Catherine Allard et Marc-André Leclair grimperont l'Acotango afin d'amasser des fonds pour les soins intensifs du CHUS.

Gravir l'Acotango afin d'amasser des fonds pour les soins intensifs

Sept courageux amateurs de plein air iront gravir la montagne Acotango en Bolivie dans le but d'amasser 50 000 $ pour l'unité des soins intensifs de l'Hôpital Fleurimont du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS).
Voilà le défi qu'ils se sont lancé par l'entremise de la Fondation du CHUS, qui cherche toujours des manières originales de financer de l'équipement ou des services aux patients qui sont difficiles à financer avec les budgets - à la fois colossaux et toujours trop serrés - des établissements de santé.
Catherine Allard et Marc-André Leclair ont été particulièrement touchés par le défi. D'abord, ils sont tous les deux médecins au CHUS Fleurimont. Ils connaissent donc très bien les besoins immenses que l'on retrouve dans leurs établissements. Au fil des ans, ils ont pu constater aussi à plusieurs reprises à quel point les dons à la Fondation du CHUS ont pu faire des différences dans la vie des patients.
Et en plus, ils aiment la randonnée. Et s'en ennuyaient. « Avant d'avoir les enfants, nous aimions beaucoup la marche. Mais c'est le genre d'activité qu'on met de côté quand on a des enfants », avoue en rigolant Catherine Allard, qui est microbiologiste-infectiologue au CHUS.
Et comme si ce n'était pas assez pour les convaincre de se lancer dans l'aventure, il a été déterminé par la Fondation du CHUS que l'argent amassé servirait directement à acquérir de l'équipement pour les soins intensifs de l'Hôpital Fleurimont. Et devinez qui est le chef de service de ce département? Eh oui, il s'agit de Marc-André Leclair, interniste-intensiviste au CHUS-Fleurimont!
« Tous les éléments étaient réunis pour nous motiver à relever le défi lancé par la Fondation du CHUS! » s'exclame Marc-André Leclair.
Et comment trouver du temps pour l'entraînement entre deux boulots très exigeants et trois jeunes enfants de deux à six ans - Béatrice, Charlotte et Arnaud?
« Il faut juste vouloir et on trouve toujours le moyen de le faire. Moi je fais le parallèle avec les patients à l'hôpital qui ont souvent de longues réhabilitations pour aller mieux ou même pour juste pouvoir quitter l'hôpital. On leur parle souvent de passer une journée à la fois, de faire un pas à la fois. Alors nous préparer à cette marche et relever le défi de monter l'Acotango est une façon symbolique de faire notre part pour leur donner un exemple », soutient la Dre Allard.
Le groupe de sept grimpeurs s'est réuni fin février pour une randonnée de six heures au mont Lafayette, aux États-Unis, une excursion hivernale qui leur a permis de mesurer les efforts à faire pour réussir à graver le mont Acotango en octobre. À cette altitude, qui représente le principal défi de la randonnée qui s'étirera sur deux semaines de camping, la neige est éternelle et les nuits chuteront sous zéro.
« Je me pensais pas pire, mais il va falloir encore m'améliorer », rigole Catherine Allard en se massant les cuisses, deux jours après son retour d'excursion.
Pour le moment, sept grimpeurs ont accepté de relever le défi. Il reste encore plusieurs places disponibles : il pourrait y avoir jusqu'à 16 randonneurs dans le groupe.
« On espère avoir plus de participants! L'argent amassé, soit 4000 $ par personne, ira directement aux soins intensifs », rappelle Marc-André Leclair.
Il est possible d'avoir plus d'information sur les conditions d'admission à la randonnée ou de faire un don aux grimpeurs en visitant le defiacotangochus.org.