Gestion des matières résiduelles : Sherbrooke parmi les premières de classe

Parmi les 10 plus grandes villes du Québec, Sherbrooke est celle qui enfouit le moins de déchets résidentiels par habitant, selon les relevés produits par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Si on y ajoute les déchets enfouis en provenance des ICI (Institutions, Commerces et Industries), Sherbrooke arrive en deuxième place parmi les villes les plus performantes du Québec.

C’est ce qui ressort du bilan 2017 du Programme de gestion des matières résiduelles (PGMR) déposé au dernier conseil municipal.

Ainsi, en 2017, la quantité de déchets résidentiels enfouis atteignait 172 kilogrammes par habitant (kg/hab.). En tenant compte des déchets issus des ICI, le ratio est de 429 kg/hab., comparativement à 420 kg/hab. pour la municipalité de Lévis, qui occupe la première place au Québec.

« Cela démontre un engagement de la population envers la valorisation des matières résiduelles au détriment de l’enfouissement », a indiqué Denis Gélinas, du Service de la planification urbaine et du développement durable.

Le bilan 2017 indique en outre que les Sherbrookois ont généré 76 714 tonnes de matières résiduelles et que 59 % de ces matières ont été valorisées.

Le chargé de projet Patrice Charbonneau a pour sa part indiqué que les Sherbrookois ne se contentent pas seulement de placer leurs bacs vert et brun à la rue. Ils sont aussi de plus en plus nombreux à se rendre dans un écocentre pour y déposer leurs déchets.

« D’année en année, on observe une augmentation des visites dans nos écocentres. En 2017, on a marqué un record avec une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente, a déclaré M. Charbonneau. On a aussi atteint un record au chapitre du tonnage déposé dans les écocentres avec 14 500 tonnes.

« Et à l’heure actuelle, quand on regarde les données 2018, je risque de venir vous dire la même chose l’année prochaine, car la popularité continue », a précisé M. Charbonneau.

L’objectif du Plan de gestion des matières résiduelles était d’atteindre 450 kg/hab. en enfouissement.

Pour ce qui est du taux de valorisation des matières récupérées en milieu résidentiel, celui s’établit à 60 % depuis 2012. « Il faut se rappeler que les déchets ont été triés par Valoris. Donc notre performance est attribuable au fait d’avoir trié les déchets. Or, le fait que les lignes soient arrêtées, les performances futures devraient être moindres », a prévenu le chargé de projet.

Enfin, Denis Gélinas a souligné que Sherbrooke a pu toucher plus de 300 000 $ en boni du ministère pour sa performance au chapitre des matières organiques (bac brun), notamment grâce au fait que 96 % des immeubles de cinq logements et moins sont dotés de tels bacs. Le ministère verse des redevances supplémentaires aux villes où plus de 50 % des immeubles à logements disposent de bacs bruns.

À cet effet, M. Gélinas a rappelé qu’un des objectifs du Plan de gestion des matières résiduelles du Québec est d’interdire l’enfouissement de matières organiques à compter de l’année 2020.