Thomas Cameron et sa mère Karine
Thomas Cameron et sa mère Karine

Hommage rendu à Thomas Cameron sur les lieux du drame

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Les proches de Thomas Cameron se sont réunis pour lui rendre hommage un an jour pour jour après les tragiques événements qui lui ont coûté la vie sur les lieux mêmes où ils sont survenus au parc Adrien-Cambron à Sherbrooke.

« Un an après son décès, il était important de souligner sa trop courte vie et de lui rendre hommage », explique sa mère Karine Cameron en entrevue avec La Tribune.

Une cinquantaine de proches de Thomas Cameron se sont recueillis dans la cour du pavillon Laporte de l’école des Avenues où sont survenus les tristes événements pour lesquels deux adolescents sont accusés. Une envolée de ballons a eu lieu pour commémorer le décès du jeune homme.

« La dernière année a été très difficile sans Thomas. Le premier Noël, l’anniversaire des 19 ans qui n’a pas eu lieu, ou la fête des Mères ; tout ça a été très difficile à vivre sans mon fils unique », explique la mère de Thomas Cameron.

Elle signale avoir été touchée l’hiver dernier par l’attention du festival de hockey Novice-O-Rama qui a rendu hommage à son fils par la création d’un prix qui sera décerné chaque année au bénévole qui se sera le plus illustré.

« Ça fait du bien de voir que des gens soulignent les qualités de ton fils. Thomas avait le cœur à la bonne place », signale sa mère.

Karine Cameron a aussi rendu hommage à son fils sur une page Facebook qu’elle a créée en souvenir de lui.

« Pendant un an, j’ai vécu de nombreuses vagues d’émotions. Des plus petites aux plus grosses vagues qui déferlaient sauvagement sur moi sans que je puisse faire quoi que ce soit. J’avais l’impression que j’allais me noyer et j’étouffais. Les vagues pouvaient m’apporter bien de mauvaises choses comme des algues ou des débris et me blessaient à chaque fois. Parfois le soleil se montrait le bout du nez et me réconfortait avec ses doux rayons et des vagues me laissaient de beaux cadeaux, des huîtres avec de magnifiques perles à l’intérieur. Des signes de mon beau Thomas pour me permettre de passer au travers cette horrible souffrance. Je lui parle tout le temps à mon bel amour, car je sais qu’il vit encore dans la partie la plus précieuse de mon cœur. La nature étant un apaisement pour moi et j’y trouve quelques petits bonheurs en m’y promenant. J’essaie d’apprendre à vivre avec cette nouvelle vie et je l’apprivoise tranquillement, petit à petit car je sais que la douleur sera éternelle. J’aime mon fils plus que tout au monde et ce sera ainsi pour le reste de ma vie », a exprimé Karine Cameron.

Au cours des prochaines semaines, Karine Cameron entamera l’épreuve du processus judiciaire où un individu de 18 ans, qui en avait 17 au moment des gestes allégués, et une adolescente subiront l’enquête préliminaire et ensuite leur procès pour le meurtre de Thomas Cameron. 

« Au cours des prochains mois, ce sera la justice et encore la justice. Je trouve important d’y assister en personne. Je ne veux pas suivre ça comme un film à la télé. Je veux voir la réalité pas la vivre de façon virtuelle », explique Karine Cameron.

Elle mentionne que le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) et l’Association des personnes assassinées ou disparues (AFPAD) ont été d’un grand support.

« Ce sont des gens très respectueux. Ils répondent à mes nombreuses questions sur le processus judiciaire », signale Mme Cameron.