s’était jamais qualifiée pour la Coupe du Monde de la FIFA, 23 % seulement des répondants ayant désigné cette affirmation comme étant fausse.

Seuls 19 % des personnes ayant répondu au sondage savaient que le premier cas enregistré de déguisement d’Halloween en Amérique du Nord avait été documenté à Vancouver en 1898.

La performance globale a été plus faible dans la catégorie «science et innovation». Par exemple, seulement 30 % des répondants savaient que le premier moteur de recherche sur Internet avait été développé par un étudiant diplômé de l’Université McGill à Montréal. Le moteur avait été nommé «Archie» ou «archive» sans le v.

L’enquête en ligne a été menée entre le 11 et le 14 juin. Les experts de l’industrie du sondage affirment que les enquêtes en ligne ne peuvent pas se voir attribuer une marge d’erreur, car elles ne génèrent pas un échantillon probabiliste de la population.

Insolite

Une île totalement libérée du temps? La Norvège remet les pendules à l’heure [PHOTOS]

OSLO - Après avoir défrayé la chronique avec une île supposément décidée à s’affranchir de la tyrannie du temps, la Norvège a remis les pendules à l’heure: la campagne était une opération de marketing organisée avec une précision de métronome, mais vivement contestée.

Située au nord du cercle polaire, Sommarøy est baignée par le «soleil de minuit» à la belle saison. L’astre solaire ne s’y couche pas pendant 69 jours entre mai et juillet, de quoi bouleverser le rythme ronronnant du quotidien.

Les quelque 320 habitants ont - ou, plutôt, auraient - donc lancé une campagne visant à faire de l’île la première zone «hors temps» au monde, libérée des contraintes imposées par le dieu Chronos, en tout cas en été.

Exit les montres, reléguées comme des cadenas d’amour sur la rambarde du pont conduisant à Sommarøy, ainsi que les horaires d’ouverture traditionnels à l’école ou au travail... «L’heure» serait à la flexibilité.

Insolite, l’initiative a émoustillé les médias du monde entier, y compris certains des plus sérieux et prestigieux. Problème: il s’agissait d’un coup marketing pour attirer les touristes dans le nord de la Norvège.

À l’origine de cette opération, l’organisme public de promotion de la Norvège, Innovasjon Norge, s’est excusé mercredi d’avoir leurré la presse.

«La publicité traditionnelle n’est plus aussi efficace et nous essayons par conséquent de nouvelles façons de promouvoir la Norvège», a-t-il expliqué.

À l’ère des infox, la méthode retenue a ulcéré bon nombre de commentateurs. «Qu’Innovasjon Norge, détenu par l’État, finance et produise de fausses informations est incroyable», a estimé Kristoffer Egeberg, éditeur du site de vérification de l’information www.faktisk.no. «Qu’ils le fassent avec fierté est tout bonnement effrayant».

L’AFP s’était elle aussi penchée sur cette histoire. Mais un détail lui avait mis la puce à l’oreille.

Contacté alors qu’il se rendait à une réunion, le porte-parole de la campagne «Let’s stop time» (Arrêtons le temps), Kjell Ove Hveding, par ailleurs propriétaire d’un hôtel sur Sommarøy, avait demandé à ce qu’on le rappelle... à 12H15.

Temps pis!

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Insolite

Le dirigeable «Baby Trump» voyage à travers le monde

WASHINGTON — Il est né dans un pub de Londres et ses clones flottent maintenant au-dessus des États-Unis - littéralement.

Le président Donald Trump est de plus en plus poursuivi par une caricature de lui plus grande que nature, qui le représente en colère, vêtu seulement d'une couche et armé d'un téléphone. C'est «Baby Trump», le ballon géant devenu synonyme de résistance au président américain.

Insolite

Félins sous contrat: quand des chats montent la garde

WASHINGTON — Une armée de gardiens à pattes de velours veille sur des dizaines de maisons et d’entreprises de Washington, prêts à bondir toutes griffes dehors sur un intrus. Leur rétribution? Un bol de lait devrait suffire.

Ces agents de l’ombre sont des chats errants récupérés dans les rues de la capitale américaine et leurs proies, la population exponentielle de rats et autres rongeurs.

Le programme Blue Collar Cats, lancé en 2017 dans le cadre de l’initiative Humane Rescue Alliance (HRA) par la ville, présente ces félins peu accoutumés à côtoyer des humains et qui ne feraient pas de bons animaux de compagnie comme une alternative écologique aux pièges et produits chimiques pour lutter contre cette infestation.

Ils ne démontrent en général aucun intérêt pour la socialisation et, pour la plupart, ne se laissent pas approcher. Des chats parfaits pour les humains n’étant intéressés que par leur instinct de chasseurs.

