Gerry Plamondon a été porté à son dernier repos, samedi, à l'église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours

Gerry Plamondon porté à son dernier repos [VIDÉO]

C’est sous la chanson thème de La Soirée du hockey que l’ancien joueur des Canadiens de Montréal Gerry Plamondon a été porté à son dernier repos. Devant une église presque comble, famille et amis ont livré de touchants témoignages, soulignant la force et l’humanité de celui qui a soulevé la Coupe Stanley avec des légendes comme Maurice Richard à ses côtés.

Joseph Gérard « Gerry » Roger Plamondon est décédé le 26 janvier dernier à l’âge de 95 ans. Celui-ci était le dernier survivant de l’équipe ayant remporté le précieux trophée en 1946. Sa fille, Luce Plamondon, n’a que de beaux souvenirs de son paternel. 

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« C’est un homme fort, juste, honnête et généreux. C’est sa générosité qui m’a frappée. C’était un homme simple qui disait qu’il n’y avait pas de sous-métier, que tout le monde est important dans la vie. Il avait tout ; c’était un grand homme. Je n’ai jamais entendu mon père élever la voix. Il avait un sourire contagieux. Souvent, il nous racontait des blagues, elles n’étaient pas toujours drôles, mais il riait de bon cœur », se rappelle-t-elle.

« Je me souviens quand son magasin avait passé au feu, poursuit-elle. Un journaliste de La Tribune lui avait demandé ce qu’il allait faire le lendemain matin. Il a répondu “Mon p’tit gars, demain matin, je me lève, je me retrousse les manches et je recommence.” Il avait dans les 70 ans. Il a reconstruit son magasin. Il est inspirant. »

Son ami Réjean Goulet, qui le connaissait depuis une douzaine d’années, se souviendra longtemps du respect de l’homme. « Pour les gens qui le rencontraient, il respectait leurs goûts. Lui qui avait le Canadien tatoué sur le cœur, il m’a accepté dans son cercle familial malgré les faits que je sois un Nordiques. M. Plamondon était capable d’opinions franches et directes. Il m’a dit en riant “Oublie ça mon Réjean, ils ne reviendront pas, tes Nordiques !” De plus, quand je lui demandais d’aller jouer au golf, il me répondait qu’il n’était pas assez vieux pour ça ! » dit-il, souriant.

« Je vais m’ennuyer de son rire, vous ne pouvez pas savoir, continue-t-il. Il est resté fort jusqu’à la fin, j’aimerais vivre une vie comme la sienne », indique son ami, visiblement ému. 

Pour son petit fils, Philippe Plamondon, son grand-père était un homme fort, une idole. « C’est mon deuxième père. Il a toujours joué avec nous, il m’a montré à nager et m’a inculqué de belles valeurs. Quand j’étais petit, il me montrait les rouages de la bourse. C’est un homme formidable. Si j’atteins la moitié de ce que mon grand-père a été, je vais avoir réussi dans ma vie », assure le jeune homme.

Le président des Anciens Canadiens, Réjean Houle, s’est déplacé à Sherbrooke pour sympathiser avec la famille. Selon lui, M. Plamondon a contribué au succès de son équipe dans les années 1940 et 1950. « Il n’a pas fait partie du Temple de la renommée du hockey, mais il est un Canadien. Il a aidé les Maurice Richard de son époque, tout comme moi j’ai aidé les Guy Lafleur et que d’autres ont aidé les Jean Béliveau », a-t-il souligné. 

M. Plamondon a amassé 7 buts et 13 passes en 74 matchs avec le Canadien. Celui-ci a reçu un hommage au Centre Bell, samedi dernier. 

« M. Houle nous a aidés beaucoup depuis le début. Le Club de hockey Canadien est une grande famille », résume Luce Plamondon. 

L'église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours était presque pleine, samedi matin.
Luce Plamondon, la fille de Gerry Plamondon