Les proches de Luc Cousineau lui ont rendu hommage samedi avant la marche pour la SLA. De gauche à droite Frida, Karine Cousineau, Louise Lussier, Patrick Goyette et Sacha.

Hommage à Luc Cousineau : « C'était un amoureux de Sherbrooke »

C'est sous les airs de la chanson Vivre en amour que plus de 170 personnes ont marché pour amasser des fonds pour combattre la sclérose latérale amyotrophique (SLA) samedi au parc Jacques-Cartier. Un hommage était rendu à l'auteur-compositeur-interprète Luc Cousineau décédé de la maladie le 6 mars dernier.
« C'est très significatif parce que mon père a passé une partie de son enfance ici, explique Karine Cousineau qui a versé plusieurs larmes en rendant hommage à son père. Il m'a tellement parlé de la région en termes heureux. »
« C'est quelque chose qu'il aurait bien apprécié et d'où il est je suis certaine qu'il est heureux, raconte la femme de Luc Cousineau, Louise Lussier. Je le sens très près de nous en ce moment. On ne peut pas s'être tant aimé et que la mort efface tout. Ça continue de nous envelopper. »
Luc Cousineau a reçu le diagnostic de la SLA, aussi connu sous le nom de la maladie de Lou Gehrig, il y a trois ans et demi. Il avait d'ailleurs déjà participé à une marche de la SLA à Sherbrooke.
« Il était encore capable de marcher à l'époque et on avait notre groupe qui s'appelait les battants, se remémore sa fille. Il était très engagé malgré l'adversité. Sa position de personnalité publique lui permettait d'avoir une vitrine que d'autres n'avaient pas et il s'en est servi avec beaucoup de générosité. »
Luc Cousineau a lancé 20 albums au cours de sa longue carrière. Quatre de ses chansons ont atteint le sommet des palmarès dont Vivre en amour en 1976. Cette chanson a d'ailleurs été intronisé Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens.
Une maladie foudroyante
L'espérance de vie moyenne est de deux à cinq ans après le diagnostic de sclérose latérale amyotrophique. Les personnes qui en sont atteintes perdent graduellement leur capacité à marcher, parler, avaler et finalement à respirer au fur et à mesure que les neurones moteurs sont détruits. La cause de la SLA demeure inconnue et aucun traitement ni remède n'existe. À l'heure actuelle, au Canada, on compte de 2 500 à 3 000 personnes atteintes et deux nouveaux cas par 100 000 habitants sont découverts chaque année.
« Tant qu'on n'aura pas trouvé un moyen d'arrêter cette maladie, ça ne sera pas suffisant, conclut Louise Lussier. Il faut espérer, contribuer et s'impliquer. Et un jour on aura une bonne nouvelle. »
La marche de samedi a permis d'amasser plus de 11 000 $ qui seront investis en recherche et en soutien aux gens vivant avec la maladie.