Le curé de la paroisse Notre-Dame-de-Protection, Reegan Soosai, déplore des graffitis et de nombreux gestes de vandalisme sur son église située à l’angle des rues King Est et Galt Est.
Le curé de la paroisse Notre-Dame-de-Protection, Reegan Soosai, déplore des graffitis et de nombreux gestes de vandalisme sur son église située à l’angle des rues King Est et Galt Est.

Graffitis et vandalisme à l’église du secteur Desranleau

Jacynthe Nadeau
Jacynthe Nadeau
La Tribune
Des attroupements de jeunes de plus en plus fréquents dans le voisinage de l’église Notre-Dame-de-Protection, dans l’Est de Sherbrooke, préoccupent le curé de la paroisse, le père Reegan Soosai.

Il déplore des graffitis et du vandalisme sur le lieu de culte, de la consommation d’alcool et de drogue sur le site de même que du bruit et des cris jusque tard dans la nuit.

« Depuis la COVID, j’observe qu’il y a beaucoup plus de jeunes qui viennent ici. On peut compter 20, 30 jeunes et ce n’est pas juste une fois par semaine. C’est presque tous les soirs », dit-il, en racontant qu’il ramasse fréquemment des bouteilles de bière, des mégots et même des condoms sur les terrains de la fabrique.

Cette église et son presbytère sont voisins du parc et de l’école primaire Desranleau ainsi que de la Maison des jeunes de Fleurimont. Le site n’est pas clôturé et n’est pas très éclairé non plus. 

À quelques reprises depuis le printemps, le Service de police de Sherbrooke (SPS) a été appelé sur les lieux. 

En mai, les policiers ont pris sur le fait trois adolescents qui avaient grimpé sur le toit de l’église et qui avaient arraché des bardeaux. Une plainte officielle a été déposée et les jeunes ont été traduits en cour de la jeunesse, indique le porte-parole du SPS Martin Carrier.

En octobre, des graffitis sur l’église sont signalés dans les rapports de police. « Il n’y a pas de suspect, pas de témoin et pas de caméra de surveillance alors on n’a pas grand élément pour faire avancer l’enquête », admet Martin Carrier.

Le SPS note aussi s’être déplacé pour du vandalisme perpétré sur le véhicule d’un professeur de l’école la semaine dernière et à quelques occasions pour des vérifications d’usage au parc Desranleau cet été.

Des roches ont été lancées sur la porte d’entrée de la petite église et le verre a été marqué avec un objet pointu.

Une marguillière de la paroisse a également fait part de ses inquiétudes au bureau de l’arrondissement de Fleurimont. 

On lui a répondu que la surveillance policière serait accrue, que des activités de sensibilisation allaient être organisées à cet endroit et que les responsables de la maison des jeunes avaient aussi été informés de la problématique, relate le père Soosai.

Au SPS, Martin Carrier recommande quant à lui aux citoyens de ne pas hésiter à signaler les attroupements qui dérangent. « Il y a peut-être des gens qui traînent sur place mais si personne nous appelle, on ne peut pas savoir. »

Le père Soosai invite quant à lui au civisme et à la sensibilisation.

« On ne veut pas clôturer nos terrains. Notre stationnement est privé, mais il est accessible au public. Tous les jours, il est utilisé par des citoyens qui y laissent leur voiture, qui viennent déposer leur enfant à l’école ou comme point de rencontre pour des gardes partagées par exemple. On veut rester ouvert aux besoins de la communauté, mais il faudrait que la communauté nous aide dans ce sens-là », témoigne-t-il, en insistant sur le fait que la paroisse n’a pas assez d’argent pour réparer les bris causés à l’église ou même pour entretenir son grand stationnement.

« Si au moins les jeunes voulaient faire quelque chose de beau, un personnage, un paysage, on est ouvert à ça, dit aussi le père Soosai. Ce serait encourageant. Mais pas des graffitis et des bouteilles de bière, on ne peut pas permettre ça. »