La circulation était plus difficile aux abords des établissements scolaires de Sherbrooke hier alors que les chauffeurs d’autobus scolaires tenaient une première journée de grève.

Grève : la patience était de mise autour des écoles

Il y avait une grande concentration de véhicules aux abords des trois écoles secondaires privées du centre-ville de Sherbrooke mardi. Avec la grève des transports scolaires, les parents des élèves devaient user de patience pour aller chercher leurs enfants à la fin des classes.

On estimait à 11 000 le nombre d’élèves touchés par la grève des transports scolaires dans le territoire desservi par la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) et on peut dire que les choses se sont tout de même relativement bien déroulées.

À la fin des cours vers 16 h, on pouvait constater un volume de véhicule plus élevé qu’à l’habitude au croisement du Séminaire de Sherbrooke, du Collège de Mont-Notre Dame et du Collège Sacré-Cœur. L’information concernant la grève des transports scolaires avait été bien acheminée aux parents, ce qui a permis à ceux-ci de mieux négocier avec la situation.

« Je viens chercher mes enfants tous les soirs. Aujourd’hui il faut être un peu plus patient, c’est tout », a expliqué une mère présente.

D’autres parents ont décidé de faire équipe afin de récupérer des amis de leurs enfants habitant dans le même secteur de la ville. « On s’est arrangé ce matin entre parents pour aller chercher les jeunes », a déclaré un père sur place. Évidemment que les parents devaient s’armer d’une plus grande patience, mais l’élément temporel aura été vraisemblablement le seul inconvénient.

Le Service de police de Sherbrooke (SPS) avait prévu le coup et a porté une attention particulière sur la circulation aux abords des établissements scolaires. « On avait des effectifs prêts à intervenir, si nécessaire, pour faire la circulation ou aider les parents qui venaient chercher leurs enfants. Dans l’ensemble du territoire, on peut dire que tout s’est bien déroulé », a confirmé Martin Carrier, porte-parole du SPS.

Rappelons que pas moins de 2200 chauffeurs d’autobus à travers la province ont tenu la grève du 15 mai. Ils revendiquent de meilleures conditions de travail, ainsi qu’une hausse du salaire pour que leur métier soit reconnu à sa juste valeur. Il devrait y avoir une autre date de grève, si aucune entente n’intervient entre les syndicats des chauffeurs d’autobus et les transporteurs. On pourrait donc assister à une autre grève du transport scolaire dans la semaine du 28 mai.