Le transport est bien évidemment le principal coupable des gaz à effet de serre et la Ville s’est améliorée sur ce point avec 489 287 tCO2éq en 2016 contre 506 177 tCO2éq en 2009.

Gaz à effet de serre : Sherbrooke n’atteint pas son objectif

Selon le rapport d’inventaire des gaz à effet de serre de Sherbrooke présenté lundi soir lors du plénier public, la Ville n’a pas atteint sa cible de réduction de 5 % qu’elle s’était fixée en 2010 en adhérant au programme Climat municipalité. La réduction des GES a plutôt été de l’ordre de 2,6 % entre 2009, l’année de référence, et 2016.

En 2016, les activités municipales et celles de la collectivité ont émis un total estimé à 876 045 tonnes de CO2 équivalentes (tCO2éq) alors qu’il était de 890 379 tCO2éq en 2009. L’enfouissement des matières résiduelles a notamment été problématique alors que les émissions de GES y étant reliés ont augmenté de 10 % durant cette période.

« On avait quand même une très courte période, explique Chantal Pelchat, chargée de projet en environnement, qui a présenté le rapport aux élus. C’est vraiment un plan d’action municipale et les activités municipales ne représentent que 2 % des GES émis par la Ville. C’est difficile d’atteindre ses objectifs. »

Le transport est bien évidemment le principal coupable des gaz à effet de serre et la Ville s’est améliorée sur ce point avec 489 287 tCO2éq en 2016 contre 506 177 tCO2éq en 2009.

Si l’on rapporte les émissions de GES annuelles en fonction du nombre de citoyens, on observe une réduction de 8,7 %, passant de 5,83 tCO2éq par habitant en 2009 à 5,32 tCO2éq par habitant en 2016. À titre indicatif, la province de Québec présentait des émissions d’environ 9,6 tCO2éq par habitant pour la même année.

Des données incomplètes

Plusieurs données telles que les émissions de GES pour les secteurs résidentiels, commerciaux, institutionnels, industriels n’avaient pas été prises en compte en 2009 ce qui complique la comparaison avec l’année 2016.

« Ça nous prend une année de référence, on n’a pas le choix, souligne Mme Pelchat. C’est une lacune des méthodologies, à l’époque on prenait la méthodologie qui était imposée par le gouvernement du Québec. On a maintenant une méthodologie plus détaillée. »

Même si le rapport date de 2016, Mme Pelchat estime qu’il est assez représentatif de la situation actuelle.

« C’est long à monter et beaucoup de données à chercher, mentionne-t-elle. Ce qui compte ce n’est pas de faire des bilans annuels, mais de passer à l’action. »

Objectif 30 % pour 2030

La Ville a adopté une nouvelle cible de réduction des GES de l’ordre de 30 % d’ici 2030 par rapport aux émissions de 2009. Mme Pelchat avoue que c’est un objectif ambitieux.

« Le plan d’action est en préparation, résume-t-elle. L’électrification des transports peut nous permettre de réduire énormément les gaz à effet de serre. Il faut travailler sur tout ce qui est énergie fossile. Concernant l’urbanisation, il faut essayer de densifier davantage plutôt que de s’étendre. »

Ce nouveau plan d’action regroupera cinq thèmes soit les bâtiments et sources d’énergie, l’aménagement du territoire et du transport, la consommation responsable et matières résiduelles, l’engagement communautaire, sensibilisation et éducation et les activités municipales.