Un homme de 39 ans pourrait faire face à la justice pour avoir laissé sa fillette de 4 ans dans son véhicule pendant qu’il se trouvait dans un bar du centre-ville de Sherbrooke.

Il laisse sa fille de 4 ans dans la voiture pendant qu’il est au bar

Un homme de 39 ans pourrait faire face à la justice pour avoir laissé sa fillette de 4 ans dans son véhicule pendant qu’il se trouvait dans un bar du centre-ville de Sherbrooke.

L’évènement troublant est survenu dans la nuit du 17 au 18 août sur la rue Wellington Sud.

Un témoin a aperçu l’enfant en pleurs dans la rue vers 2 h 15 dans la nuit.

« La fillette était apeurée. Elle avait uriné dans son pyjama. Elle avait faim et était assoiffée », confirme le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Les patrouilleurs sont rapidement arrivés sur place pour aider la fillette. Le père de l’enfant est alors sorti d’un bar et a été dénoncé par des passants.

« Il a confirmé aux patrouilleurs qu’il était le père de l’enfant. Il a mentionné qu’il n’était pas fier de lui et que les policiers pouvaient l’arrêter », signale le porte-parole du SPS.

Un signalement a été effectué à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). La mère est rapidement arrivée au SPS pour prendre soin de son enfant.

Le dossier a aussi été soumis au directeur des poursuites criminelles et pénales qui déterminera si des accusations de négligence criminelle doivent être portées.

« C’est un type de situation qui arrive rarement. Nous référons ces dossiers à la DPJ », explique le porte-parole du SPS.

En vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS ne peut confirmer ni infirmer qu’un signalement a été fait dans cette affaire.

De manière générale, la négligence parentale demeure la problématique pour laquelle le plus de signalements sont retenus en Estrie.

Selon le rapport 2018-2019 de la DPJ, ce sont 614 signalements pour négligence qui ont été retenus, soit 27 pour cent de tous les signalements retenus en Estrie. Au cours de la même période, selon la DPJ, 339 signalements ont été retenus pour risque sérieux de négligence.