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Insolite

«Racinovirus» ou le «festival de la repousse» en temps de confinement [VIDÉOS]

PARIS - La chanteuse Mireille Mathieu peut compter sur sa soeur pour entretenir sa mythique frange brune inchangée depuis 50 ans, mais d’autres, en détresse capillaire due au confinement, n’ont pas cette chance.

«Il n’y a plus de belles, ni de moches, on est toutes mémé». Dans une vidéo, l’humoriste française Muriel Robin, cheveux blondis coupés court, interroge d’ores et déjà les coiffeurs pour savoir qui seront les premières à «être prises en charge pour le racinovirus», ces cheveux blancs qui repoussent et conduisent toutes les trois semaines chez leur coiffeur celles qui ne les supportent pas.

Franges repoussées, carrés plus très nets, sourcils non épilés, ongles non faits, peau blême par manque d’air frais: la pandémie de coronavirus qui oblige la moitié de l’humanité de rester cloîtrée chez elle fait des ravages esthétiques, faute d’accès aux professionnels.

Confinée dans sa maison de Neuilly-sur-Seine, banlieue chic de Paris, Mireille Mathieu s’en sort grâce à sa soeur et manageuse Matite qui prend soin de sa célèbre coupe au bol. Habituellement, elle va tous les dix jours chez Carita, son coiffeur depuis 1970.

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Insolite

Mains chaudes ou pas, les Japonaises veulent une place derrière le comptoir de sushis

TOKYO — Les femmes ont les mains chaudes, leur goût est altéré pendant les règles et elles ne peuvent pas travailler de longues heures, affirment ceux au Japon pour qui l’art de confectionner des sushis serait réservé aux hommes.

Mais un nombre croissant de Japonaises veulent tordre le cou à ces vieux mythes et se forment dans les restaurants et établissements les plus prestigieux du pays pour devenir maître sushi.

Mizuho Iwai, 33 ans, est apprentie chez Onodera, restaurant haut de gamme du quartier de Ginza, aux rues en damier bordées d’étincelantes boutiques de marques de luxe du monde entier, et qui abrite nombre de tables de sushi parmi les mieux cotées de la planète.

Dans un secteur où les femmes sont clairement minoritaires, Mme Iwai est consciente d’être une anomalie. «Mais c’est pourquoi je voulais aller à l’encontre du statu quo», dit-elle à l’AFP. «Je me suis dit : “C’est ma mission”».

Chez Onodera, elle n’est pas totalement seule : il y avait avec elle une jeune fille parmi les dix apprentis avant la fermeture temporaire du restaurant en avril en raison de la pandémie de coronavirus. Mais la dizaine de cuisiniers du restaurant sont tous des hommes.

Clients rétifs

Le travail peut être épuisant et nécessite des années d’apprentissage. Comme dans la restauration à travers le monde, les horaires sont très lourds.

Les apprentis doivent mémoriser le nom et l’aspect d’une multitude de poissons japonais, apprendre les techniques du filetage, de la découpe, du désarêtage, qui semblent si simples dans les mains d’un professionnel aguerri, mais virent vite au désastre dans celles d’un novice.

Le restaurant Onodera a aussi sa petite coquetterie à lui, sa façon particulière imposée au personnel de passer à travers le rideau traditionnel, ou noren : d’un geste élégant du coude.

«Mes collègues m’ont acceptée», estime Mizuho Iwai, qui a décidé de se consacrer à l’art du sushi après avoir cuisiné dans de petits restaurants japonais.

«Ils ne me traitent pas différemment parce que je suis une femme», assure-t-elle juste après s’être entraînée à trancher du chinchard japonais avec un des cuisiniers.

Le monde du washoku, ou cuisine japonaise, a longtemps été dominé par les hommes, plus encore que dans la gastronomie italienne ou française, selon Fumimasa Murakami, professeur à la Tokyo Sushi Academy.

Il n’existe pas de données officielles sur le nombre de femmes habilitées à confectionner les sushis dans les restaurants, mais M. Murakami estime que leur proportion est de «moins de 10 %».

«La réticence à voir des femmes en cuisine au Japon reste forte, y compris dans le monde du sushi», constate-t-il.

«Et il existe réellement des clients qui ne veulent pas voir de femmes derrière le comptoir», ajoute-t-il. «Ce sont les clients d’âge mûr qui ont le plus de mal à accepter cela».

COVID-19

COVID-19: un chercheur obtient en accéléré sa citoyenneté canadienne pour continuer ses travaux

OTTAWA - Le gouvernement fédéral a accordé de façon accélérée la citoyenneté canadienne à un professeur de l'Université du Manitoba qui menait des recherches liées à la COVID-19.

Adolf Ng, qui étudie toute la logistique des chaînes d'approvisionnement dans le monde, a prêté serment et est devenu citoyen canadien mercredi dernier lors d'une cérémonie en ligne - une procédure exceptionnelle.

Insolite

France : il se perd dans les Pyrénées en allant acheter des cigarettes en Espagne

TOULOUSE — Les fumeurs des régions frontalières de l'Espagne ont l'habitude de s'y ravitailler en cigarettes, moins chères qu'en France : malgré le confinement, un d'eux s'est perdu dans les Pyrénées alors qu'il était parti à pied acheter ses cigarettes, selon les gendarmes.

Dans un tweet, le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) des Pyrénées Orientales (sud de la France) dénonce le manque de civisme de cet habitant de Perpignan, retrouvé «épuisé, grelottant de froid et perdu sur les hauteurs du Perthus», village proche de la frontière avec l'Espagne.

Pour le secourir, les autorités ont dû mobiliser un hélicoptère de la Sécurité civile et «déployer les grands moyens».

«Ce jeune homme, parti de Perpignan en voiture, a été refoulé aux postes de contrôle entre la France et l'Espagne alors qu'il souhaitait se rendre à la Jonquère. Il a alors décidé de partir par un chemin de randonnée, espérant franchir la frontière par la montagne», relatent les gendarmes.

Il est ensuite tombé dans un ruisseau, dans des ronces, avant d'appeler les secours.

Après son hélitreuillage, il a été verbalisé, et devra s'acquitter de l'amende de 135 euros (207 $), pour non-respect du confinement.

Insolite

La Corée du Nord réaffirme qu’elle ne compte aucun cas de coronavirus

SÉOUL - La Corée du Nord ne compte aucun cas de nouveau coronavirus, a assuré à l’AFP un haut responsable de la Santé à Pyongyang, au moment où certains pays doutent de l’absence de toute contamination au Covid-19 dans ce territoire.

Cet État pauvre et isolé diplomatiquement, entouré de la Chine et de la Corée du Sud, deux pays très touchés par le virus, avait rigoureusement fermé l’ensemble de ses frontières dès la fin janvier et pris des mesures drastiques de confinement.

Pak Myong Su, directeur du département anti-épidémie au sein du Centre national de lutte contre les épidémies, a insisté sur les efforts ayant permis d’obtenir un tel succès.

«Jusqu’à présent, aucune personne n’a été infectée par le nouveau coronavirus dans notre pays», a affirmé mardi M. Pak à l’AFP.

«Nous avons pris des mesures préventives et scientifiques, telles que des inspections et le placement en quarantaine de toutes les personnes entrant dans notre pays, une désinfection complète de toutes les marchandises, ainsi que la fermeture des frontières et la fin des liaisons maritimes et aériennes», a-t-il rappelé.

Seuls quelques rares pays dans le monde - souvent des îles isolées ou des pays ravagés par la guerre - n’ont fait état d’aucun cas de malades du Covid-19.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé mercredi que le cap du million de cas confirmés à travers la planète serait franchi dans les prochains jours.

La Chine et la Corée du Sud ont été très touchées par le Covid-19 qui a fait plus de 45.000 morts dans le monde.

Selon des spécialistes, la Corée du Nord est particulièrement vulnérable au virus, en raison d’un système médical notoirement défaillant. Des personnes ayant fait défection ont accusé Pyongyang de dissimuler une épidémie.

Le mois dernier, le commandant des forces américaines en Corée du Sud, Robert Abrams, s’est dit «quasi-certain» que le Nord comptait des cas confirmés de maladie Covid-19.

