Sherbrooke a connu sa meilleure année de la décennie en matière de construction de logements.

Hausse marquée des permis pour des logements

Sherbrooke a connu sa meilleure année de la décennie en matière de construction de logements. Avec 1477 permis pour des logements en 2018, Sherbrooke fait mieux qu’à chacune des années depuis 2008. À titre de comparaison, 845 logements avaient été mis en chantier en 2017.

Cette année exceptionnelle est jugée rassurante, puisque le taux d’inoccupation a atteint 2,7 % en 2018. « Il semble donc que le marché de l’habitation s’ajuste bien à la demande », lit-on dans les documents municipaux rendus publics lundi soir.

Les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas là alors que les investissements pour le secteur de la construction ont subi une hausse de près de 43 M$ pour l’ensemble du territoire pour tous les types de permis et toutes les catégories de travaux. Avec des investissements totaux de 369 M$, il s’agit de la meilleure année depuis cinq ans en matière de construction. Ce sont les secteurs commerciaux et institutionnels qui ont été les moins dynamiques.

Les investissements sont effectivement passés de 71 à 48 M$ dans le domaine commercial, par rapport à 2017, et de 78 à 62 M$ dans le domaine institutionnel.

Avec ses 116 nouveaux logements sociaux en 2018 contrairement à 89 en 2017 et 48 en 2016, la Ville s’approche de son objectif d’en construire en moyenne 100 par année. « Nous sommes à six portes d’y arriver », dit Yvan Gatien, chef de la division d’urbanisme.

On note par ailleurs que les mises en chantier sont stables pour les habitations unifamiliales isolées et que l’immigration et le vieillissement continueront d’exercer une pression sur la demande de logements. « De plus en plus de personnes vivent seules dans leur ménage. Ce sont 17 % des adultes qui vivent seuls, ce qui influence la typologie des constructions. »

Parmi les projets majeurs entrepris en 2018, notons la mise en chantier d’Humano, dans le secteur King-Jacques-Cartier, qui représente un investissement de 20,8 M$ et l’ajout de 174 logements. L’agrandissement de la Résidence Murray, à 5 M$, pour l’ajout de 40 logements, est un autre des projets majeurs lancés au cours de la dernière année.

Dans l’industriel, le bilan fait état de 8,8 M$ de plus qu’en 2017, notamment grâce à Kruger (6,6 M$), Labtech (3,3 M$) et Neptune Technologies et Bioressources (2,5 M$).

À l’échelle commerciale, les plus gros investissements sont venus pour l’immeuble du Consortium FTQ (2,8 M$) de la rue Rand et pour le Groupe Mammouth (2,2 M$) du boulevard Bourque.

À noter les 6,5 M$ injectés pour l’ajout de 274 unités dans les résidences de l’Université Bishop’s et la construction de la nouvelle caserne du secteur Lennoxville (1,5 M$) au 3175, rue College.

En 2018, ce sont 5360 permis et certificats qui ont été délivrés. Les prévisions pour les années 2019 et 2020 sont semblables aux résultats de la dernière année en matière de construction résidentielle.

La conseillère Nicole Bergeron a profité de l’occasion pour souligner qu’il faudrait des actions concrètes pour régler les problèmes de logements insalubres. « Il faut qu’il y ait des actions, des inspecteurs sur le terrain, des conséquences. »

Chantal L’Espérance abondait dans le même sens. « Il faudrait éviter de répondre uniquement aux plaintes parce que certains locataires ne se plaignent pas par peur de représailles. »