Au cours des cinq dernières années, 1433 corps n’ont pas été réclamés au Québec. Ces gens sont donc décédées dans l’oubli le plus complet.

Hommage aux morts dans l’indifférence

Difficile d’imaginer que le jour de sa mort, personne ou presque ne s’en souciera. Pourtant, la situation se produit plus souvent qu’on le pense. L’isolement touche toutes les couches de la société, peu importe le revenu ou le statut social du défunt, si bien qu’en Estrie en 2016, six corps n’ont pas été réclamés par un proche après la mort. Au cours des cinq dernières années, ce sont 1433 corps qui n’ont pas été réclamés au Québec, tous des gens qui sont décédés dans l’oubli le plus complet.

Prenons des exemples. Le corps d’un itinérant décédé dans la rue aura pris des semaines avant d’être réclamé. Ce sont les intervenants sociaux responsables du dossier de cet homme qui ont finalement pris les dispositions nécessaires auprès d’un salon funéraire pour que celui-ci ait des funérailles dignes de ce nom.

Toujours dans la région, une dame s’est présentée seule pour la mise en terre de son père. Devant son immense tristesse, des employés du salon funéraire se sont joints à elle afin qu’elle ait quelqu’un sur qui s’appuyer durant ces moments difficiles.

Pour commémorer la vie des personnes décédées dans la solitude et l’indifférence, l’archidiocèse de Sherbrooke organise une vigile en leur honneur. La cérémonie est mise en place en collaboration avec la Coopérative funéraire de l’Estrie et la Coalition pour le travail de rue.

Cette cérémonie laïque, qui comprendra des lectures, des témoignages, de la musique et des gestes symboliques, aura lieu le samedi 18 novembre à 16 h à la basilique-cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke.

Les gens présents pourront ensuite se rassembler et discuter autour d’un chocolat chaud. L’événement a pour objectif d’aider les personnes endeuillées dans leur processus et de favoriser un élan de solidarité.