Bernard Fréchette, d’East Angus, s’insurge contre la façon dont l’ambassade du Canada en Thaïlande a traité la demande de visa temporaire formulée par son amie, Ganda Mukdamuang.

Furieux contre l’ambassade du Canada en Thaïlande

Un citoyen d’East Angus, Bernard Fréchette, dénonce la piètre qualité du service qu’il a obtenu à l’ambassade du Canada en Thaïlande durant ses démarches visant à obtenir un visa temporaire pour son amie de cœur afin que celle-ci puisse venir visiter sa famille en Estrie, cet été.

M. Fréchette, un employé à la retraite de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), se dit outré non seulement par la façon dont lui et sa copine ont été accueillis à l’ambassade du Canada à Bangkok, mais aussi par les motifs invoqués par l’ambassade pour refuser l’émission du visa en question.

À la retraite depuis deux ans, M. Fréchette dit avoir passé les deux derniers hivers à Pattaya, une station balnéaire située sur la côte est du golfe de Thaïlande, où il s’est lié d’amitié avec Ganda Mukdamuang, une citoyenne thaïlandaise. Leur amitié, dit-il, s’est intensifiée lorsque celui-ci a été victime de deux accidents de moto en l’espace de six mois. « C’est elle qui a pris soin de moi après mes deux accidents. Je ne connaissais personne en Thaïlande. Sans elle, j’aurais été vraiment mal pris », raconte l’homme âgé de 66 ans.

Père de deux enfants et grand-père de trois petits-enfants, M. Fréchette dit avoir offert à son amie de l’amener au Canada durant quelques mois afin de lui présenter sa famille, offre que cette dernière a acceptée.

En janvier dernier, M. Fréchette et son amie se sont donc rendus à l’ambassade du Canada à Bangkok afin que cette dernière puisse obtenir un visa de résidence temporaire. C’est à ce moment, affirme M. Fréchette, que les problèmes ont commencé.

« D’abord, on a été incapable de se faire servir en français, dit-il. Il n’y avait personne, parmi tout le personnel de l’ambassade, capable de s’adresser à nous en français. J’ai donc dû embaucher, à mes frais, une avocate de la place pour qu’elle nous aide à remplir les formulaires de demande, qui étaient eux aussi rédigés uniquement en anglais », déplore M. Fréchette.

« Pourtant, il y a deux ans, quand j’ai fait ma propre demande de visa à l’ambassade de Thaïlande à Ottawa, on m’a servi entièrement en français. Et deux semaines plus tard, je recevais mon visa par la poste à la maison… » Or, l’inverse ne fut pas aussi facile, ajoute M. Fréchette.

Après avoir rempli les formulaires d’usage auprès de l’ambassade du Canada à Bangkok et malgré les garanties offertes par M. Fréchette à l’effet qu’il se portait garant de son amie, la réponse de l’ambassade (rédigée entièrement en anglais) a été de ne pas délivrer le visa demandé.

Dans sa réponse, le représentant de l’ambassade indique que la demanderesse ne l’a pas convaincue qu’elle allait quitter le Canada à l’expiration de son visa de résident temporaire. Il ajoute ne pas être satisfait des renseignements fournis quant au but de sa visite ainsi que de sa situation d’emploi.

« C’est totalement ridicule, affirme M. Fréchette. J’ai donné toutes les garanties nécessaires pour les assurer qu’elle retournerait avec moi en Thaïlande. Elle n’a aucune intention de rester au Canada. Toute sa famille est ici en Thaïlande, son travail est ici. Elle ne veut pas émigrer au Canada. Je veux simplement lui présenter ma famille, qu’elle voit d’où je viens, insiste M. Fréchette. Pourtant, partout dans le monde, le Canada fait de la publicité pour attirer des touristes, attirer des immigrants pour combler la pénurie de main-d’œuvre. Et là, on nous refuse une simple demande de visa. Qu’est-ce que ça prend de plus pour les convaincre? » demande le citoyen d’East Angus, qui dit s’être adressé au bureau de la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, afin de dénouer son dossier, mais sans résultat.

Au bureau de Mme Bibeau, on confirme avoir été en communication avec M. Fréchette, sans toutefois préciser la teneur des démarches effectuées dans son dossier.

« Nous avons effectivement aidé M. Fréchette à plusieurs reprises dans ses démarches auprès d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), a indiqué Pierre Grégoire, adjoint de circonscription-communication. Par respect de la confidentialité des dossiers citoyens traités par notre bureau, nous ne pouvons donner de plus amples renseignements sur le dossier. »