Gabrielle Parent habite à Village Grace depuis 18 mois et y est très heureuse.
Gabrielle Parent habite à Village Grace depuis 18 mois et y est très heureuse.

Généreuse pour ses aînés

Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune - 6 Solutions
Un milieu de vie pour les aînés permettant aux couples qui ont des niveaux d’autonomie différents de terminer leurs jours ensemble. Une équipe médicale qui accompagne les résidents selon leur degré d’autonomie, allant de soins sporadiques pour des aînés autonomes jusqu’aux soins de fin de vie. C’est ce qu’offre Village Grace, dans l’arrondissement de Lennoxville à Sherbrooke.

La construction de la résidence Village Grace, un projet de 17 M$, a été financée uniquement par des dons de la communauté, principalement anglophone, qui souhaitait offrir une qualité de vie à ses aînés. 

« Un retraité peut s’y installer et y demeurer jusqu’à la fin de ses jours tout en bénéficiant des services au fur et à mesure qu’ils se feront sentir. L’approche en gériatrie sociale offre de multiples avantages. Les résidents bénéficient d’un environnement stable qui diminue l’anxiété associée aux transitions liées à la maladie », explique Me Lucie Thibodeau, bénévole pour la résidence et fille d’une résidente de 96 ans, Gabrielle Parent.

Les Communautés de retraités Massawippi, qui sont derrière le projet, est un organisme caritatif privé à but non lucratif qui prodigue des soins aux aînés depuis 62 ans. En 2018, les résidents de Grace Home et ceux de Connaught Home ont tous aménagé dans le nouveau pavillon Village Grace, qui compte 120 chambres. Construit de plain-pied, la résidence compte quatre ailes résidentielles. Chaque aile possède son poste de soins infirmiers conçu pour se fondre dans le décor, sa propre salle à manger, une cuisine satellite, une salle d’activités et une cour-jardin à accès sécurisé, en plus d’un belvédère.

Aussi, les 60 acres sur lesquels a été bâti le Village Grace permettent à ses résidents et à leurs visiteurs de marcher en forêt, faire de la bicyclette ou du ski sur les pistes ou toutes autres activités de loisirs en plein air.

« Il s’agit d’une communauté globale, où les résidents se connaissent et s’entraident, où les familles et les couples ont le choix de demeurer ensemble, peu importe leur degré d’autonomie. C’est toujours le même personnel médical. Par exemple, ma mère est contente quand Angela vient faire son tour. » 

« Aussi, les familles font partie intégrante de la communauté, et à ce titre, il leur est offert un service d’hébergement lorsqu’ils ne sont pas de la région ou lorsque leurs proches sont en fin de vie », note Mme Thibodeau, précisant que la résidence et sa directrice des soins, Sandra Klinck, travaillent en étroite collaboration avec le Centre de recherche sur le vieillissement, un institut affilié à l’Université de Sherbrooke.