L’Association coopérative d’économie familiale de l’Estrie (ACEF Estrie) met en garde les citoyens contre la sollicitation par téléphone, sur Facebook ou en porte-à-porte des entreprises de vente itinérante. Elle craint une augmentation de la vente sous pression avec la fin du crédit d’impôt Rénovert en mars prochain.

Gare aux entreprises de vente itinérante

SHERBROOKE — L’Association coopérative d’économie familiale de l’Estrie (ACEF Estrie) met en garde les citoyens contre la sollicitation par téléphone, sur Facebook ou en porte-à-porte des entreprises de vente itinérante. Elle craint une augmentation de la vente sous pression avec la fin du crédit d’impôt Rénovert en mars prochain. Le premier conseil : ne jamais signer un contrat le jour même de sa réception.

« Par expérience, dans le passé, quand il y a la fin d’un crédit d’impôt comme ça, il y a de grosses intensifications de sollicitation. On veut mettre les gens en alerte face à ça. Je m’attends à ce que les entreprises de ventes itinérantes fassent un blitz de publicité pour inciter les gens à faire affaire avec eux maintenant. C’est correct, mais ce qui pose problème c’est que si les gens ont peur de la limite du 31 mars, ils prennent le premier venu et signent un contrat sans faire d'autres soumissions pour voir si c’est le meilleur prix qu’ils peuvent aller chercher », explique Sylvie Bonin, coordonnatrice de l’ACEF. 

Le crédit d’impôt Rénovert, c’est un remboursement de 20 % du montant excédent 2 500 $ sur des travaux admissibles. Le contrat doit être signé avant le 31 mars et les travaux réalisés et payés avant le 1er janvier 2020.

Selon Entreprises Québec, un commerçant itinérant est quelqu’un qui, en personne ou par représentant, ailleurs qu’à son adresse, sollicite un consommateur en vue de conclure un contrat de rénovation.

Mme Bonin indique que ces entreprises ont tendance à vendre un service de trois à quatre fois plus cher que ce qu’il vaut vraiment, en forçant les gens à rapidement signer un contrat, ce qui les empêche de connaître le prix que proposerait un commerçant local. Mme Bonin suggère donc de faire affaire avec une entreprise locale, afin d'éviter toute embrouille. 

« Leur stratégie c’est d’appâter les gens au téléphone ou sur Facebook en leur offrant une inspection ou des vérifications gratuites. Une fois à la maison, ce sont des gens très tenaces et peu de clients réussissent à résister. Ils déballent de la fausse représentation pour vendre leur service », déplore-t-elle. 

Plus d’une soumission est nécessaire

Étant donné que les gens sont pressés de signer un contrat avant la fin du crédit d’impôt, ils peuvent croire plus facilement aux dires des entreprises, qui déforment un peu la réalité, tant dans les prix que dans les réels besoins de réparation. 

Mme Bonin incite donc les citoyens a demander l’avis de plus d’un expert pour être certain qu’il y ait un travail à faire, et surtout, de ne jamais signer un contrat le jour même de sa présentation. Elle insiste sur le fait que plusieurs soumissions sont nécessaires afin d’analyser la différence de prix. 

« Même si le crédit achève, vous avez quand même le temps d’aller voir ailleurs à deux ou trois endroits. Leur stratégie à ces entreprises, c’est de faire signer le jour même, pour ne pas que le client ait voir ailleurs. Ils savent que leurs prix sont trop élevés », ajoute la coordonnatrice. 

L’ACEF est présente pour aider tous les citoyens dans leurs démarches de travaux, elle pourra penser à tous les détails que le citoyen peut oublier.

« On demande aux gens de nous signaler ce qu’ils ont vécu, ça fait qu’on finit par avoir une vision assez complète des différentes stratégies des vendeurs », ajoute aussi Mme Bonin.