Le président américain Donald Trump a également affirmé qu’»il se passait quelque chose» en Corée du Nord et offert l’aide de son pays, dans une lettre au leader Kim Jong Un.

La Corée du Nord, sous le coup de multiples sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies pour l’obliger à renoncer à ses programmes nucléaire et balistique interdits, a recherché de l’aide pour lutter contre le virus.

L’ONU a accepté que son Fonds pour l’Enfance (Unicef) ou des organisations comme Médecins sans frontières (MSF) envoient des kits de diagnostic, des masques, des équipements de protection et des désinfectants.

Sollicitées par l’AFP, ces deux organisations n’ont pas confirmé l’arrivée de ces articles dans le pays.

Insolite

Coronavirus: les Néo-Zélandais remontés contre la hausse du prix du chou-fleur

WELLINGTON - Comme des milliards d’habitants de la planète, les Néo-zélandais ont vu leur vie bouleversée par la pandémie de coronavirus, mais une chose les a mis tout particulièrement en colère: la flambée du prix du chou-fleur.

Les autorités néo-zélandaises, qui ont mis en place une surveillance de la hausse des prix liée à cette crise sanitaire mondiale, croulent sous les plaintes concernant ce modeste chou.

Alors que dans beaucoup de pays les prix des masques, des solutions hydroalcooliques et même de l’alcool ou des cigarettes ont grimpé en flèche, c’est au rayon légumes que les commerçants néo-zélandais semblent tirer profit de la situation.

La première ministre Jacinda Ardern a lancé lundi le service Price Watch, qui permet de surveiller l’évolution des prix à travers le pays.

Depuis le premier jour de son entrée en service, il a reçu près d’un millier de courriels.

«La plainte la plus fréquente concernait ... le prix élevé du chou-fleur, quelques courriels relevant qu’une pièce pouvait atteindre 13 dollars néo-zélandais (environ 11 $CAN)», a-t-elle expliqué mercredi à la presse.

La première ministre a précisé que les prix des masques, des solutions hydroalcooliques, du pain, de la viande et de l’ail ont également fait l’objet de plaintes.

«Je veux dire à la population que nous prenons ces plaintes très au sérieux», a souligné Jacinda Ardern.

Le site internet des statistiques en Nouvelle-Zélande permet de connaître l’évolution du prix du chou-fleur sur plus de dix ans. L’an dernier, il était vendu environ 4 dollars néo-zélandais, un prix qui a depuis triplé.

Le propriétaire d’un supermarché de l’Île du Nord, Sagar Patel, a déclaré avoir été interrogé sur la surprenante flambée du prix de ce produit saisonnier.

M. Patel a réfuté tout acte répréhensible, soulignant qu’il serait plus logique de pratiquer une politique de prix prohibitifs sur des produits représentant un plus fort volume de ventes.

«Nos ventes de choux-fleurs représentent moins de 0,01% de notre chiffre d’affaires hebdomadaire, pourquoi essayer de pratiquer des prix prohibitifs sur un article si insignifiant pour notre entreprise?», a-t-il dit, interrogé par le journal New Zealand Herald.

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Un constat d’infraction à un revendeur de drogue pour «commerce non essentiel»

HAMILTON - La police de Hamilton a fait d’une pierre deux coups, vendredi, en portant des accusations de trafic contre un présumé revendeur de drogue, mais en lui remettant aussi - puisqu’on était là - un constat d’infraction pour avoir exploité une «entreprise non essentielle» par temps de pandémie et de distanciation sociale.

L’agent Jerome Stewart a expliqué que les policiers de l’unité antidrogue avaient commencé à suivre un conducteur plutôt agressif, vendredi dernier. Selon la police, le conducteur aurait fait plusieurs arrêts pour vendre de la drogue, avant que les policiers ne l’arrêtent pour trafic de stupéfiants, vers 20 h vendredi. 

Les policiers ont alors saisi de la cocaïne et de l’argent.

Mais ils ont aussi remis au suspect un constat d’infraction en vertu de la Loi sur la protection civile et la gestion des situations d’urgence de l’Ontario, invoquée par le gouvernement à la mi-mars pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

L’agent Stewart a rappelé que le trafic de drogue n’est pas considéré comme un service essentiel au sens de la loi d’exception, et l’homme risque une amende de 750 $ s’il est reconnu coupable de cette infraction.

Sans compter l’accusation criminelle de trafic de drogue.

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Sous l’effet de la drogue, il apprend à conduire à son pitbull

LOS ANGELES — À l’issue d’une course-poursuite à vive allure près de Seattle, les policiers ont eu la surprise de trouver un pitbull derrière le volant: son maître, sous l’effet de la drogue, lui apprenait à conduire.

La police avait reçu dimanche après-midi plusieurs appels l’alertant sur un automobiliste qui venait de heurter deux autres véhicules près de Seattle avant de prendre la fuite, a expliqué lundi à l’AFP une policière locale, Heather Axtman.

Les services de secours avaient dans la foulée reçu de multiples signalements sur une voiture roulant en zigzags, à quelque 160 km/h.

Des policiers qui s’étaient lancés à la poursuite du véhicule ont découvert un chien pitbull sur le siège du conducteur. C’était un homme, assis côté passager, qui tournait le volant et manoeuvrait les pédales.

Les forces de l’ordre ont dû déployer des herses pour stopper la voiture et interpeller le responsable, Alberto Tito Alejandro, 51 ans.

L’homme, notamment placé en garde à vue pour conduite sous l’influence de stupéfiants, «a reconnu qu’il tentait d’apprendre à conduire à son chien», a expliqué Heather Axtman.

«Policière depuis près de dix ans», elle dit n’avoir jamais été confrontée à une telle excuse.

Si la conduite du chien était agressive, l’animal lui-même ne l’était pas et a été placé dans un refuge, a-t-elle précisé.

Insolite

Coronavirus : un marathon sur son balcon

Dubaï — Un couple de Sud-africains a couru un marathon sur le balcon de son appartement à Dubaï et prévoit de porter le projet à une plus grande échelle pour aider les gens à combattre le blues du nouveau coronavirus.

Collin Allin, 41 ans, et son épouse Hilda ont parcouru 42,2 km en effectuant samedi plus de 2100 allers-retours dans leur balcon d’une vingtaine de mètres de long.

Un chronomètre montré par le couple, qui a diffusé le marathon en ligne, indique que la distance a été parcourue en 5 heures, 9 minutes et 39 secondes.

«Nous l’avons fait», a déclaré Collin sur Instagram sous le hashtag  #balconymarathon», en félicitant son épouse pour son tout premier marathon et en remerciant les gens pour leurs encouragements.

«Merci pour tout l’amour et le soutien […] C’était génial de vous avoir tout au long de la course», a-t-il dit.

La fille du couple, Geena, 10 ans, a joué le rôle de directrice de course, en installant des panneaux indiquant «départ» et «demi-tour» et en fournissant à ses parents de l’eau et des collations ainsi qu’une musique inspirante.

Collin a déclaré qu’il prévoyait d’organiser une «course plus importante, plus globale et plus inclusive» pour permettre aux personnes qui se sentent enfermées, mais qui souhaitent se dégourdir les jambes de se joindre à la course pendant quelques kilomètres ou plus.

«Il s’agit de permettre aux gens de penser à autre chose», avait-il déclaré vendredi à l’AFP avant la course. «Il s’agit d’amener les gens à établir des contacts alors qu’ils s’inquiètent de l’impact du coronavirus».

La pandémie a bouleversé le calendrier des compétitions sportives dans le monde et limité les possibilités d’exercer des activités sportives en plein air.

Sur un balcon de sept mètres de long dans le sud-ouest de la France, un homme de 32 ans a fait plus de 6000 allers-retours, relayant son marathon sur Instagram où nombre de ses followers l’ont encouragé tout au long de sa course qui a duré plus de six heures. Un autre a fait 727 fois le tour de sa terrasse, bouclant les 42,2 kilomètres en un peu plus de cinq heures sous les applaudissements des voisins.

Les Émirats arabes unis ont imposé des restrictions nocturnes sur les déplacements, sauf pour les employés de secteurs essentiels, pour permettre des opérations de nettoyage et de désinfection.

