Vicky Ouellet, présidente du Syndicat du personnel administratif du CIUSS et l’Estrie - CHUS-CSN

Gains notables pour le personnel administratif du CIUSSS de l’Estrie

Le Syndicat du personnel administratif du CIUSSS de l’Estrie CHUS-CSN (SPACEC-CSN) et la direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS ont finalement signé leur entente de principe mercredi matin. « Nous sommes très satisfaits. C’est une bonne entente. Nous avons réussi à négocier des bonnes conditions pour les priorités qui identifiées par nos membres », soutient Vicky Ouellet, présidente du SPACEC-CSN (catégorie 3 au CIUSSS).

« La négociation a été longue et parfois houleuse, mais nous sommes heureux et fiers de cette entente. Les gains qui, concrètement, bénéficieront au personnel administratif, aux techniciens et aux professionnels de l’administration sont notamment l’aménagement de l’horaire de travail, l’amélioration de l’accès aux postes et un cadre limitatif quant aux déplacements », ajoute Mme Ouellet, présidente du SPACEC-CSN.

« Par exemple, l’accessibilité aux postes est une vieille bataille, une bataille qu’il y avait dans tous les anciens syndicats, et nous sommes enfin parvenus à amener l’employeur à négocier une bonne entente à ce niveau », se réjouit Vicky Ouellet.

« L’employeur a dû faire des grandes concessions rapidement pour en arriver à une entente de principe avant le 30 septembre », ajoute-t-elle.

Du côté syndical aussi, il y a eu des concessions. « Nos concessions ont été raisonnables. On n’a rien sacrifié pour en arriver à une entente », nuance-t-elle.

Le SPACEC-CSN compte environ 2300 membres.

« Vers la fin des négociations, nous avons senti que l’employeur a compris ce qu’on lui disait : il a besoin de l’appareil administratif pour faire fonctionner ses services. Nous ne travaillons pas avec l’usager, mais nous travaillons aussi pour lui. Si nous ne sommes pas là pour faire des horaires, pour faire des payes, pour combler les besoins partout sur le territoire, les services ne peuvent tout simplement se donner », précise Vicky Ouellet.

Josée Paquette, la nouvelle directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS, se réjouit aussi de cette entente qu’elle accueille avec « satisfaction et fierté ».

« Je suis heureuse qu’on ait réussi à maintenir l’équilibre par des voies de passage dans cette entente-là. À travers tout ce processus de négociation, plus de 40 rencontres et combien de rencontres préparatoires, nous avons réussi à maintenir les trois grandes valeurs de notre organisation, soit l’adaptabilité, l’humanisme et l’engagement », soutient Mme Paquette.

En attente d’un médiateur-arbitre

Par ailleurs, le CIUSSS n’est toujours pas parvenu à une entente avec deux de ses quatre syndicats, soit l’APTS (Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, catégorie 4) et le SCFP (Syndicat canadien de la fonction publique, catégorie 2).

L’APTS se désole du refus de l’employeur de continuer à négocier dans l’attente de la nomination d’un médiateur-arbitre.

« Voyant qu’il y avait peu de progrès et que la date butoir s’approchait, l’APTS-Estrie est retournée en assemblée générale spéciale le 25 septembre pour modifier certains de ses mandats. Le comité de négociation est retourné à la table et a proposé des ouvertures sur les clauses jugées centrales par l’employeur. Le syndicat a également fait une demande pour maintenir les rencontres de négociation après la date butoir du 30 septembre dans le but d’avoir une entente négociée, malgré la demande de nomination d’un médiateur-arbitre auprès du ministre du Travail. Les représentants de l’employeur refusent de maintenir les rencontres de négociations avant la nomination », déplore Emmanuel Breton, représentant national de l’APTS en Estrie.

L’APTS-Estrie réaffirme son désir de voir les prochaines dispositions locales négociées et non imposées. 

« Cette négociation est très complexe. Pour l’APTS-Estrie, il s’agit de faire un amalgame de 14 anciennes dispositions locales, sur plus de 13 000 km2, avec des missions différentes, des conditions de travail différentes et avec plus de 100 titres d’emplois qui travaillent dans des conditions fort différentes. C’est un travail titanesque et unique au Québec qui est demandé à l’équipe de négociation », ajoute M. Breton.

À ce jour, seulement six matières ont été paraphées sur les 26 au total.

Rappelons que le CIUSSS a signé une entente de principe le 24 septembre avec son personnel en soins infirmiers et cardio-respiratoires, représenté par la FIQ-SPSCE (Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec — syndicat des professionnels en soins des Cantons-de-l’Est), catégorie 1.

La direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS n’a pas souhaité commencer mercredi afin de se mettre en lumière son entente négociée avec ses employés de la catégorie 3 de la CSN.