Grève : les travaux au pont Joffre retardés?

Les travaux prévus à compter de lundi au pont Joffre (rue Galt) pourraient être retardés si la grève dans l'industrie de la construction se poursuit au-delà du 29 mai.
Des panneaux à messages variables ont été installés aux abords du pont afin de prévenir les automobilistes que le pont Joffre fera l'objet de travaux à compter du 29 mai et qu'une voie sera alors fermée dans chaque direction.
Comme il s'agit d'un chantier qui relève du ministère des Transports, on indique que celui-ci sera soumis aux aléas du conflit qui paralyse tous les secteurs de la construction au Québec depuis mercredi matin.
Les travaux prévus visent à réparer la dalle et les joints de dilatation du pont. Au ministère des Transports, on indique que les travaux doivent s'échelonner sur quelques mois.
Travaux urgents
Pour sa part, la Ville de Sherbrooke a annoncé mercredi en fin de journée le report des travaux prévus sur le boulevard Bourque (entre les rues Grégoire et Comtois) ainsi que sur la rue King Ouest (entre les rues Sauvé et Léger).
Ces travaux, qui devaient s'échelonner jusqu'à vendredi, ont donc été reportés à une date ultérieure.
Par ailleurs, la Ville dit vouloir prendre les moyens afin d'assurer la protection de la santé et de la sécurité des personnes ainsi que des biens sur son territoire. À cet égard, on demande la collaboration de tous.
Si la grève perdure, des travaux urgents pourront être réalisés tout en respectant le débrayage, annonce-t-on dans un communiqué de presse.
« Par exemple, lors de bris d'aqueduc ou d'égout, la Ville de Sherbrooke pourrait avoir à réaliser ou à faire réaliser certains travaux en faisant appel à un sous-traitant ou à un fournisseur qui n'est pas couvert par le mandat de grève », souligne-t-on.
« Cette grève n'aura donc pas de répercussions sur la santé et la sécurité de la population, mais pourrait entraîner des retards sur certains chantiers. » Avec Claude Plante
Le RPHL met en garde les propriétaires
Si la grève dans la construction devait perdurer, celle-ci pourrait avoir des répercussions jusque dans les relations entre locataires et propriétaires...
Selon le Regroupement des propriétaires d'habitations locatives (RPHL), les locataires qui ont déjà donné leur avis de départ devront libérer leur logement à la fin de leur bail... grève ou pas.
À quelques jours des déménagements du 1er juin et à l'approche du 1er juillet, le RPHL met en garde les propriétaires face à une possible réticence des locataires à quitter leur logement dans un cas ou le condo ou la maison du locataire ne seraient pas livrés à temps.
« L'un des pires cas qui peut arriver le 1er juillet ou à n'importe quelle date de fin du bail, c'est que le locataire décide de rester dans le logement. Votre ancien (en théorie) locataire ne veut plus partir et votre nouveau est à la porte d'entrée. Si vous n'arrivez pas à lui faire entendre raison, vous devrez ouvrir un dossier à la régie du logement pour « Éviction d'un occupant sans droit ». « Cette demande est traitée en priorité. » Rappelle le président du RPHL, Martin Messier, dans une missive destinée à ses membres.
M. Messier rappelle en outre que dans le contexte où le taux d'inoccupation des logements à Sherbrooke s'élève à 6,4 % à Sherbrooke, les propriétaires peuvent être tentés de signer une entente prolongeant le bail avec les locataires qui seront dans cette situation. « Un propriétaire qui prolonge un bail se retrouve avec un nouveau bail en vigueur, qui peut être prolongé au seul gré du locataire », prévient M. Messier.
Les lois actuelles font en sorte que même si un bail d'une durée d'un mois est signé ou si une entente verbale à durée indéterminée a été conclue, ces ententes ne se terminent pas automatiquement. « Les locataires peuvent réclamer le droit d'être maintenus dans les lieux, alors pensez-y bien en tant que propriétaires », ajoute le président du RPHL. Alain Goupil