Avec 468 cas d’infection et deux décès, les Émirats encouragent aussi les habitants à rester chez eux pendant la journée et à ne sortir qu’en cas de nécessité.

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Coronavirus: faux remèdes miracles et rumeurs dangereuses font des ravages

HONG KONG — «Remèdes» miracles toxiques, traitements médicaux interrompus... les conséquences de la vague de désinformation liée au nouveau coronavirus peuvent se révéler dévastatrices et même tuer.

Face aux milliers de morts, les chercheurs se sont lancés dans une course contre la montre pour trouver un traitement efficace ou un vaccin.

Mais dans le même temps, les rumeurs les plus folles continuent de se répandre sur internet et les réseaux sociaux, alimentant la confusion.

En Iran, un des pays les plus durement touchés par le nouveau coronavirus, plus de 210 personnes sont décédées d’intoxication au méthanol après des rumeurs selon lesquelles boire de l’alcool pouvait contribuer à guérir ou à se protéger du Covid-19, selon l’agence officielle Irna.

Et la liste des faux remèdes pouvant s’avérer dangereux est longue, selon une liste établie par l’AFP.

Cendres volcaniques, lampes à UV ou eau de javel sont autant de fausses recommandations qui peuvent même se révéler nocives pour l’organisme, ont mis en garde les autorités sanitaires.

Certaines publications sur des réseaux sociaux conseillent de boire une solution d’argent colloïdal (contenant de l’argent sous forme de nanoparticules) pour «tuer le coronavirus».

«Je fabrique actuellement de l’argent colloïdal. J’ai de l’asthme et est-ce que ça marche vraiment... (...) Est-ce que ça aide si je prends une cuillère à café par jour», interroge Michelle, sur un groupe Facebook.

Les effets secondaires de cette solution peuvent entraîner une décoloration de la peau, qui prend une teinte gris-bleu, et une mauvaise assimilation de certains médicaments, notamment les antibiotiques, selon les Instituts nationaux de santé (NIH) américains.

Ces mises en garde ne sont pourtant pas dissuasives. Ainsi, un Australien a expliqué à l’AFP acheter régulièrement ce produit, mais que désormais «il n’y en a plus dans ma ville... avant le virus, on pouvait toujours en trouver».

Prendre de la cocaïne ou boire de l’eau de javel font partie des mauvais conseils qui circulent aussi sur internet.

Semer la confusion

«Non, la cocaïne ne protège pas contre le Covid-19», a même été contraint de mettre en garde le ministère de la Santé français dans un Tweet.

La rapide propagation d’informations sur des théories scientifiques n’ayant pas encore fait leurs preuves peut également conduire des patients angoissés à prendre des risques inutiles.

Des lettres et des articles théoriques parus dans des revues scientifiques ont semé la confusion chez les personnes cardiaques,

Ces publications évoquaient le fait que des médicaments pour le coeur pouvaient accroitre les chances de développer une forme grave de Covid-19.

Cela a conduit les autorités sanitaires européennes et américaines à recommander à ces malades de poursuivre leur traitement.

Carolyn Thomas, qui tient un blogue pour les femmes cardiaques, affirme que des dizaines de ses lectrices l’ont contactée à la suite de tweets mettant en de garde contre des médicaments utilisés en cardiologie.

«Jusqu’à ce que je vois mon cardiologue, je continue mon traitement, même si je me demande s’ils ne me rendent pas plus vulnérable au virus», a affirmé Mme Thomas à l’AFP, en auto-confinement au Canada.

«J’ai peur de les prendre, mais aussi de les arrêter,» a-t-elle reconnu.

Le professeur Garry Jennings, conseiller médical en chef de la Fondation australienne du coeur a estimé que ces articles «sont fondés un certain nombre de facteurs qui sont tous controversés». Il met en garde les patients qui interrompraient leur traitement, rappelant qu’ils risquent une crise cardiaque ou de décéder.

«En l’absence de toute preuve et en sachant que ces médicaments sont bénéfiques, ce n’est pas une bonne idée d’arrêter», selon lui.

Aux États-Unis, un homme est décédé après avoir ingéré du phosphate de chloroquine, l’un des traitements testés qui fait débat.

Cet habitant de l’Arizona, qui avait entendu le président américain Donald Trump en parler comme pouvant être «un don du ciel», a ingurgité une dose trop importante de produit d’entretien d’aquarium qui lui a été fatale.

«Je l’ai vu sur l’étagère du fond et j’ai pensé : "Hé, ce n’est pas ce dont ils parlent à la télé?"», a raconté son épouse a raconté à la chaîne NBC News.

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Un présentateur vedette confiné en studio 24h sur 24 en Autriche

VIENNE — Le présentateur vedette du journal télévisé en Autriche va rester confiné jour et nuit au siège de la télévision publique afin d’assurer la continuité du service d’information, tout comme à terme 180 salariés de l’audiovisuel national, a annoncé lundi la direction du groupe.

Armin Wolf, le journaliste qui incarne la radiotélévision publique ORF, va s’enfermer mardi après un examen médical avec deux consœurs et un confrère dans un studio spécialement aménagé pour qu’ils présentent les journaux des deux semaines à venir dans un isolement total, explique  l’ORF.

«Nous avons pour mission de fournir une information complète aux Autrichiens en toute circonstance», a expliqué le directeur général de l’ORF Alexander Wrabetz, qui parle d’une décision «sans précédent dans l’histoire» de l’entreprise publique.

Volontaires

L’ORF a déjà confiné 15 volontaires samedi à son siège viennois pour assurer le maintien de ses services techniques. Elle a mis en place un plan de situation d’urgence visant à préparer des studios isolés avec son «personnel essentiel» testé négatif au coronavirus, dans toutes ses antennes de télévision et de radio, nationales comme régionales.

Les salariés dormiront et seront nourris sur place, afin d’éviter une interruption de la programmation des principaux journaux d’information en cas de propagation du nouveau coronavirus au sein des équipes de journalistes.

Vendredi, 53 travailleurs du principal fournisseur d’énergie de la ville de Vienne s’étaient déjà isolés volontairement dans des unités de vie spécialement aménagées pour garantir la continuité du service dans le contexte de la pandémie.

L’Autriche a prolongé les mesures généralisées de confinement jusqu’au 13 avril et comptait lundi 3924 cas officiellement déclarés de contamination à la COVID-19, qui a fait 21 morts pour une population de 8,8 millions d’habitants.  

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Taïwan: il s'évade de quarantaine pour aller danser, 47 900 $ d'amende

TAIPEI — La soirée aura été coûteuse pour un habitant de Taipei qui a écopé d’une amende d’un million de dollars taïwanais (47 900 $) pour être allé en discothèque alors qu’il était censé être en quarantaine à domicile, ont annoncé lundi les autorités.

Cet homme, dont l’identité n’a pas été dévoilée, était tenu de demeurer 14 jours chez lui après être rentré d’Asie du Sud-Est. Mais il a été démasqué dimanche dans une discothèque lors d’un contrôle de police de routine.

Les autorités lui ont infligé l’amende la plus élevée en dénonçant sa «malveillance».

«Les personnes surprises dans des endroits bondés et mal ventilés seront envoyées dans des centres de prévention des épidémies et écoperont d’une amende de 1 million TWD», a déclaré le maire de Nouveau Taipei, Hou Yu-ih. «Je n’aurai aucune indulgence.»

L’île a été citée en exemple de la lutte contre l’épidémie. Son gouvernement s’est montré très pro-actif pour réduire les arrivées de visiteurs étrangers et donner des consignes sanitaires qui sont très largement appliquées.

Après la Chine et Hong Kong, Taïwan avait enregistré le plus lourd bilan (84 morts) en 2003 lors de l’épidémie de Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

Et l’île s’était alors juré d’être prête pour la prochaine épidémie, en créant notamment un centre de commandement dédié aux crises sanitaires.

Ce centre a été activé pour coordonner la réponse au Covid-19 le 20 janvier, avant même que Pékin ne boucle Wuhan, ville d’où est partie la pandémie.

En dépit de sa proximité culturelle et géographique avec la Chine, l’île ne dénombre que 195 cas du nouveau coronavirus, dont deux personnes qui ont succombé.

Le nombre de contaminations a cependant nettement grimpé ces derniers jours en raison du retour de voyageurs de zones contaminées.

