Gare aux déblayeurs de toit malhonnêtes

Une femme âgée d’Asbestos aurait été victime d’un homme qui a offert de déblayer le toit de sa résidence.

Le suspect se serait présenté chez la dame la fin de semaine dernière pour lui offrir ses services pour déneiger le toit de sa résidence. Il aurait effectué à peine quelques minutes de travail avant de lui demander 700 $.

La Sureté du Québec de la MRC des Sources a enregistré une plainte à ce sujet.

« C’est un évènement isolé pour le moment. La dame aurait été forcée à remettre plusieurs centaines de dollars », explique le porte-parole de la Sureté du Québec en Estrie, Louis-Philippe Ruel.

Pour l’instant, aucun suspect n’a été identifié.

« Nous rappelons les conseils de prévention d’usage de ne pas prendre de décision prématurée », indique Louis-Philippe Ruel de la SQ.

La SQ restera à l’affut de telles tentatives de fraude envers les personnes âgées.  

Sans que ce cas spécifique leur soit signalé, l’Office de protection du consommateur (OPC) et l’ACEF Estrie incitent les consommateurs à redoubler de prudence. 

« C’est le type de plaintes que nous recevons. Ce sont des cas à la limite de la fraude. Il faut les rapporter non seulement à l’OPC, mais aussi aux corps policiers. La technique consiste à mettre de la pression sur les consommateurs, habituellement des personnes âgées, et leur faire craindre sur la gravité d’une situation », signale le porte-parole de l’OPC, Charles Tanguay.

Vigilance

Ce dernier rappelle que les vendeurs itinérants doivent posséder un permis de l’OPC lorsqu’ils offrent des services ou des produits dont la valeur dépasse 100 $. Dans certains cas, des permis de la Régie du bâtiment du Québec devraient être exigés.

« Aucun permis n’est une garantie en soi. La vigilance demeure le principal conseil », mentionne M. Tanguay.

Les deux organismes de protection des consommateurs signalent qu’il faut éviter de payer avant l’exécution de travaux et s’il y a une obligation en ce sens, le montant de dépôt doit être le plus bas possible.

Dans le même domaine que le déneigement de toit, des travaux d’émondage ou d’asphaltage offerts par des vendeurs itinérants ont été portés à l’attention de l’ACEF-Estrie.

« Nous sommes très préoccupés par le commerce itinérant. Il faut se rappeler qu’un contrat doit être signé et qu’il ne faut jamais le signer le jour même. On doit prendre le temps d’y penser et de comparer les offres », mentionne la coordonnatrice de l’ACEF-Estrie, Sylvie Bonin.

Concernant le commerce itinérant, l’ACEF-Estrie a fait une sortie publique en janvier dernier concernant les commerçants de thermopompes dans le secteur d’Asbestos.

« C’est clair qu’une pression est exercée. Il faut se rappeler que tout contrat peut être annulé même si les travaux ont été exécutés. Présentement, il n’y a aucun programme gouvernemental de subvention à part Rénoclimat où c’est le consommateur qui doit s’inscrire », signale Mme Bonin.