Le centre administratif d’Hydro-Sherbrooke porte maintenant le nom de Jean Bourassa. Un hommage lui a été rendu, notamment en présence de ses deux filles, Claire et Hélène, du président d’Hydro-Sherbrooke, Julien Lachance, du maire Steve Lussier, du directeur d’Hydro-Sherbrooke, Christian Laprise, d’un de ses prédecesseurs, Gilles Veilleux, et du président du comité de toponymie, Paul Gingues.

Hydro-Sherbrooke honore un bâtisseur

Le centre administratif d’Hydro-Sherbrooke porte désormais le nom de Jean Bourassa, qui a agi à titre de directeur de l’organisation de 1970 à 1989. Une cérémonie a permis d’honorer sa mémoire, mercredi, et de rappeler son rôle pour éviter la nationalisation du service d’électricité des Sherbrookois.

« M. Bourassa est entré à l’emploi de la Compagnie hydroélectrique de Sherbrooke en 1956. Il est devenu le premier directeur d’Hydro-Sherbrooke en remplaçant le surintendant général, Gaston Massé. Son importante contribution est aujourd’hui immortalisée », a commenté le maire Steve Lussier.

Le président du comité de toponymie, Paul Gingues, a dressé une courte biographie de Jean Bourassa. « Né en 1924, il a terminé ses études en 1946 à l’école Polytechnique. Peu de temps après l’obtention de son diplôme, il travaille pour la compagnie General Electric de Peterborough. Il sera ensuite embauché à la Montreal Tramway avant de faire un court passage à Hydro-Québec. En 1956, il est engagé comme ingénieur dans ce qui deviendra Hydro-Sherbrooke en 1963.

« C’est sous sa direction que le réseau électrique de Sherbrooke a réussi à survivre au mouvement de nationalisation des réseaux municipaux du Québec. Il allait de soi à la Ville de Sherbrooke de garder bien vivante la mémoire d’un homme de sa trempe. »

L’actuel directeur d’Hydro-Sherbrooke, Christian Laprise, était heureux de rendre hommage à l’un de ses prédecesseurs, rappelant qu’Hydro-Sherbrooke compte aujourd’hui 150 employés, huit centrales, trois postes de transformation, avec un quatrième en construction, et 84 500 clients. « Aujourd’hui, Hydro-Sherbrooke est une richesse qui fait l’envie de plusieurs villes au Québec, mais aussi au Canada. »

Les filles de Jean Bourassa, Hélène et Claire, étaient présentes pour accueillir l’hommage rendu à leur père. « Le centre qui portera son nom est depuis longtemps associé pour nous à des souvenirs très heureux. Lorsque nous étions jeunes, papa nous amenait souvent lorsqu’il venait travailler le dimanche », raconte Hélène Bourassa.

« Nous avons toujours senti qu’il aimait son travail. Il aimait surtout les gens avec qui il faisait équipe. Nous le sentions particulièrement les soirs d’orages, où il fallait réparer les dommages causés au réseau électrique. Grâce à l’attitude calme et positive de nos parents, ma sœur et moi avons toujours aimé les orages. »

En participant au travail pour rendre hommage à son père, Hélène Bourassa a réalisé toute l’ampleur du travail réalisé par l’ancien directeur d’Hydro-Sherbrooke. « Je pense particulièrement à la requête d’Hydro-Sherbrooke pour obtenir un tarif de distribution équitable d’Hydro-Québec. Cette victoire couronnait un travail exigeant qui s’était étalé de 1977 à 1983 et qui allait assurer la rentabilité d’Hydro-Sherbrooke dès 1984. »

Le territoire d’Hydro-Sherbrooke s’étend d’Ascot Corner à Sainte-Catherine-de-Hatley et de Waterville à Saint-Denis-de-Brompton.