Taïwan interdit désormais les arrivées de non-résidents, et les personnes débarquant sur l’île doivent observer une quarantaine à domicile.

Ces dernières sont surveillées grâce au GPS de leur cellulaire. Des messages sont envoyés à ceux qui ne respectent pas leur quarantaine. Le «mouchard» est directement relié aux services de police.

L’amende d’un million de TWD peut être doublée dans le cas où le contrevenant aurait pris les transports en commun.

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Du «gin très très fort» pour se désinfecter les mains

TENURE - À la distillerie Listoke, au nord de Dublin, les alambics à gin servent désormais pour produire du désinfectant pour les mains, qui en Irlande comme partout, fait défaut pour se protéger du nouveau coronavirus.

«En fait on utilise les mêmes ingrédients, on pourrait dire que c’est un gin très très fort», explique à l’AFP la directrice générale et co-fondatrice Bronagh Conlon. Précision: «on déconseille absolument de le boire».

À l’origine, le personnel de la distillerie et de cette école du gin à Tenure, à 60 kilomètres au nord de la capitale irlandaise, avait commencé à produire, à usage interne, son propre gel avec 64% d’alcool, avec les mêmes genièvres que leur gin artisanal.

Mais face à la propagation du Covid-19, l’entreprise a commencé à vendre des bouteilles au public pour 10 euros et à en donner aux associations qui s’occupent des sans-abris.

Selon le responsable, la distillerie a vendu 2.000 litres, soit 3.500 à 4.000 bouteilles de leur produit depuis le début de la commercialisation samedi, un apport précieux dans la lutte contre le virus.

«C’est juste notre manière d’aider», explique Bronagh Colon, 55 ans, avec ce virus. «Tout le monde est en territoire inconnu».

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Coronavirus: en manque de sports à la télé? Regardez les échecs en direct!

MOSCOU - Plus de basket, plus de foot à la télé à cause du coronavirus. Les amateurs de sports peuvent néanmoins encore suivre une compétition haletante: un tournoi d’échecs en Russie permettant au gagnant d’affronter le champion du monde.

Organisé jusqu’au 4 avril dans un hôtel de luxe d’Ekaterinbourg (Oural), il s’agit de l’un des derniers événements sportifs maintenus dans le pays et en Europe, après une grande série de suspensions pour entraver la propagation du Covid-19.

Son vainqueur aura l’honneur de jouer contre le phénomène norvégien Magnus Carlsen, 29 ans, numéro 1 mondial depuis 2013, lors d’un match programmé à Dubaï en décembre.

Les parties sont diffusées et commentées en chinois, en russe et en anglais sur la chaîne YouTube de la Fédération internationale d’échecs (Fide), qui a rapporté mardi sur son compte Twitter un pic à un million de spectateurs virtuels en Chine.

Sur place, la Fédération a toutefois interdit la présence du public pour limiter les risques liés à la pandémie. Sur le site de la compétition, elle avait estimé début mars son annulation impossible, pour des raisons «pratiques et légales».

«Les photos et vidéos (des journalistes) sont seulement autorisées en respectant une distance de 6 mètres avec les joueurs», a précisé l’organisation, l’une des dernières instances sportives internationales où la Russie maintient une influence héritée de l’Union soviétique.

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Choqués, des candidats d'une téléréalité découvrent en direct la COVID-19

BERLIN — Des larmes et des visages pétrifiés : la version allemande de l’émission de télé-réalité Big Brother a révélé mardi soir en direct à ses candidats l’ampleur de l’épidémie de coronavirus en cours, après les avoir volontairement maintenus dans l’ignorance pendant plusieurs semaines.

La chaîne privée allemande Sat.1 a cédé à la pression des téléspectateurs et internautes qui protestaient de plus en plus vivement contre son entêtement à garder les 14 candidats de l’émission dans le noir le plus complet.

Dès les premières minutes d’antenne, l’animateur de l’émission, Jochen Schropp, assis aux côtés d’un médecin derrière un écran en verre afin de ne pas prendre le risque de contaminer les candidats, leur a expliqué que l’Allemagne, leurs proches et le monde entier étaient désormais confrontés à une pandémie sans précédent dans l’histoire récente.

Michelle, une aide-soignante, a fondu en larmes devant les caméras, expliquant être inquiète pour sa mère de 55 ans qui souffre d’une maladie des poumons.

Candidats pétrifiés

À un autre candidat au visage pétrifié, l’animateur dit : «Pat, je peux voir de la peur dans votre regard».

«Mon Dieu!» s’exclament plusieurs des candidats, la plupart restant figés et silencieux à l’annonce des détails de l’épidémie planétaire.

La plupart d’entre eux sont isolés depuis début février dans le cadre de cette émission de télé-réalité, sans lien avec le monde extérieur. Quatre ont rejoint le groupe au début du mois, mais avec la consigne stricte de ne rien dire de l’évolution du virus pour respecter les règles de l’émission.

Après avoir visionné des reportages sur la COVID-19 et sa propagation, les candidats ont pu voir des messages rassurants de leurs proches, accueillis par des cris et des larmes de joie.

«Là où vous êtes, c’est sûrement le lieu le plus sûr en ce moment», plaisante une femme à l’adresse de Pat. Un autre demande aux candidats de ramener du papier toilette au terme de l’émission, un produit qui commence à se faire rare dans les rayons des supermarchés allemands.

L’Allemagne est l’un des principaux foyers du coronavirus en Europe, avec plus de 8000 cas. Comme dans de nombreux pays, la vie tourne au ralenti, les écoles sont fermées et toute la population est invitée à rester chez elle.

Les candidats, tous d’une vingtaine ou d’une trentaine d’années, sont eux cloîtrés dans des maisons de verre ou des sortes de cabines dans les locaux préparés par la chaîne, observés par des caméras qui suivent leurs moindres faits et gestes.

«Expérience cruelle»

Tout se déroule à Cologne, une région qui est l’épicentre national de la propagation du virus. Douze personnes y sont mortes à ce jour.

La chaîne Sat.1 s’est attirée de nombreuses critiques pour avoir maintenu coûte que coûte son concept, interdisant tout contact avec l’extérieur malgré la pandémie au nom des règles fixées depuis le début. Seule exception tolérée : si un proche décède ou est blessé.

«Quelle expérience humaine cruelle», dit un commentaire sur la page Facebook de l’émission.

«J’ai de la peine pour eux», dit un autre au sujet du groupe de 14 personnes.

Insolite

Tom Hanks taquiné par les Australiens pour sa consommation de Vegemite en quarantaine

GOLD COAST - L’acteur américain Tom Hanks, actuellement en quarantaine, s’est fait taquiner lundi par ses hôtes australiens sur les réseaux sociaux pour sa consommation de Vegemite, cette surprenante pâte à tartiner brun foncé et salée produite à base d’extrait de levure et emblématique de l’île-continent.

La vedette de Hollywood et son épouse, l’actrice et chanteuse Rita Wilson, sont à l’isolement depuis la semaine dernière à Gold Coast, sur la côte est, après avoir été déclarés positifs au nouveau coronavirus.

Dimanche, il a posté une photo montrant deux toasts - dont un entamé - qui sont très généreusement badigeonnés de cette pâte à l’odeur forte et au goût qui peut décontenancer les palais qui n’y ont pas été habitués depuis l’enfance.

«Merci au personnel aidant! Prenons soin de nous et des autres», écrit l’acteur multi-oscarisé dans son tweet, avec une photo montrant un tube jaune de Vegemite où est accroché un doudou représentant un koala, à côté d’une petite peluche de kangourou tenant un drapeau australien.

Le post n’a pas tardé à faire réagir les Australiens.

«Où se trouvait le personnel soignant quand autant de Vegemite a été tartiné sur ce toast?????», feint de se scandaliser l’actrice de Melbourne Kirsty Webeck.

«OK, vous devez enlever environ 60% de la Vegemite, sinon, ça ne va pas être bon et ça va vous faire mal à la bouche, mon ami», avertit Amy Thunig, une autre internaute australienne.

«Mon Dieu, on lui a donné le coronavirus ET le Vegemite», observe Greg Jericho, un journaliste basé à Canberra.

