Le maire de Granby, Pascal Bonin
Le maire de Granby, Pascal Bonin

Granby conservera son surplus pour atténuer les impacts de la pandémie

La Ville de Granby a terminé l’année 2019 avec un surplus d’exercice de 5,4 millions $. Une somme que l’administration municipale a décidé de mettre de côté pour amoindrir les impacts économiques de la COVID-19.

«Contrairement aux années antérieures (...), le conseil municipal a décidé de ne pas procéder à l’affectation du surplus à ce stade-ci en raison des effets encore inconnus de la pandémie», a souligné d’entrée de jeu aux médias le conseiller municipal et président du comité des finances de la Ville, Jocelyn Dupuis, lors de la présentation par vidéoconférence des résultats financiers 2019.

«Il est très tôt. On ne connaît pas les effets à long terme [de la crise sanitaire] sur l’économie, a pour sa part renchéri le maire Pascal Bonin. On va se garder une sagesse, une réserve. On va garder ce surplus-là pour pallier tout ça parce que c’est sûr qu’il va y avoir des dépenses supplémentaires. Mais à quel niveau et comment la pandémie va évoluer? Personne n’a d’idée précise actuellement.»

À titre indicatif, l’année 2018 avait permis à la Ville d’enregistrer un surplus d’exercice record de 12,1 millions $. La majorité de celui-ci a été affectée à différents projets, dont 5 millions $ pour le réaménagement du centre-ville, 4,2 millions $ pour le financement des immobilisations de l’année 2019 et 2 millions $ pour des projets issus de la planification stratégique.

Au final, en incluant le surplus d’exercice de 2019, le surplus non affecté de la Ville s’élevait ainsi à 6,9 millions $ au 31 décembre 2019, a souligné la trésorière de la Ville, Sylvie Chouinard.

Les résultats financiers 2019 de la Ville de Granby ont été présentés lundi soir, dans le cadre de la séance du conseil municipal tenue par vidéoconférence.

Revenus et dépenses en hausse

Selon les données financières présentées aux citoyens lundi lors de la séance du conseil municipal, la Ville a enregistré des revenus de 108,1 millions $ en 2019, soit une hausse de 5,3% du budget initial.

Les droits de mutation et les émissions de permis, notamment, ont entraîné des revenus supplémentaires de 1,3 million $. Même chose aussi pour les subventions accordées à la Ville pour différents programmes gouvernementaux. Une somme de 1,1 million $, qui n’avait pas été budgétée, a été comptabilisée.

D’autres revenus de 1,4 million $, générés entre autres par les ventes de terrains, figurent également parmi les faits saillants de 2019.

Les dépenses d’opération ont également augmenté à la Ville de Granby l’an dernier. Une hausse de 2,3 millions $, soit de 2,8 % du budget initial de 82,2 millions $, a été notée.

Une partie de cette augmentation s’explique, selon le maire, par les coûts plus élevés liés aux opérations de déneigement, alors qu’une part plus importante du territoire de la Ville est désormais déneigée par l’équipe des travaux publics.

Auparavant, la Ville et les entrepreneurs se partageaient grosso modo à parts quasi égales les quelque 510 km de rues à entretenir. Mais ce ratio avait dû être révisé à la fin de l’été 2019, alors qu’aucune soumission n’avait été déposée à la suite du deuxième appel d’offres lancé par la Ville pour le déneigement de certains secteurs.

«On a été obligé d’acheter des camions et d’embaucher du personnel pour faire ces routes de neige-là», rappelle le maire Bonin.

Dette

De façon générale, l’année 2019 a été «une bonne année», selon Pascal Bonin.

«Ce que je retiens, c’est que depuis sept ans, on a, à 300 000 $ près, la même dette qu’on avait quand on est arrivé à la fin 2013. (...) C’est un fait d’armes, un accomplissement pour le conseil, avec tous les projets qu’on a réalisés. Je pense que ça dénote qu’autant les employés [municipaux] que le conseil municipal rament dans la même direction. C’est un travail d’équipe», dit-il.

Au 31 décembre 2019, la dette était de 83,2 millions $, selon la trésorière Sylvie Chouinard.

L’an dernier, des projets totalisant 39 millions $ ont été réalisés à Granby. Parmi ceux-ci: la première phase des travaux de réfection de la rue Saint-Hubert (3,8 millions $), la séparation des réseaux unitaires des rues Denison et Elgin (3,5 millions $), la réfection du 11e rang (2 millions $) et le prolongement des réseaux du boulevard Industriel (1,7 million $).

Avec des coûts de 11,2 millions $ assumés par la Ville, la construction du centre aquatique rue Léon-Harmel est sans contredit le principal projet réalisé en 2019. Les gouvernements fédéral et provincial paient les deux tiers restants des coûts totaux du projet, estimé à quelque 33 millions $.