«Le chat Blue Collar reçoit du propriétaire des locaux, en échange de son effet dissuasif à l’égard des rongeurs, de la nourriture, de l’eau et un abri en cas de mauvaise météo», explique Lauren Lipsey, une responsable de la HRA, organisation spécialisée dans la protection des animaux.

Et «le propriétaire s’engage à fournir des soins médicaux d’urgence le cas échéant et à garder un oeil sur le bien-être du chat», relève-t-elle.

Toute personne souhaitant adopter l’un de ces gardiens solitaires subit un strict processus de sélection avec un questionnaire très précis - y compris sur la présence d’animaux domestiques dans les locaux - pour assurer un environnement accueillant au félin.

«J’aime les animaux et même les rats - je ne les déteste pas», a confié à l’AFP Christian Kelleher, propriétaire d’une menuiserie et client de Blue Collar Cats, tandis qu’il réceptionnait deux chats de garde.

«Avec un peu de chance, ces chats vont limiter un peu le nombre de leurs forces vives et (les rongeurs) ne vont pas se reproduire et se répandre partout», a-t-il ajouté.

Patrouilles efficaces

Tim Williams jetait un quart des graines pour oiseaux et des graines de gazon du magasin Greenstreet Gardens où il travaille, situé à Alexandria, à quelques kilomètres de Washington.

Mais depuis le recrutement de Rue auprès de Blue Collar Cats, les attaques de rats sur ses sacs de graines sont désormais un phénomène rare.

Les simples patrouilles du chat parmi les pots de fleurs suffisent à tenir les rongeurs à l’écart, a-t-il expliqué.

Outre un terrain de jeu inépuisable et un abri, Rue dispose d’une litière et d’un griffoir.

Ce programme s’est révélé être très efficace pour maîtriser le nombre de rats parcourant la capitale américaine, mais a aussi permis de sauver la vie de nombreux chats.

«Avant la création de ce programme, ces chats étaient euthanasiés parce qu’ils ne pouvaient être remis en liberté là où ils avaient été capturés et ils n’étaient pas sociables ni adoptables», a précisé Mme Lipsey.

Près de 250 chasseurs de souris ont été placés à ce stade. La HRA prévoit d’étendre ses services à l’avenir.

Insolite

Des experts se questionnent après l’oubli d’une passagère dans un avion

Des experts de l’aviation ont exprimé lundi des préoccupations en matière de sécurité après qu’une femme endormie a été oubliée dans un avion d’Air Canada après son atterrissage, les lumières éteintes et l’équipage parti.

«C’est un ratage sur toute la ligne», a affirmé Ross Aimer, chef de la direction de la firme Aero Consulting Experts et ancien pilote de ligne, à propos de cette mésaventure.

Tiffani Adams s’est endormie au cours d’un vol Air Canada d’environ 90 minutes entre Québec et Toronto, selon un ami qui a raconté son expérience dans un message publié sur la page Facebook de la compagnie aérienne.

Lorsque Mme Adams s’est réveillée quelques heures après le vol, elle s’est rendu compte qu’elle était seule dans un avion sombre. Son téléphone s’étant déchargé peu de temps après, Mme Adams a trouvé une lampe de poche dans le poste de pilotage et a tenté d’envoyer un appel à l’aide par l’un des hublots de l’avion.

Elle a ensuite réussi à déverrouiller trois loquets sur la porte principale, l’a ouverte et a capté l’attention d’un opérateur de chariot à bagages à proximité, qui est venu à son secours.

M. Aimer, qui compte environ quatre décennies de service dans l’aviation, a indiqué qu’il n’avait jamais entendu parler d’une telle situation et estimé qu’il fallait commettre de nombreuses erreurs pour oublier un passager lors du débarquement.

Il est probable que les membres de l’équipage de l’avion arrivaient au terme d’une série de vols sur plusieurs jours et étaient impatients de rentrer rapidement à la maison, a-t-il estimé.

Règle générale, les équipages doivent regarder en haut et en bas de la cabine lorsqu’ils quittent l’avion, à la recherche de personnes ou d’objets que les passagers pourraient avoir oubliés, a-t-il expliqué.

Parfois, l’équipage effectuera également un nettoyage superficiel, a-t-il précisé, ou une équipe de nettoyage arrivera pour effectuer un travail plus approfondi avant le vol matinal.

Rien de cela ne semble s’être produit dans cette histoire, a observé M. Aimer, et il est possible que les agents de bord n’aient pas procédé aux vérifications habituelles, dans leur impatience de partir.

«Alors, ce sont de multiples ratages qui ont causé cela.»

Air Canada a confirmé la survenue de l’incident, mais n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires supplémentaires.

Un pirate de l’air?