Tom Hanks se trouvait avec son épouse en Australie pour les préparatifs du tournage d’un film de l’Australien Baz Luhrmann consacré à Elvis Presley, et dans lequel l’acteur aux deux Oscar doit incarner l’impresario du «King», le célèbre «colonel» Tom Parker.

Mme Wilson, qui est actrice et chanteuse, avait donné un concert et des interviews à Brisbane et Sydney. Les autorités enquêtent pour vérifier les personnes avec qui le couple a été en contact.

Au moins une autre personne, le journaliste Richard Wilkins, a révélé qu’il était positif au Covid-19.

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Coronavirus: aux Pays-Bas, les stocks de cannabis pris d’assaut

LA HAYE — Après le papier toilette et les pâtes... la marijuana : les fumeurs de cannabis néerlandais faisaient dimanche la queue devant les coffee shops pour s’approvisionner une dernière fois avant la fermeture ordonnée par les autorités afin de lutter contre l’épidémie de coronavirus.

En file indienne, les clients attendaient patiemment dans l’espoir de faire leurs réserves avant que les coffee shops ne baissent leurs rideaux pour une durée inconnue mais qui pourrait se compter en semaines.

Le gouvernement néerlandais a ordonné la fermeture dès dimanche 18h de toutes les écoles, bars, restaurants, maisons closes... et des coffee shops, afin de contrôler la progression de la pandémie de coronavirus.

Aussi célèbres dans le monde que le quartier rouge d’Amsterdam, les coffee shops ont donc fermé à 18h.

«On ne pourra plus avoir d’herbe pendant les deux prochains mois possiblement, donc ce serait pas mal d’en avoir un peu à la maison», a dit Jonathan, un Néerlandais rencontré devant un coffee shop à La Haye, averti par un ami de l’annonce faite par le gouvernement.

Après la conférence de presse conjointe des ministres de la Santé et de l’Éducation annonçant la fermeture de nombreux commerces et écoles, des files d’attente se sont formées en quelques minutes. De nombreuses photos de ces queues devant les coffee shops à Amsterdam, à la frontière allemande, ou dans la ville étudiante historique d’Utrecht, étaient visibles sur les réseaux sociaux.

«Au cas où nous en aurions pour des semaines ou mois à rester à la maison, je ne serais pas contre un peu d’herbe. La quarantaine, ça peut être long...», témoigne Hannah qui s’est précipitée en bas de chez elle et s’est retrouvée face «à cette queue de 30 personnes, avec des voitures qui arrivaient».

Bien que théoriquement illégale, la vente et la consommation de cinq grammes de cannabis par personne au maximum est tolérée aux Pays-Bas depuis 1976 dans les coffee shops alors que la culture et la vente en gros restent interdites et sont aux mains de groupes criminels.  

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Bernie Sanders, politicien et chanteur dans ses jeunes années

BURLINGTON - À 78 ans, le candidat à la présidentielle américaine Bernie Sanders n’hésite pas à donner de la voix sur la scène de ses rassemblements. Mais en novembre 1987, lorsqu’il s’est mis devant un micro dans un studio de son petit État du Vermont, c’était pour chanter.

Alors maire de la petite ville de Burlington, il avait accepté de contribuer à un album folk désormais connu comme le «Bernie Project», avec 30 musiciens locaux.

Avec ses lunettes cerclées de noir et ses sweat-shirt à capuche, le maire de la gauche radicale, 46 ans à l’époque, allait chanter cinq chansons dédiées à la justice sociale.

Todd Lockwood - le propriétaire du studio local White Crow Audio, qui a vu défiler de nombreux groupe, dont Phish, durant ses 15 ans d’existence - avait demandé au maire militant s’il pouvait contribuer au projet.

«Il était très aimé et en fait plutôt efficace comme maire», a indiqué à l’AFP Todd Lockwood, 68 ans. «Il était vif, avec des opinions très marquées, mais c’était un battant».

«Mais c’est seulement quand on a commencé à discuter que je me suis rendu compte qu’il ne voyait pas les choses comme moi» concernant l’album. «Il le voyait comme l’occasion de faire une déclaration plus importante sur la vie» en général.

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Insolite

En Tunisie, la ruée vers l’ail face au nouveau coronavirus

TUNIS - Le prix de l’ail a flambé ces derniers jours en Tunisie, après une ruée des consommateurs vers ce condiment aux vertus antimicrobiennes dans l’espoir qu’il aide à se protéger de la propagation du nouveau coronavirus.

En Tunisie, le premier cas enregistré le 2 mars était un homme revenant par la mer d’Italie.

Au marché central de Tunis et dans de nombreuses grandes surfaces, le prix de l’ail flirtait mercredi avec les 20 à 25 dinars le kilo, ont constaté des journalistes de l’AFP - soit quasiment 10 à 12 $CAN, dans un pays où le salaire mensuel moyen est en deçà de 600 dinars (environ 100 $CAN).

L’ail est habituellement utilisé pour renforcer l’immunité ou atténuer les effets de la grippe, qui a des symptômes similaires à ceux du nouveau coronavirus, élevé au rang de pandémie par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Mais des publications en ligne plus ou moins sérieuses se sont multipliées laissant entendre -à tort- que cela pouvait protéger contre le virus. Une photo ironique montrait ainsi un plat d’ail avec la légende «Antidote au corona», tandis que des internautes conseillent en thérapie préventive «de l’ail rouge mâle en infusion».

«Cette ruée non justifiée a fait grimper les prix», déplore Yasser Ben Khalifa, directeur de la concurrence au ministère du Commerce, évoquant des difficultés à s’approvisionner sur le marché mondial. «Les prix en ce moment devraient être à 12 ou 13 dinars», explique-t-il à l’AFP, tout en tablant sur une nette baisse des prix dès le début de la récolte tunisienne en avril.

Khames Nabli, épicier dans la banlieue sud de la capitale, a renoncé à en vendre: le prix en gros a tellement grimpé ces dernières semaines qu’il ne s’y retrouvait plus. «Avant, j’achetais 5 kg à 8 dinars le kilo et je les vendais à 12, maintenant je ne peux plus en acheter tellement les prix ont augmenté», explique-t-il.

Il s’est donc contenté de quelques têtes «pour la consommation personnelle».

Face à la multiplication des rumeurs sur les vertus thérapeutiques de l’ail, l’OMS a publié un démenti sur sa page consacrée aux faux remèdes.

«L’ail est un aliment sain qui peut avoir certaines propriétés antimicrobiennes», reconnaît l’OMS. «Cependant, rien ne prouve, dans le cadre de l’épidémie actuelle, que la consommation d’ail protège les gens contre le nouveau coronavirus.»

À ce jour, six personnes, la plupart en provenance d’Italie, ont été diagnostiquées malades en Tunisie. Un septième cas a pris l’avion pour retourner en France en dépit des consignes des autorités.

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Ils pensaient que l’alcool soignait le coronavirus: des dizaines de morts en Iran 

TÉHÉRAN - Quarante-quatre personnes sont mortes intoxiquées après avoir bu de l’alcool frelaté en Iran à la suite d’une rumeur selon laquelle les boissons alcoolisées aideraient à guérir du nouveau coronavirus, selon un nouveau bilan fourni mardi par l’agence officielle Irna.

Avec un bilan officiel de 291 morts, l’Iran est l’un des principaux pays touchés par la maladie Covid-19 après la Chine et l’Italie.

En République islamique d’Iran, où la consommation et la vente d’alcool sont interdites, les médias locaux font régulièrement état d’intoxications mortelles avec de l’alcool de contrebande.

Et à la suite de rumeurs sur des vertus supposées de l’alcool contre le nouveau coronavirus, au moins 44 personnes sont décédées d’intoxication ces derniers jours dans le pays.

Selon Irna, la région comptant le plus de personnes décédées dans le cadre de cette série d’intoxications est la province du Khouzestan (sud-ouest), avec 36 morts — contre 20 annoncés la veille.

Ce nombre équivaut au double de victimes décédées du nouveau coronavirus dans cette même province (18), d’après la même source.

Les autres personnes décédées après avoir consommé de l’alcool frelaté se trouvent dans les provinces d’Alborz (7 morts), voisine de celle de Téhéran, et de Kermanshah (ouest).

