Selon l’Office de la protection du consommateur, les consommateurs doivent se méfier des pratiques de certains commerçants de meubles utilisant un prétexte pour solliciter la clientèle.

Gare aux pratiques douteuses de certains commerçants de meubles

Les consommateurs doivent se méfier des pratiques de certains commerçants de meubles, qui utilisent un prétexte pour solliciter la clientèle.

Selon l’Office de la protection du consommateur, ils invitent les consommateurs à des séances de vente dans des locaux temporaires, au cours desquelles toutes les techniques semblent bonnes pour obtenir une signature.

«Ces magasins de meubles de luxe sont ouverts seulement sur invitation. On sollicite des clients potentiels par téléphone pour leur annoncer l’ouverture d’une nouvelle succursale», mentionne l’organisme dans un communiqué de presse. 

«Ils pourront profiter en avant-première de rabais exceptionnels, recevront des cadeaux ou des participations à un concours. Souvent, on insiste pour que les deux membres d’un couple soient présents, pour que l’argument de vouloir consulter son conjoint ou sa conjointe avant de signer ne puisse pas être utilisé.»

Un commerçant ayant de telles pratiques exerce présentement ses activités à Sherbrooke, avertit Sylvie Bonin, de l’Association coopérative d’économie familiale de l’Estrie. Des consommateurs ont contacté l’organisme à ce propos.

«Une fois sur place, les invités sont accueillis par des vendeurs aguerris. Les stratégies de vente sont efficaces et la mise en scène de l’événement, attrayante», ajoute l’Office. 

«Les vendeurs font sentir aux quelques personnes présentes qu’elles sont privilégiées en leur offrant rabais par-dessus rabais. Plusieurs consommateurs cèdent alors à la pression.»

Les prix indiqués peuvent avoir été gonflés pour donner au vendeur une marge de négociation et laisser l’impression au client qu’il fait une très bonne affaire, enchaîne-t-on. Ultimement, dans bien des cas, le consommateur paiera tout de même un prix supérieur à celui qu’il aurait normalement accepté de payer pour des biens semblables.

Les consommateurs peuvent prendre le temps de réfléchir pour comparer les prix de meubles de même gamme avant d’acheter, note-t-on. «Certains commerçants de meubles qui sollicitent leurs clients à l’extérieur de leur établissement, par exemple, dans une salle d’hôtel ou un local temporaire, sont considérés comme des commerçants itinérants au sens de la Loi sur la protection du consommateur (LPC). À ce titre, ils doivent être titulaires d’un permis de l’Office et respecter les règles spécifiques imposées par la LPC aux commerçants itinérants», plaide-t-on.