Sandra Saint-Hilaire et Kesner Meus déplorent les délais qui s'allongent pour la reconstruction de leur logement incendié de la Place Delorme, appartenant à l'Office municipal d'habitation de Sherbrooke. «On nous avait dit que le logement serait prêt pour la rentrée scolaire. Cependant, il ne se passe rien», déplore Kesner Meus.

Huit entassées dans un cinq et demi

Contraints à vivre à huit personnes dans un logement de cinq pièces et demi depuis l'incendie de leur logis en mai dernier, une famille de la Place Delorme à Sherbrooke déplore les délais dans la reconstruction de leur logement appartenant à l'Office municipal d'habitation de Sherbrooke (OMHS).
Kesner Meus et Sandra Saint-Hilaire attendent impatiemment de retrouver le logis qu'ils ont quitté en trombe dans la nuit du 3 au 4 mai dernier lors d'un feu de cuisson.
Une dizaine de jours après l'incendie, la compagnie après-sinistre affectée par leur assureur avait déjà nettoyé les lieux dans l'objectif qu'il puisse être rénové le plus rapidement possible.
« On nous avait dit que le logement serait prêt pour la rentrée scolaire. Cependant, il ne se passe rien », déplore Kesner Meus.
Ce dernier mentionne que l'OMHS leur avait expliqué qu'un appel d'offres devait être fait à la suite de la réception des devis de reconstruction.
« Rien n'a bougé dans le logement. Notre retour dans le logement avait été reporté à la mi-octobre, mais nous sommes rendus presque à la mi-septembre et rien n'a bougé », signale M. Meus, qui a cependant reçu une confirmation que les travaux seraient exécutés pour le 16 octobre après des vérifications faites par La Tribune.
L'OMHS assure que l'entrepreneur a été choisi et que les travaux doivent commencer lundi prochain, 11 septembre.
« L'exécution de travaux dans un HLM, qui est en quelque sorte un édifice gouvernemental, ne se fait pas de la même façon que pour une résidence privée. Il faut suivre un processus d'appel d'offres qui prend plus de temps. Les délais avec les assureurs, les devis de reconstruction, l'appel d'offres et le choix de l'entrepreneur à la suite des soumissions reçues justifient les délais. Nous avons fait le plus rapidement possible », assure la directrice des services des immeubles, Caroline Pelletier.
La directrice générale de l'OMHS, Dominique Raynauld assure qu'un logement adapté à la famille sur la rue Triest dans l'arrondissement de Fleurimont avait été offert. Mais l'offre avait été refusée par la famille pour ne pas déraciner leurs enfants.
« Tout notre réseau d'amis et de parents reste dans l'ouest de la ville. Nous ne voulions pas non plus traumatiser nos enfants une deuxième fois par un déménagement. Ils ont vécu difficilement l'incendie », explique Sandra Saint-Hilaire.
En attendant que les travaux soient exécutés, la famille réussit tant bien que mal à cohabiter dans un cinq et demi avec des enfants de 5 à 16 ans.
« Les trois gars sont dans une chambre et les trois filles dans l'autre. Nous avons dédié une chambre pour entreposer nos affaires. Pour notre part, on dort dans le salon. Ce n'est pas évident comme situation », constate Sandra Saint-Hilaire.
Les trois lits cordés dans les chambres et la pièce-entrepôt qui déborde de boîtes et d'effets personnels témoignent du caractère exigu des lieux.
« Nous avons hâte de retrouver notre logement, notre milieu de vie et nos voisins. L'endroit où nous vivons est vraiment intéressant. Nos adolescents ont aussi très hâte de pouvoir retrouver leur chambre. En attendant, nous devons voyager nos enfants dans cinq écoles tous les matins au lieu que certains puissent s'y rendre à pied », indique Kesner Meus.