Un nouveau comité voit le jour pour la gestion des stationnements municipaux.

Gestion des stationnements: le comité ne fait pas l’unanimité

La Ville de Sherbrooke a créé un comité intersectoriel de gestion des stationnements municipaux, lundi, une action qui a ironiquement rappelé que la Ville cherche depuis le début du récent mandat à réduire le nombre de comités municipaux. Le maire Steve Lussier rapporte qu’un atelier de travail portera sur le nombre de comités le 30 octobre.

Plusieurs élus, notamment Rémi Demers, Chantal L’Espérance et Vincent Boutin, siégeront à ce comité, qui vise à positionner le stationnement en tant qu’infrastructure collective qui participe à la vitalité de la ville et qui joue un rôle dans la transition vers une mobilité et un aménagement durables. Une dizaine de personnes siégeront au comité.

Danielle Berthold a été la première à ramener ses collègues à l’ordre. « Encore une fois au conseil municipal, on crée un autre comité. On a une forte tendance à créer des comités pour régler des problèmes. Je pense qu’on doit être rendus à 342 comités. J’espère juste que vous trouverez du temps pour vous réunir tout le monde ensemble. Il aurait été profitable d’avoir une formule plus restreinte pour ne pas faire des réunionites. Il faudrait que la tendance de faire des comités cesse. Il y a des comités qui n’avancent pas vite, vite. »

Évelyne Beaudin partageait la même position. « Dans le passé, j’ai demandé de créer une commission des finances. On parle quand même d’endettement, des finances publiques, de la taxation. Ça m’a été refusé. J’espère qu’il y a de l’ouverture à ce que ça se fasse. Pour ce comité-ci, il manque de détails. On ne sait pas quelle charge supplémentaire ça demande à nos services. »

Mme Beaudin a inscrit sa dissidence, d’autant que le comité est de nature administrative, mais qu’il est présidé par un élu.

Un mandat à clarifier

Marc Denault estime lui aussi que la réflexion sur le nombre de comités sera pertinente. « Il faudra clarifier le mandat de ce comité. On parle de stationnements, de déplacements. On commence à avoir pas mal de joueurs autour de la table. »

Pierre Tremblay estime que le comité a sa raison d’être et que sa collègue Évelyne Beaudin devrait être heureuse que la Ville se dote d’une politique des stationnements.

Vincent Boutin aurait préféré que le comité porte sur la gestion des déplacements.

Chantal L’Espérance ajoute que la politique de gestion des stationnements est issue du comité de revitalisation du centre-ville, mais que les problèmes débordent maintenant du centre-ville. On en retrouve à proximité des grands générateurs de développement, comme les hôpitaux et les universités. « Nous trouvions qu’il fallait faire un lien avec le Service de la planification et de gestion du territoire et le comité d’urbanisme, mais je suis là à titre de présidente du comité de revitalisation du centre-ville pour m’assurer que les enjeux du centre-ville sont pris en compte. Oui, on crée un nouveau comité, mais ce n’était peut-être pas le mandat du comité de revitalisation de gérer les problèmes qui surviennent près des hôpitaux. »