Pour la quatrième année de l’événement, plusieurs centaines de personnes ont couru sous le soleil radieux.

Grande course de Sherbrooke : courir contre la sclérose en plaques

Le pédiatre et ultramarathonien Sébastien Roulier ne fait pas les choses comme les autres. À l’occasion de la Grande course contre la sclérose en plaques, l’athlète a, durant 10 kilomètres, poussé Geneviève Brisebois, une femme atteinte de cette maladie dégénérative.

« Étant atteinte depuis 17 ans, de voir qu’autant de gens s’impliquent pour tenter de mettre un terme à cette maladie, je trouve ça magnifique. La course à pied prend de plus en plus d’ampleur. Il y a de plus en plus de nouveaux coureurs. Cette course est un peu moins officielle, c’est plus un gros événement familial », exprime-t-elle, le sourire aux lèvres.

Celle qui a subi une poussée de sclérose en plaques il y a moins d’un mois est parvenue à faire deux courses en deux semaines. « C’était vraiment magnifique. J’ai fait le demi-marathon de Sherbrooke la semaine passée. Je voulais absolument le faire. Cinq de mes amies se sont portées volontaires pour me pousser sur les 21,5 km du parcours. La course, c’est de la solidarité. Aujourd’hui, beaucoup de gens ont aidé Sébastien à me pousser dans les petites côtes », se réjouit l’athlète.

Côté température, les coureurs ont été chanceux. « On ne peut pas demander mieux. Une chance que l’événement n’était pas la semaine passée ! On n’aurait pas été bien avec cette canicule », affirme Mme Brisebois. Le départ et l’arrivée de la course ont eu lieu sur la piste d’athlétisme de l’Université de Sherbrooke.

S’ils devaient initialement faire la course de 21 kilomètres, les deux athlètes se sont entendus pour couper l’aventure de moitié. « Sébastien avait décidé de faire le demi-marathon avec moi d’assise dans le Kartus, mais il n’est pas tout à fait conçu pour rouler en montagne dans la gravelle. C’était difficile dans les montées et c’était dangereux dans les descentes. Il a décidé de faire un 10 km », explique-t-elle.

Sébastien Roulier a également apprécié son expérience. « C’est une belle ambiance, assure-t-il. Certaines personnes apprécient de se faire pousser et de voir les beaux paysages. C’est intéressant de se donner pour les personnes qui n’ont pas la possibilité de courir sur de longues distances. Pour moi, c’est une motivation supplémentaire. Il y a de l’entraide. »

Le médecin tente de toucher à plusieurs causes. « Toutes les causes sont importantes. Comme médecin, j’aime m’impliquer dans beaucoup de causes. Comme athlète, j’aime tout ce qui concerne la persévérance. Aujourd’hui, c’est intéressant. C’est ma première fois ici (à la Grande course). Il y a des chances que je revienne ! »

Un succès

Les astres se sont alignés pour faire de la quatrième édition de la Grande course de Sherbrooke un véritable succès. Une température idéale, des coureurs motivés et l’ambiance amicale ont permis de remettre environ 10 000 $. Environ 600 personnes ont participé à l’un des parcours. « On n’a pas atteint l’objectif des 800 personnes, affirme le président de la Grande course, René Mckay. Cependant, on a beaucoup plus de coureurs et 115 bénévoles, dont 86 de l’Université de Sherbrooke. Tous les fonds sont investis dans la communauté neuronale, dans les facultés de médecine, de la science de l’activité physique et de génie. »