Selon M. Aimer, une équipe de nettoyage, de restauration ou de vol aurait découvert Mme Adams le lendemain matin si elle n’avait pas été aussi proactive et ne s’était pas tirée d’affaire par elle-même. Malgré tout, l’incident laisse croire qu’il est aussi possible qu’une personne mal intentionnée puisse se cacher dans un avion de cette manière.

«Il est beaucoup plus facile de rater une personne qui se cache sous les sièges», a-t-il souligné.

Dans ce scénario, une personne formée pour piloter des avions pourrait éventuellement tenter de détourner l’appareil, a-t-il ajouté, rappelant un incident récent survenu à Seattle.

En 2018, Richard Russell, un employé d’aéroport âgé de 29 ans, a volé un avion Horizon Air Bombardier Q400 et l’a piloté au cours d’un vol de 75 minutes, qui s’est soldé par un écrasement et la mort du pirate de l’air. Même si cet incident n’avait pas fait d’autres blessés, un concert à guichets fermés du groupe rock Pearl Jam avait lieu à proximité, et l’événement aurait pu être une cible.

Cependant, d’autres mesures de sécurité dans les aéroports, telles qu’une présence constante de la police et des forces de sécurité surveillant les lieux, empêcheraient vraisemblablement un détournement d’avion, a indiqué M. Aimer.

L’expérience de Mme Adams est très inhabituelle, a estimé Gabor Lukacs, un défenseur des droits des passagers aériens.

La principale préoccupation de M. Lukacs serait de voir le transporteur aérien oublier un passager malade ou paralysé, qui pourrait être beaucoup plus vulnérable dans ce genre de situation.

Insolite

Une ville de Floride accepte de payer une rançon à des pirates informatiques

WASHINGTON — Une ville de Floride a autorisé le versement d'une rançon de près de 600.000 dollars en bitcoins à des pirates qui ont paralysé ses réseaux informatiques.

Le conseil municipal de Riviera Beach, une ville de 32 500 habitants située au nord de Miami, a voté cette semaine pour que son assureur paie 65 bitcoins aux pirates, soit 592 000 dollars, rapporte le Palm Beach Post.

Selon le journal, l'attaque a débuté le 29 mai, quand un agent de la police municipale a ouvert un courriel de hameçonnage qui contenait un logiciel malveillant.

Celui-ci s'est propagé dans tout le informatique de la ville, paralysant boîtes mail et lignes téléphoniques. Pendant trois semaines, les employés municipaux ont dû renouer avec des pratiques oubliées: les salaires ont été payés par chèque et les amendes rédigées à la main.

Potentiellement plus grave, le logiciel malveillant a perturbé les centrales d'appel d'urgence 911 et les stations de traitement des eaux.

Dans un message publié sur son site internet le 5 juin, la municipalité avait évoqué un "incident de sécurité informatique" et assuré que "des équipes internes et des consultants extérieurs cherchaient à résoudre le problème".

La veille, elle avait débloqué un million de dollars pour acheter environ 400 nouveaux ordinateurs et d'autres équipements.

Les courriels, les services financiers et les stations d'eau ont été progressivement rétablis, mais certaines données restaient inaccessibles lundi. Le conseil municipal espère que le versement de la rançon permette de les récupérer, mais sans certitude.

Plus de cinquante villes américaines ont été visées par des attaques similaires au cours des deux dernières années, dont la ville de Baltimore (Maryland), qui a refusé de verser une rançon. Des hôpitaux, un aéroport et un port ont aussi été visés.

Insolite

Un homme nie avoir donné de la meth à son écureuil pour en faire un animal d’attaque [VIDÉO]

ATHENS, Alabama - Un homme de l’Alabama a publié une vidéo dans laquelle il nie avoir donné de la méthamphétamine à un soi-disant «écureuil d’attaque» qu’il qualifie d’animal domestique.

La police est à la recherche de Mickey Paulk, 35 ans, après avoir trouvé un écureuil en cage lors d’une perquisition. Les autorités ont dit aux médias que l’écureuil s’est fait donner de la méthamphétamine pour le rendre agressif.

La chaîne WHNT-TV rapporte toutefois que Mickey Paulk a publié une vidéo sur Facebook, mardi, dans laquelle il nie avoir donné la drogue à l’animal. Dans la vidéo, il précise que la méthamphétamine serait fatale à un écureuil.

La police a dit avoir libéré l’animal après avoir fouillé une maison et arrêté un homme. La vidéo montre Mickey Paulk caressant un écureuil.

Mickey Paulk a précisé que l’écureuil était méchant et qu’il avait mordu des gens, mais qu’il n’avait pas pris de drogue.

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VIDÉO FOURNIE PAR LE BUREAU DU SHERIFF DU COMTÉ DE LIMESTONE