Lundi, Irna, citant un responsable hospitalier local, avait ajouté que 218 personnes avaient été hospitalisées pour intoxication à Ahvaz, la capitale du Khouzestan.

Les consommateurs ont cru «des rumeurs selon lesquelles la consommation d’alcool pouvait être efficace dans le traitement (des maladies liées au) coronavirus», avait écrit l’agence en citant ce responsable.

L’agence avait aussi cité le procureur adjoint d’Alborz, selon lequel les personnes décédées avaient absorbé du méthanol après avoir été «induits en erreur par des publications sur internet» relatives au rôle censément bénéfique de l’alcool contre le coronavirus.

D’après les derniers chiffres officiels, plus de 8000 personnes ont été contaminées par le nouveau coronavirus en Iran, et 291 sont décédées.

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Ils pensaient que l’alcool soigne le coronavirus: 27 morts en Iran

TÉHÉRAN — Vingt-sept personnes sont mortes intoxiquées après avoir bu de l’alcool frelaté en Iran à la suite d’une rumeur selon laquelle les boissons alcooliques aideraient à guérir du nouveau coronavirus, a rapporté lundi l’agence officielle iranienne Irna.

Avec un bilan officiel de 237 morts lundi, l’Iran est l’un des principaux pays touchés par la maladie COVID-19 après la Chine et l’Italie.

La consommation et la vente d’alcool sont interdites en Iran, mais les médias locaux font régulièrement état d’intoxications mortelles avec de l’alcool de contrebande.

Selon Irna, 20 personnes sont mortes empoisonnées dans la province du Khouzestan (Sud-Ouest), et sept dans celle d’Alborz, voisine de Téhéran. L’agence ajoute, citant un responsable hospitalier local, que 218 personnes ont été hospitalisées à Ahvaz, capitale du Khouzestan, à la suite de cette intoxication.

Les consommateurs ont cru «des rumeurs selon lesquelles la consommation d’alcool peut être efficace dans le traitement [des maladies liées au] coronavirus», écrit l’agence en citant ce responsable.

L’agence cite aussi le procureur adjoint d’Alborz, selon lequel les personnes décédées avaient absorbé du méthanol après avoir été «induits en erreur par des publications sur Internet» relatives au rôle censément bénéfique de l’alcool contre le coronavirus.

Selon Irna, le nouveau coronavirus a fait 16 morts au Khouzestan.

D’après les derniers chiffres officiels, plus de 7000 personnes ont été contaminées par la maladie en Iran.  

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Pénurie de papier toilette: un tabloïd australien publie des pages blanches

SYDNEY - Un tabloïd australien a tourné jeudi en dérision la razzia sur le papier toilette liée à la panique générée par le coronavirus, en publiant des pages blanches pour l’usage de ses lecteurs qui viendraient à en manquer.

«Nous avons publié un cahier spécial intérieur détachable de huit pages, doté de lignes pour faciliter leur découpage, afin que vous puissiez les utiliser en cas d’urgence», claironne en une le NT News, un tabloïd de Darwin, la capitale du Territoire du Nord.

L’immense île-continent totalise 55 cas de contamination au nouveau coronavirus, selon le dernier bilan annoncé jeudi. Parmi les nouveaux cas, figure un bébé de huit mois vivant à Adélaïde (sud) et dont la mère, récemment rentrée d’Iran, avait été diagnostiquée positive mercredi.

La progression des chiffres de l’épidémie a provoqué dans certains supermarchés australiens une ruée sur les paquets de papier hygiénique, au point que le numéro un des supermarchés en Australie, Woolworths, a décidé mercredi de rationner ses ventes.

Woolworths a déclaré que la limitation à quatre paquets de papier hygiénique par personne s’appliquerait «pour garantir qu’un plus grand nombre de clients ait accès aux produits».

La police a même confirmé jeudi qu’elle avait dû immobiliser à coup de taser un homme dans un magasin à la suite d’une bagarre pour un paquet de papier toilette. Des médias ont rapporté que cet homme avait attaqué un autre client et un employé du magasin.

Alors que les photos de rayonnages dévalisés prospéraient sur les réseaux sociaux, les supermarchés se sont efforcés de rassurer la population en assurant qu’ils prenaient les mesures nécessaires pour assurer les approvisionnements.

Il y a eu également des pénuries de masques et gels hydroalcooliques, liées aux peurs déclenchées par l’épidémie de Covid-19.

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Insolite

James Bond terrassé par le coronavirus

LOS ANGELES — James Bond peut attendre. La sortie des prochaines péripéties du célèbre espion britannique, Mourir peut attendre, a été repoussée de plusieurs mois en raison des inquiétudes mondiales concernant le coronavirus.

Les studios MGM et Universal et les producteurs Michael G. Wilson et Barbara Broccoli ont annoncé mercredi sur Twitter que la sortie du film, prévue en avril, serait reportée à novembre. Les producteurs ont cité la prise en compte du marché mondial des salles de cinéma.

No Time To Die sortira désormais en salles au Royaume-Uni le 12 novembre et ailleurs dans le monde le 25 novembre.

Les films de James Bond réalisent une part importante de leurs bénéfices sur les marchés internationaux. Le film précédent, 007 Spectre, avait rapporté en 2015 plus de 679 millions $US à l’extérieur des États-Unis et du Canada, dont plus de 84 millions $ en Chine.

Des campagnes publicitaires pour le lancement du plus récent James Bond en Chine, au Japon et en Corée du Sud avaient déjà été annulées. Lundi, le populaire site d’admirateurs du célèbre espion, MI6-HQ.com, a publié une lettre ouverte exhortant les producteurs à retarder le lancement, au nom de la santé publique.

Le calendrier de sortie et de production des films hollywoodiens a déjà subi d’autres contrecoups du coronavirus. La semaine dernière, Paramount Pictures a interrompu la production du septième film de la franchise Mission : Impossible, qui devait être tourné à Venise. L’Italie a vu le nombre de cas de la maladie associée au COVID-19 exploser depuis que le premier test positif a été signalé dans le nord du pays le 19 février.

Le studio Paramount a également reporté la sortie en Chine de Sonic le hérisson, qui est déjà présenté sur les écrans nord-américains depuis le 14 février.

Le MIPTV annulé

Le MIPTV, deuxième plus grand événement mondial dédié aux professionnels de la télévision, prévu du 30 mars au 2 avril à Cannes (France), a été annulé «en raison de l’incertitude liée au coronavirus», ont annoncé mercredi les organisateurs.

Par ailleurs, le festival dédié aux séries internationales Canneseries, adossé depuis sa création au MIPTV et dont la 3e édition devait se dérouler du 27 mars au 1er avril, sur le même site dans le sud-est de la France, a quant à lui été reporté en octobre (du 9 au 14), a précisé la société organisatrice, Reed Midem.

L’équipe du MIPTV avait annoncé la semaine dernière que l’événement, qui devait mettre cette année à l’honneur la Corée du Sud, aurait bien lieu malgré la menace du coronavirus, tout en assurant qu’elle respecterait scrupuleusement «toutes les directives de santé publique locales et nationales».

Mais le président de Reed Midem, Paul Zilk, cité dans le communiqué annonçant l’annulation de l’événement, explique que «dans le contexte actuel, beaucoup de clients ont exprimé leur crainte de voyager», et que reprogrammer le MIPTV dans les mois suivants n’était pas faisable. La prochaine édition aura donc lieu en 2021, du 12 au 15 avril.

Le MIPTV (Marché international des programmes de télévision), créé dans les années 60, est organisé une fois par an à Cannes au Palais des festivals. C’est le deuxième marché audiovisuel international, derrière le MIPCOM, son pendant automnal, également organisé au même endroit par la même société.

C’est un coup dur pour cette grand-messe de la télévision mondiale, où des acheteurs de programmes du monde entier peuvent découvrir des contenus en avant-première et rencontrer des distributeurs et diffuseurs de tous les continents.

Le Louvre rouvert

À Paris, le musée du Louvre, fermé en raison du droit de retrait invoqué par son personnel face à la crise du coronavirus, a rouvert ses portes mercredi à la mi-journée, a annoncé sa direction dans un communiqué.

La réouverture a eu lieu sous les applaudissements de touristes qui attendaient, a constaté une journaliste de l’AFP.

