Les activités du complexe familial coopératif (CFC) sont interrompues. Le service de garde le Virevent fonctionnera jusqu’au 7 février. À noter que les services du Bilboquet ne sont aucunement touchés.

Incapable de payer ses dettes au Bilboquet, le Complexe familial évincé

Les activités offertes aux enfants et à leurs parents au Complexe familial coopératif (CFC) cessent samedi prochain. Le CFC étant incapable en ce moment de rembourser sa dette au CPE Le Bilboquet, il doit quitter les lieux. Une mise en demeure a été reçue à cet effet, explique le président du conseil d’administration du CFC, Patrice Leclerc.

« On avait une dette envers le Bilboquet. Ils nous demandaient de rembourser, sinon il fallait quitter les lieux », note M. Leclerc, en soulignant que le complexe n’est pas en mesure de rembourser l’établissement à ce moment-ci. « On nous demande de quitter les lieux d’ici le 11 février. »

Il a préféré ne pas s’avancer sur l’ampleur de cette dette.

Les mauvaises nouvelles s’accumulent au CFC, qui regroupe des installations pour enfants depuis 2016 après plusieurs années d’attente. Le complexe a vu le jour à l’intérieur des locaux du Bilboquet et regroupait des espaces où les enfants pouvaient aller s’amuser avec leur famille, en plus d’offrir le service de garde Le Virevent et une halte-jeux.

L’automne dernier, on apprenait que le CPE de la rue Plaisant a été placé sous administration provisoire pour des raisons financières.

Le conseil d’administration du centre de la petite enfance avait avisé le ministère de la Famille que le directeur général du CPE, Bernard Beaupré, avait été « démis de ses fonctions ».

Le Bilboquet a tenté de donner un coup de pouce financier au CFC, qui connaissait des difficultés financières, ce qui a eu des impacts sur les finances du CPE, une institution dans le milieu de la petite enfance.

Avis d’évacuation

Le ministère de la Famille a récemment émis un avis d’évacuation à compter du 8 février parce que le service de garde le Virevent du CFC fonctionnait sans permis, alors qu’une cinquantaine d’enfants le fréquentaient. La qualité des services n’a cependant jamais été remise en cause dans ce dossier.

Même si le service de garde aurait pu demeurer ouvert s’il n’avait compté que six enfants, ce ne sera pas le cas, étant donné que le complexe doit libérer les locaux du Bilboquet, explique M. Leclerc.

Patrice Leclerc explique que le complexe a vécu une phase de redressement cet automne. La clientèle était tout de même au rendez-vous. « On était dans une situation où les activités allaient mieux, on était maintenant capable de démontrer qu’on était sur la bonne voie. La non-conformité vient plomber nos efforts pour l’instant, du moins dans le modèle que l’on a présentement. »

Une assemblée est prévue le 19 février, au cours de laquelle les membres de la coopérative seront appelés à se prononcer sur la survie de la coopérative. Ils pourront aussi proposer des pistes de solution pour la suite des choses et les activités du centre. La coopérative du CFC compte une centaine de membres.

Il a été impossible d’avoir le nombre exact d’employés touchés, mais ils seraient environ cinq.

« À court terme, les employés ont été avisés de la cessation des activités », précise M. Leclerc.

La suspension des activités du service de garde a semé la consternation auprès des parents, qui doivent maintenant trouver un plan B pour leurs enfants. Le service de garde cessera ses activités le 7 février.

Une demande de permis a été déposée au Ministère, mais M. Leclerc ne se fait pas de faux espoirs. Il réfère aux propos du ministre de la Famille, Luc Fortin, qui a soutenu dans nos pages que selon des données préliminaires, le nombre de places dans l’est de Sherbrooke est plus grand que le nombre d’enfants.

Quant à savoir pourquoi le CFC a pu fonctionner sans permis tout ce temps, le président du conseil d’administration avance plusieurs facteurs qui se sont enchaînés, dont le fait que le conseil s’est appuyé sur la direction du Bilboquet et des « formalités administratives » comme le retard de documents.