Les syndiqués de la SAQ ont débrayé mardi matin.

Grève à la SAQ: 3 succursales restent ouvertes

La direction de la Société des alcools du Québec (SAQ) prévoit maintenir en service trois de ses succursales lors des jours de grève de ses employés syndiqués en Estrie.

Ainsi, lors des débrayages, les points de vente du Carrefour de L’Estrie à Sherbrooke, des Galeries Orford à Magog et sur la rue Papineau à Lac-Mégantic ouvrent leurs portes. À Drummondville, on peut se procurer son alcool à la succursale de la rue des Forges, alors qu’à Victoriaville on peut se présenter au 244 de la rue Notre-Dame Est.
La société d’État a recours à son personnel-cadre pour accomplir le travail. Le débrayage de mardi a forcé la fermeture de l’écrasante majorité des succursales de la SAQ, mais la Société a tout de même maintenu les activités d’une soixantaine de succursales à travers la province avec ses cadres.
La direction de la SAQ s’est fait offrir un tire-bouchon métaphorique, mardi, à la table des négociations, alors que les salariés de ses 404 succursales ont déclenché la grève dans l’espoir de faire déboucher les pourparlers.
Il s’agit de la première des six journées de grève dont dispose le syndicat en vue de faire pression sur l’employeur.
La convention collective de ces employés est échue depuis le 31 mars 2017, mais les négociations ont cours depuis 16 mois.
À la fin du mois de juin, les 5500 syndiqués s’étaient prononcés massivement - à 91 pour cent - en faveur d’un mandat de six jours de débrayage à être déclenchés au moment jugé opportun.

Depuis, deux séances de négociations ont eu lieu les 12 et 13 juillet et le syndicat juge que le moment est opportun, affirmant par voie de communiqué que la partie patronale ne le «prend pas au sérieux».
La question des horaires et des heures de travail est au coeur du litige, la SAQ cherchant à avoir davantage d’employés d’expérience les soirs et fins de semaine, alors que le syndicat y voit un recul important des conditions de travail de ses membres. Selon ce dernier, 70 pour cent des employés à temps partiel font déjà les fins de semaine complètes et 58 pour cent des employés permanents travaillent aussi une journée ou deux la fin de semaine.
D’autres éléments reliés aux nombres d’heures travaillées et à la conciliation travail-famille-études, ainsi que la précarité d’emploi sont aussi cause de désaccord à la table.
Jacques Létourneau, le président de la CSN dont sont membres les syndiqués de la SAQ, fait valoir dans le même communiqué que les résultats financiers de la SAQ ont augmenté de 2,6 pour cent par rapport à l’année dernière et que l’employeur devrait reconnaître qu’une bonne part de ce succès est attribuable à ses employés.
Plusieurs séances de négociation sont prévues au cours des prochaines semaines.