La fondatrice de l’entreprise sherbrookoise Hot Poc, Sabrina Hémond, dans son entrepôt improvisé.
La fondatrice de l’entreprise sherbrookoise Hot Poc, Sabrina Hémond, dans son entrepôt improvisé.

Hot Poc: une technologie thermique au service du sport

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
Au service des amateurs de sports en plein air, l’entreprise sherbrookoise Hot Poc s’est récemment lancée dans la confection de chauffe-mains réutilisables. « Le but de mon entreprise est de développer des solutions réutilisables pour permettre aux gens de continuer à jouer dehors la tête tranquille », résume Sabrina Hémond.

« Au froid, nos téléphones gelaient tout le temps », souligne la fondatrice de Hot Poc en entrevue avec La Tribune.

C’est donc à la suite d’un voyage de ski dans l’Ouest canadien que la Sherbrookoise s’est demandé s’il existait, d’une part, des solutions pour garder son téléphone en vie.

Sabrina Hémond, également cofondatrice de l’entreprise sherbrookoise Unique Wool, voulait toutefois trouver une solution thermique réutilisable à son problème.

Pour son tout nouveau projet d’affaires, elle s’est finalement inspirée d’une technologie déjà existante, mais que l’on retrouve surtout dans le domaine médical, précise-t-elle.

Il suffit de cliquer sur le petit disque qui se retrouve à l’intérieur de la pochette. Par la suite, la chaleur se dégage instantanément avec le contact de l’eau et du sodium. « En réalité, j’ai seulement adapté le concept pour le domaine du sport. »

Grâce à son expérience et son réseau de contacts chez Unique Wool, Sabrina Hémond n’a pas trop eu de difficulté à développer son produit. Rapidement, elle a contacté les fournisseurs qu’elle connaissait pour qu’ils puissent la mettre en contact avec les bonnes personnes et ainsi se lancer dans la confection des chauffe-mains réutilisables.

« C’était aussi plus facile pour moi, car je n’ai pas inventé cette technologie. Bien plus simple que de développer une technologie de A à Z qui nécessite alors des années de recherche et développement. »

Même si pour l’instant elle n’a rien trouvé pour garder le fameux téléphone en vie, l’entrepreneure précise qu’Hot Poc offrira éventuellement d’autres produits que les chauffe-mains réutilisables. Pour le moment, Sabrina Hémond souhaite uniquement mettre l’accent sur ce produit, car elle estime que ce dernier mérite d’être connu.

La pandémie n’a pas été un frein au lancement du nouveau produit. La diminution des voyages à l’étranger, la hausse d’achat de chalets et l’augmentation des passes de saison pour le ski ou le surf des neiges font d’ailleurs en sorte que les gens profiteront encore plus des sports d’hiver. Sabrina Hémond se dit peut-être optimiste avec tous ces changements, mais elle voit quand même un beau potentiel en cette période pandémique. « Mais en même temps, je vis vraiment dans un monde de licorne. Un peu trop », ricane Sabrina Hémond.

Se réchauffer plus d’une fois

Contrairement aux modèles plus classiques sur le marché, le même Hot Poc peut être réutilisé à plusieurs reprises et atteindre une température entre 50 et 57°C.

Les chauffe-mains réutilisables Hot Poc.

« Les plus classiques fonctionnent une seule fois pendant 8 heures tandis que les autres c’est jusqu’à 100 réutilisations entre 20 et 60 minutes », précise-t-elle.

À noter qu’au bout de 60 minutes, le liquide translucide à l’intérieur de la pochette se cristallise. Pour réutiliser le Hot Poc éventuellement, il suffit de le bouillir pour un maximum de 5 minutes jusqu’à ce que le contenu reprenne sa forme initiale.