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Le projet soumis pour l’intersection du boulevard René-Lévesque et la rue Matisse est un bâtiment comportant une cinquantaine d’appartements et des commerces.
Le projet soumis pour l’intersection du boulevard René-Lévesque et la rue Matisse est un bâtiment comportant une cinquantaine d’appartements et des commerces.

Immeuble de six étages sur René-Lévesque: une étape vers un référendum

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
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Le terrain en face de l’école de la Croisée, à l’intersection du boulevard René-Lévesque et de la rue Matisse, continue de provoquer les débats. Si les citoyens ont rejeté la possibilité d’y voir une station-service, le projet d’immeuble à logements de six étages déposé à la Ville pourrait faire l’objet d’un registre, une étape préalable à la tenue d’un référendum.

Le projet en question, qui doit compter une cinquantaine de logements et des commerces, a fait l’objet de demandes de registre valides. Les citoyens opposés au projet pourront donc signer le registre du 3 au 18 février pour exiger la tenue d’un référendum. Les élus auraient alors à se prononcer à savoir si les citoyens seront appelés à voter sur le projet ou si le promoteur doit être invité à retourner à la table à dessin.

Le promoteur pourrait néanmoins, au plus tard le 2 février, déposer une demande de renonciation à la tenue du registre. Autrement dit, s’il recueille la signature de plus de la moitié des citoyens habiles à voter sur un document signifiant leur accord au projet, le registre pourrait être annulé. « S’il y a une renonciation, le projet sera réputé approuvé par les personnes habiles à voter », résume la greffière Line Chabot. 

Pour signer le registre, les citoyens doivent habituellement se déplacer à l’hôtel de ville. En période de COVID, ils pourront procéder par courriel, en envoyant une preuve d’identité. 

Annie Godbout

«Prématuré»

La conseillère du district, Annie Godbout, a demandé s’il fallait reprendre tout le processus d’approbation si le promoteur décidait de retrancher un étage à son projet. 

« À ce stade-ci, il est trop tard pour apporter des modifications. Si c’est ce que vous voulez faire, il faut mettre fin au projet », a répondu Me Chabot.

Annie Godbout rapporte que les principales doléances des citoyens concernent la hauteur du bâtiment et les enjeux de circulation. « La quiétude dans le secteur est aussi un enjeu. Devant l’école, certains ne souhaitent pas d’un multilogement. »

La conseillère trouve tout de même le projet intéressant. « Je l’ai dit au départ et je le pense encore, mais j’entends les gens. Je pense qu’il est prématuré dans la séquence de développement du secteur. Nous avons des enjeux de densification de notre territoire, mais parce qu’il n’y a rien autour pour le moment, ça donne l’impression d’un éléphant qui n’est pas au bon endroit. »

Mme Godbout ajoute que la clientèle visée pour les appartements serait âgée de plus de 55 ans, ce qui limiterait les entrées et sorties à heures de grande circulation.

Si les citoyens signent le registre en nombre suffisant, Annie Godbout ne pourra plus soutenir ce projet. « Pour moi, le message serait très clair. La balle est donc dans le camp des citoyens. »