Le musée le plus visité au monde (9,6 millions de visiteurs l’an dernier, dont 75 % d’étrangers) était resté fermé dimanche et lundi (mardi étant son jour de fermeture hebdomadaire).

Insolite

Enquête sur une Église promettant d'«immuniser» contre le coronavirus

RIO DE JANEIRO — La police brésilienne a ouvert une enquête sur une Église évangélique qui annonçait une cérémonie lors de laquelle elle promettait d'«immuniser contre toute épidémie, virus ou maladie», a indiqué mardi la commissaire chargée de l'affaire.

«Le pouvoir de Dieu contre le coronavirus. Venez parce qu'il y aura une onction avec de l'huile consacrée pendant le jeûne pour immuniser contre tout épidémie, virus ou maladie», a écrit sur les réseaux sociaux la Cathédrale globale de l'Esprit saint, de Porto Alegre (sud du Brésil).

Cinéma

Royaume-Uni: la plus large pièce jamais réalisée, pour le 25e James Bond

LONDRES — La Monnaie royale britannique a dévoilé lundi une pièce d'or de 7 000 livres (8 000 euros), la plus importante valeur faciale jamais produite, en l'honneur de James Bond, à un mois de la sortie du 25e volet de la saga de l'agent secret.

Sur cette pièce de 7 kg figure la légendaire Aston Martin de l'agent secret -avec sa fameuse plaque BMT 216A -, représentée à l'intérieur du canon d'un pistolet. Produite en un unique exemplaire, il s'agit aussi de «la plus large pièce jamais réalisée par la Monnaie royale», précise son site internet.

Si son prix de vente ne figure pas dans le communiqué de l'institution chargée de frapper la monnaie britannique, une version plus petite de la même pièce (2 kg et 2 000 livres de valeur faciale) est elle vendue en ligne pour environ 130 000 livres (150 000 euros).

Les deux pièces font partie d'une collection commémorative révélée peu avant la sortie du 25e film James Bond, Mourir peut attendre (No time to die). Les amateurs de la série d'espionnage pourront aussi acquérir trois pièces plus abordables (à partir de 13 livres), qui révèlent le logo «007» lorsqu'on les accole.

Sur ce triptyque en or et en argent figurent notamment la voiture sous-marin de L'espion qui m'aimait, l'emblématique smoking de l'espion britannique ou encore des répliques cultes comme le fameux «Shaken, not stirred» (mélangé au shaker, pas à la cuillère), décrivant ses préférences en terme de vodka Martini.

La sortie du 25e volet de la saga James Bond est prévue le 2 avril au Royaume-Uni et le 8 en France. C'est la cinquième - et a priori la dernière fois - que Daniel Craig, 51 ans, interprète le célèbre agent 007.

Insolite

Pour des millions de Brésiliens, la Terre est plate

SAO PAULO — «Ma seule certitude, c’est que je vais mourir et que la Terre est plate», lance Ricardo, dans son restaurant de Sao Paulo aux tables et chaises bleues «comme le ciel» où se retrouvent des «Terreplatistes».

Le sexagénaire ne veut pas donner son nom complet, préférant partir d’un éclat de rire forcé en guise d’explication. «Hahaha!... Ce rire, c’est la première réaction des gens quand vous leur dites que vous pensez que la Terre est plate».

«Il y a eu trop de polémiques. Parce que c’est la vérité et que ça réveille les gens», explique-t-il.

Ceux qui sont convaincus que la Terre est plate ont donc tendance à vivre dans l’ombre, un peu persécutés, quasi paranoïaques. Ils communiquent sur les groupes fermés de WhatsApp, sur Facebook et surtout YouTube, où leurs chaînes sont suivies par des dizaines de milliers de personnes.

Dans cet entre-soi numérique, le «terreplatiste» peut partager en liberté sa croyance, ses expériences en physique ou en optique : la Terre est stationnaire et plate. D’ailleurs, c’est écrit dans la Genèse.

«Notre mouvement a beaucoup grandi à partir de 2016/2017. Aujourd’hui au Brésil nous sommes plus de 11 millions à avoir déjà compris que la Terre était plate», dit Anderson Neves, un entrepreneur de 50 ans rencontré dans le restaurant de Ricardo.

C’est le chiffre avancé par le très sérieux institut Datafolha, soit 7 % des Brésiliens. Une communauté constituée majoritairement d’hommes, souvent catholiques ou évangéliques et relativement peu éduqués.

Ce mouvement est porté par la lame de fond complotiste de cette ère post-vérité où s’élève sans complexe, et particulièrement du cœur du pouvoir à Brasilia, un discours anti-intellectuel, antiscientifique, climatosceptique.

Anderson Neves exhibe un pamphlet contre les trois grands «mystificateurs» que furent Newton, Darwin et Copernic.

À côté de lui, une maquette d’une Terre plate comme un disque, surmontée d’un dôme transparent qui recouvre le soleil et la Lune, de taille égale.

«Les Grecs il y a 2000 ans»

«Quand on regarde l’horizon, qu’on va sur une montagne et qu’on prend des photos, on voit que [la Terre] n’est jamais incurvée comme l’affirment les livres scientifiques», poursuit M. Neves, un niveau à bulle à la main.

Pour les «terreplatistes», si la Terre était en mouvement, sa rotation — jusqu’à 1700 km/h à l’Équateur — ferait tout s’envoler. Si elle était sphérique, on verrait sa courbure depuis un avion.

«Pour percevoir la courbure, il faudrait être à environ deux fois l’altitude d’un vol commercial, à 20 000 mètres», explique Roberto Costa, astronome de l’Université de Sao Paulo.

«Depuis Galilée, au début du XVIIe siècle, on sait avec certitude que la Terre n’est pas plane, mais les Grecs l’avaient déjà compris il y a plus de 2000 ans», ajoute le scientifique.

«Ce qui nous frappe le plus, nous les astronomes, c’est la faiblesse des arguments des “terreplatistes”». Le pendule de Foucault, le lever du soleil ou de la Lune «sont des preuves irréfutables de la rotation de la Terre».

Pour les scientifiques, le «terreplatisme relève davantage de la sociologie et de la psychologie que de l’astronomie», dit-il.

«La tour Eiffel penchée»

Pourtant la théorie de la Terre plate s’est insinuée jusqu’aux portes du pouvoir à Brasilia. L’influent maître à penser du président Jair Bolsonaro, Olavo de Carvalho, un ex-astrologue, a tweeté «ne pas pouvoir, à ce jour, réfuter» les vidéos «montrant que les surfaces aquatiques sont planes».

Afonso de Vasconcelos est lui aussi exilé aux États-Unis, où les «platistes» sont nombreux. L’un d’entre eux est mort le week-end dernier dans l’explosion de la fusée à vapeur construite dans son jardin.

M. de Vasconcelos est un cas unique dans les annales d’un docteur en géophysique de la prestigieuse Université de Sao Paulo à croire en une Terre plate. Sa chaîne YouTube «Ciencia de Verdade» (Science de vérité) compte 345 000 abonnés.

Sur YouTube cartonne aussi celle de Siddhartha Chaibub, l’un des organisateurs de la convention ayant réuni plusieurs centaines de «terreplatistes» brésiliens, la première du genre, en novembre 2019 à Sao Paulo.

Principale cible de ces conspirationnistes : la NASA. L’agence spatiale américaine manipulerait ses images satellites.

«L’Homme n’est jamais allé sur la Lune, c’est un montage», assure ainsi le restaurateur Ricardo. «Vous avez déjà vu la tour Eiffel penchée sur les images satellites, vous?»

Toujours armé de son niveau à bulle, Anderson Neves conclut : «les terreplatistes sont les plus intelligents. Écrivez-le!»

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Leur bébé régurgite un ver, les parents portent plainte contre le fabricant de lait

RENNES - Un couple de parents français a déposé plainte contre le fabricant de lait infantile Gallia, après que leur enfant de trois mois a régurgité un ver parasitaire de plusieurs centimètres, a-t-on appris mercredi auprès du commissariat de la ville bretonne de Saint-Malo (ouest).

«Une mère de famille est venue déposer plainte (mardi) faisant état de fait concernant son enfant, et de l’administration du lait Gallia», a indiqué le commissariat de Saint-Malo, confirmant des informations du quotidien régional Ouest France.

