La manifestation s'est arrêtée devant les bureaux du ministre Luc Fortin à Sherbrooke.

Grève : les éducatrices bravent le mauvais temps

Les pourparlers reprendront rapidement entre Québec et la CSN, qui représente 11 000 travailleuses des CPE de la province, dont 850 en Estrie. C’est ce qu’ont fait savoir le ministre de la Famille, Luc Fortin, et Stéphanie Vachon, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CPE de l’Estrie (STTCPE), au terme d’une rencontre entre les deux parties.

Lors de leur première journée de grève lundi, les syndiquées ont manifesté malgré le mauvais temps devant le bureau du ministre la Famille et député de Sherbrooke, Luc Fortin. La marche s’est d’abord ébranlée à la Place de la cité, avant de s’arrêter au bureau de M. Fortin sur la rue King Ouest à Sherbrooke et se terminer au parc Jacques-Cartier. 

Selon le syndicat, environ 600 manifestants étaient attendus. Les manifestants se sont fait entendre alors que les représentants syndicaux rencontraient le ministre.

Le ministre Fortin a fait valoir qu’il a mandaté le négociateur du gouvernement afin de rassembler les parties autour de la table de négociation le plus rapidement possible. Mme Vachon a jugé la rencontre d’environ trente minutes avec M. Fortin satisfaisante. Les pourparlers entre les deux parties étaient interrompus depuis jeudi.

Plusieurs enjeux sont sur la table, dont une possible modification des ratios, la question salariale et le régime de retraite.

Le contrat de travail des employés des CPE (CSN) de la province est échu depuis mars 2015. En Estrie, entre 3000 et 4000 enfants se sont retrouvés sans service de garde, lundi, en raison de cette première journée de débrayage. Le STTCPE représente 850 syndiquées, principalement des éducatrices, au sein de 35 CPE. Les syndiqués ont encore en poche un mandat de cinq autres jours de grève, à utiliser au moment jugé opportun.