Le Centre pour femmes immigrantes de Sherbrooke s’associe aux femmes autochtones du Québec pour sensibiliser le grand public à leurs difficultés communes. Sur la photo, on reconnaît Monawa Usof Ali Muhiby, présidente, Teresa Bassaletti, fondatrice et Nathalie Araneda, directrice.

Immigrantes et autochtones s’unissent pour avancer

Le Centre pour femmes immigrantes de Sherbrooke s’associe aux femmes autochtones du Québec pour sensibiliser le grand public à leurs difficultés communes et célébrer la Journée internationale des femmes.

« Le forum que nous organisons a pour objectif de faire le pont et tisser des liens entre les femmes autochtones et les femmes immigrantes qui font face aux mêmes enjeux soit la pauvreté, la violence, l’exclusion sociale et le manque d’emploi. Nous espérons sensibiliser la société d’accueil et promouvoir des valeurs d’égalité et d’ouverture », explique la directrice générale du Centre pour femmes immigrantes, Nathalie Araneda.

Les femmes autochtones de Kawaké, le conseil des élues des Abénakis d’Odanak et les artistes peintres Cris de l’Ouest canadien ont confirmé leur présence à l’événement qui se déroulera de 16 h à 19 h jeudi, dans les installations du centre situé au 942 rue Belvédère Sud, à Sherbrooke.

Lors de l’activité, Viviane Michel, présidente des Femmes autochtones du Québec, prendra également la parole pour dénoncer la violence conjugale, la violence sexuelle et la violence institutionnelle envers les femmes autochtones, souligner la difficulté d’accès aux services de santé, la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de la jeunesse et les séquelles des pensionnats qui affectent plusieurs générations d’autochtones.

« Le Centre pour femmes immigrantes considère essentiel d’appuyer les groupes de femmes autochtones qui, parallèlement aux femmes immigrantes, constituent les groupes les plus marginalisés et défavorisés de la société », note la fondatrice de l’organisme communautaire, Teresa Bassaletti.

Le Centre pour femmes immigrantes qui offre, entre autres, des cours de francisation croit aussi à l’importance de la transmission de la langue maternelle pour les immigrantes comme pour les autochtones.

« Il est important d’apprendre le français pour l’intégration des femmes à la société québécoise, mais la société doit aussi valoriser la langue maternelle des femmes immigrantes ou autochtones, car sinon, les enfants ne sont plus capables de communiquer avec leurs grands-parents ce qui peut créer de l’isolement et une perte dans la transmission de la culture », résume Nathalie Araneda.

Le grand public est invité à célébrer la Journée internationale des femmes. Les billets sont en vente au prix de 20 $ par téléphone 819 822-2259 ou courriel (cfimmig@cooptel.qc.ca).