«Au mois de novembre, sa fille de trois mois a eu des montées de température. Elle l’a emmenée aux urgences où elle a été traitée dans un premier temps. Et quelques jours après, elle a vomi un ver de 6 à 7 centimètres de sa bouche», précise le commissariat.

Selon la déposition de la maman aux enquêteurs, «le ver a été analysé et l’hôpital a conclu à un ver parasitaire» qui «n’a pas été créé» par l’organisme de l’enfant.

Cette mère a affirmé au commissariat déposer plainte après «avoir entendu dans les médias que deux autres enfants ont eu les mêmes symptômes».

Selon Ouest France, une autre plainte a été déposée simultanément dans le Puy-de-Dôme (centre) et un troisième cas avait été soupçonné dans les Landes (sud-ouest).

«Nous avons été contactés par des parents du Puy-de-Dôme qui ont vécu la même situation, à la différence qu’eux ont trouvé la larve vivante dans la boîte», a affirmé la plaignante citée dans le journal.

Le lait infantile Gallia est fabriqué par le groupe agroalimentaire français Danone.  «Plusieurs hypothèses peuvent expliquer la présence d’un insecte: les conditions de transport, de stockage en entrepôt, de conservation, etc.», a déclaré la directrice financière de Danone, Cécile Cabanis, précisant que les boîtes incriminées ne leur ont pas été retournées pour analyse.

«En ce qui concerne, la chaîne de production, nous rappelons que la poudre de lait ne transite pas à l’air libre. Elle chemine dans des tuyaux fermés et est conditionnée sous atmosphère protectrice avec moins de 2% d’oxygène, rendant de fait impossible la survie d’un organisme vivant dans ces conditions», a-t-elle ajouté, lors d’une conférence de presse pour présenter les résultats annuels du groupe.

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Déguisés en canaris, des écologistes bloquent une mine de charbon anglaise

LEADGATE — Des militants du mouvement Extinction Rebellion, certains déguisés en canaris et enfermés dans des cages, ont bloqué mercredi l’entrée d’une mine à ciel ouvert dans le nord-est de l’Angleterre afin de dénoncer ses projets d’agrandissement.

Extinction Rebellion a promis trois jours de mobilisation sur ce site de Bradley, près de Dipton, qui est en exploitation depuis 2018 et appartient au groupe The Banks.

Le site est une des quelques mines de charbon à ciel ouvert qui fonctionnent encore au Royaume-Uni malgré l’abandon total de cette énergie très polluante prévu d’ici 2025.

«Nous ne sommes pas violents», ont scandé les militants, dont certains arboraient chapeau et écharpe jaune pour rappeler la couleur du canari.

«Les canaris étaient utilisés au fond des mines pour détecter en premier les risques pour la vie», notamment des émanations de gaz, explique un des militants qui a refusé de donner son nom cité par l’agence PA.

«Nous sommes là pour essayer d’arrêter la mine de charbon parce que nous n’en avons pas besoin», a-t-il expliqué.

La cinquante d’activistes rassemblés sur les lieux demandent aux autorités locales et au gouvernement de rejeter la demande faite par The Banks d’agrandir la mine afin d’en augmenter la production.

La société minière a répliqué mercredi en assurant que le charbon était nécessaire pour plusieurs industries, expliquant que si le Royaume-Uni n’en produit plus, il devra en importer d’Australie et de Russie.

«Cinq à six millions de tonnes de charbon seront nécessaires chaque année au Royaume-Uni comme matière première pour les industries de l’acier et du ciment afin que nous pussions construire des infrastructures nécessaires dans l’éolien, le solaire, le logement, les routes et les voies ferrées», a justifié Mark Dowdall, un responsable de The Banks.

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Mystérieuse hécatombe de vautours en Guinée-Bissau

BISSAU - Des centaines de vautours sont morts pour une raison mystérieuse ces derniers jours en Guinée-Bissau, ont indiqué mardi les autorités, qui ont recommandé aux populations d’éviter les contacts avec les cadavres des rapaces pour écarter les risques de contamination dans l’attente des résultats d’analyses vétérinaires.

Des dizaines de vautours morts ont notamment été retrouvés aux abords de l’abattoir principal de Bissau, où ils rôdent habituellement en grand nombre pour se nourrir de déchets de viande, ont indiqué des ouvriers de l’établissement.

Le phénomène a touché depuis environ une semaine plusieurs régions de cette ancienne colonie portugaise d’Afrique de l’Ouest au climat tropical, notamment Bafata (est), Quebo (sud) et l’archipel des Bijagos (ouest), avant d’atteindre la capitale.

«J’ai été avisé par des bouchers et la population de la découverte des carcasses de vautours. Au total, on en a dénombré une centaine, mais nous n’avons pas encore une source médicale ou vétérinaire pour nous donner les raisons (expliquant) autant de morts de vautours», a déclaré à la presse le gouverneur de la région de Bafata, Dundu Sambù.

Quelque 135 rapaces ont été incinérés lundi dans cette région, à l’écart des zones habitées et sous la surveillance des autorités sanitaires et de représentants de l’État, selon le journal bissau-guinéen O Democrata, qui estime à plus de 240 le nombre de rapaces morts ces derniers jours dans le pays.

Des prélèvements ont été effectués et seront analysés dans un laboratoire de Dakar, au Sénégal voisin, afin de déterminer s’il s’agit d’»une grippe aviaire ou non», a déclaré à l’AFP un responsable national des services vétérinaires, Mboma Baldé.

Les populations ont été invitées à éviter tout contact avec les oiseaux morts et à empêcher les animaux domestiques de s’en approcher ou de s’en nourrir, a indiqué le gouverneur de Bafata, cité par O Democrata.

Dans les îles des Bijagos, au large de Bissau, où le vautour est un animal totem, des habitants ont sacrifié des poulets et répandu de l’huile de palme sur l’autel lors de cérémonies traditionnelles pour conjurer ce qu’ils estiment être une malédiction, a expliqué à l’AFP le fils d’un féticheur local.

Insolite

L’étonnante popularité d’un trou dans un mur anglais fait réagir Tripadvisor

LONDRES — Une banale ouverture ronde dans un mur carrelé, près de l’entrée d’une banque dans une petite ville anglaise, a été, par dérision, transformée en attraction par les internautes sur Tripadvisor, poussant le site à suspendre les commentaires la concernant.

Cet oeil-de-boeuf dans un muret, sans prétention architecturale, près du distributeur de billets de l’agence NatWest d’Ilkeston (centre de l’Angleterre) a été propulsé, à force de commentaires élogieux et ironiques, en tête des attractions de la ville, devant le musée d’histoire locale ou ses églises.

Tripadvisor, régulièrement accusé de ne pas faire le ménage dans les posts qui lui sont adressés, a décidé lundi de rendre invisibles les 62 avis écrits par les internautes et suspendu la publication de nouveaux.

«En raison d’un événement récent exposé dans les médias ayant suscité de nombreux envois d’avis qui ne décrivaient pas une expérience directe avec cet établissement, nous avons suspendu la publication de nouveaux avis sur cette page», est-il indiqué sur la page de l’attraction.

Le succès du «Natwest Hole» (le trou de la Natwest) avait attiré l’attention de médias locaux ainsi qu’une foule de commentaires moqueurs, certains publiant des photos sur les lieux.

«J’ai vu la Muraille de Chine, la tour Eiffel, le Grand Canyon mais le trou de NatWest est la structure la plus inspirante jamais vue», a écrit un internaute, cité par les médias britanniques avant que les commentaires ne soient supprimés.

«La manière dont les ouvriers - pu construire un ouvrage d’une telle ampleur dans les années 90 dépasse l’imagination», a estimé un autre.

«Sixième visite à cette attraction la semaine dernière, cela vaut toujours les neuf heures de route», selon un troisième.

En septembre, Tripadvisor avait affirmé avoir bloqué 1,4 million de «faux» avis en 2018, à comparer aux plus de 750 millions qu’elle regroupait alors.

Certains commentaires peuvent être fantaisistes, comme à Ilkeston, tandis que d’autres servent à manipuler la note d’un établissement, en bien ou en mal.