Fernand Courchesne lors de son défi Everest-Orford.
Fernand Courchesne lors de son défi Everest-Orford.

Gravir l’Everest à Orford

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Fernand Courchesne a « tout donné » samedi et dimanche en tentant de gravir le mont Orford à 19 reprises, soit l’équivalent en dénivelé du mont Everest. Défi réussi!

« Il faut comprendre que je pars de loin », raconte l’homme au sommet, dimanche matin, prêt à redescendre. « Il y a environ cinq ans, je pesais 70 livres de plus. J’ai décidé de me reprendre en main en faisant un programme de marche rapide et voilà que je m’entraîne depuis le 21 juin pour ce défi. La montagne n’a plus de secret pour moi », confie l’homme qui a parcouru le mont Orford plus de 130 fois dans les trois derniers mois.

La motivation derrière ce geste lui vient de l’organisme Les courses partagées de Sherbrooke qui crée des jumelages entre des coureurs et des personnes à mobilité réduite. Un fauteuil adapté, le KartUS, a d’ailleurs été conçu par une équipe d’étudiants de la Faculté de génie de l’UdeS en 2014 afin de rendre le tout possible.

« Je suis auxiliaire en services de santé et sociaux du CLSC de Magog. Je connais bien la clientèle. Je sais que ça leur redonne le sourire et je trouve ça fantastique », mentionne M. Courchesne.

Le départ officiel du défi Everest-Orford a eu lieu samedi matin vers 7 h. En raison d’une blessure à la jambe gauche, Fernand Courchesne a cependant dû faire quelques compromis.

« Je devais initialement monter en marchant, puis redescendre en courant. J’ai dû me rendre à l’évidence que c’était impossible dans mon état. J’ai donc cessé de courir samedi dans la journée préférant allonger la durée du défi qui devait se terminer autour de 13 h dimanche. »

Cependant, pendant la nuit, M.Courchesne a finalement choisi d’opter pour la descente en gondole afin de préserver l’état de son genou gauche. « Vers 4 h du matin, j’ai pensé déclarer forfait, puis j’ai finalement envisagé cette solution », admet-il, somme toute satisfait.

Dimanche matin, M.Courchesne avait parcouru près de 80 km et prévoyait réussir son défi en environ 36 heures. Son moral était bon. Plusieurs amis et bénévoles l’accompagnaient pour l’encourager.

« Je suis vraiment bien entouré. Certaines personnes s’occupent de mon alimentation alors que d’autres prennent soin de ma blessure. La température est parfaite et les couleurs sont au rendez-vous », indique-t-il visiblement heureux.

Pour encourager Fernand Courchesne et Les courses partagées de Sherbrooke : cliquez ici!