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Hausse des cas: le Granit passe en zone rouge avec les mesures  spéciales d'urgence

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
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Le réseau local de services du Granit enregistre 30 nouveaux cas confirmés de COVID-19 mardi, sur les 47 nouveaux cas enregistrés sur l’ensemble de la région de l’Estrie. En deux semaines, plus de 200 cas ont été recensés dans cette région d'environ 22 000 habitants. En conséquence, le premier ministre du Québec François Legault a décrété mardi après-midi que ce réseau local de services (RLS) allait être placé en zone rouge avec les mesures d'urgence spéciales, communément appelée la «zone noire». Les huit autres RLS de l'Estrie restent cependant en zone orange.

La région du Granit est depuis quelques jours le RLS du Québec qui compte le plus grand nombre de cas actifs au prorata de sa population avec 172 personnes toujours infectées par la COVID-19 sur un territoire comptant environ 22 000 personnes, a-t-il rappelé lors d'un point de presse mardi.

À titre comparatif, il y a à Sherbrooke 141 cas actifs pour une population de 163 000 personnes et 37 cas actifs dans le RLS de la Haute-Yamaska (incluant Granby et Bromont) avec une population d’un peu plus de 100 000 personnes. 

À partir de minuit mercredi, le couvre-feu sera à 20h, les commerces non essentiels seront fermés et les cours des élèves du secondaire se feront à distance. Les écoles primaires resteront ouvertes.

« C'est vraiment inquiétant dans le RLS du Granit, près de Lac-Mégantic », a indiqué en point de presse le premier ministre François Legault.

Le reste de la région de l’Estrie n'a pas basculé en zone rouge. La situation des huit autres réseaux locaux de services est stable.

« Dans les dernières semaines, nous avons constaté une augmentation constante du nombre de cas dans le réseau local de services du Granit. Vendredi dernier, nous avons annoncé un agrégat dans ce secteur. Aujourd’hui, l’agrégat compte 272 cas. Pour freiner la propagation du virus dans le milieu, le RLS change maintenant de palier d'alerte et passe en zone rouge avec des mesures spéciales d’urgence », a expliqué un peu plus tard en après-midi le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l’Estrie.

La situation était déjà si préoccupante lundi dans la région du Granit que la direction du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons a dû prendre la décision de fermer la Polyvalente Montignac pour au moins le reste de la semaine.  Il y a aussi plusieurs autres éclosions en cours dans la région du Granit. La fermeture de l'école secondaire Montignac sera finalement maintenue jusqu'au 17 mai, alors que les écoles primaires resteront ouvertes.

Deuxième agrégat au Granit 

C’est la deuxième fois depuis le début de la pandémie que la Santé publique de l’Estrie déclare qu’il y a un agrégat dans la région de Lac-Mégantic. Un agrégat est un regroupement inhabituel de cas d’une même maladie dans une population, pour une zone géographique et une période de temps donnée. À ce jour, cet agrégat a touché 226 citoyens.  

Le premier agrégat, dans la deuxième vague, avait touché les municipalités de Lac-Mégantic et de Frontenac (excluant les cas qui résident en milieu d’hébergement) et avait touché 173 citoyens. Il avait commencé vers la mi-octobre et s’était terminé durant la période des Fêtes. 

La deuxième vague avait toutefois fait de nombreuses victimes dans les résidences privées pour aînés de la région, ainsi que dans le CHSLD situé au cœur de l’Hôpital de Lac-Mégantic. 

La région de Lac-Mégantic avait été complètement épargnée par la première vague, comme on peut le voir sur ce tableau montrant l'évolution de la pandémie, mais ça n'a pas été le cas pour la deuxième et la troisième vague.

Stabilité ailleurs dans la région

Les huit autres RLS de l’Estrie demeurent stables lors du bilan de mardi avec l’ajout de 10 cas à Sherbrooke, un dans Coaticook, un dans la Pommeraie et sept dans le Val-Saint-François. 

Les hospitalisations demeurent stables avec 25 personnes hospitalisées, dont huit aux soins intensifs. 

Aucun nouveau cas de variant n’a été confirmé par séquençage mardi. Le variant britannique continue de frayer son chemin en Estrie, alors que 95,8 % des tests positifs au cours des sept derniers jours ont été classés comme des variants présomptifs par le processus de criblage.