Grève de la construction: le RPHL met en garde les propriétaires

Si la grève dans la construction devait perdurer, celle-ci pourrait avoir des répercussions jusque dans les relations entre locataires et propriétaires...
Selon le Regroupement des propriétaires d'habitations locatives (RPHL), les locataires qui ont déjà donné leur avis de départ devront libérer leur logement à la fin de leur bail... grève ou pas.
À quelques jours des déménagements du 1er juin et à l'approche du 1er juillet, le RPHL met en garde les propriétaires face à une possible réticence des locataires à quitter leur logement dans un cas ou le condo ou la maison du locataire ne seraient pas livrés à temps.
«L'un des pires cas qui peut arriver le 1er juillet ou à n'importe quelle date de fin du bail, c'est que le locataire décide de rester dans le logement. Votre ancien (en théorie) locataire ne veut plus partir et votre nouveau est à la porte d'entrée. Si vous n'arrivez pas à lui faire entendre raison, vous devrez ouvrir un dossier à la régie du logement pour «Éviction d'un occupant sans droit». «Cette demande est traitée en priorité.» Rappelle le président du RPHL, Martin Messier, dans une missive destinée à ses membres.
M. Messier rappelle en outre que dans le contexte où le taux d'inoccupation des logements à Sherbrooke s'élève à 6,4 % à Sherbrooke, les propriétaires peuvent être tentés de signer une entente prolongeant le bail avec les locataires qui seront dans cette situation. «Un propriétaire qui prolonge un bail se retrouve avec un nouveau bail en vigueur, qui peut être prolongé au seul gré du locataire», prévient M. Messier.
Les lois actuelles font en sorte que même si un bail d'une durée d'un mois est signé ou si une entente verbale à durée indéterminée a été conclue, ces ententes ne se terminent pas automatiquement. «Les locataires peuvent réclamer le droit d'être maintenus dans les lieux, alors pensez-y bien en tant que propriétaires», ajoute le président du RPHL.