Fraude de 82 000 $ pour «sauver» sa compagnie

Un individu qui tentait de « sauver » sa compagnie en effectuant des chèques sans fond a reconnu ses torts devant le tribunal à Sherbrooke.

Yves Carrier de Ham-Nord a plaidé coupable, jeudi, à une fraude de 82 750 $ au palais de justice de Sherbrooke. 

« Il y a eu certaines ententes avec des institutions financières pour des remboursements civils à d’autres moments. Les accusations portées concernent deux évènements spécifiques », explique la procureure aux poursuites criminelles, Me Maude Lapointe.

L’accusé a reconnu qu’entre le 29 septembre et le 11 octobre 2016, il a fait deux chèques de 40 000 $ et 42 750 $ qu’il a déposés dans son compte de la Banque TD, argent qu’il n’avait pas.

Ces sommes ont été rapidement transférées vers un autre compte ouvert à la Caisse populaire Desjardins des Sources. L’argent, obtenu frauduleusement, a ensuite été retiré. 

« Il a transféré l’argent avant que les institutions financières réalisent qu’il n’avait pas de fonds », signale Me Lapointe.

« Il a fait des chèques sans fonds qui ont servi à payer les créanciers de sa compagnie. Ils ont servi à tenter de sauver la compagnie qu’il possédait avec son frère », explique l’avocat de la défense Me Michel Dussault.

Me Lapointe a signalé au juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec que la banque avait fait des vérifications avec les assurances et qu’il n’y a pas de façon de récupérer l’argent.

Me Michel Dussault a précisé au tribunal que son client a toujours travaillé.

« Il y a une possibilité de rembourser une partie de la somme », assure Me Dussault.

Yves Carrier ne possède pas d’antécédent judiciaire. Un rapport présentenciel complet a été demandé pour mieux éclairer le tribunal concernant la situation de l’accusé.

Les observations sur la peine se dérouleront le 8 janvier prochain. 

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Un récidiviste avoue la possession simple de 375 pillules de speed

Un important consommateur de méthamphétamine a été condamné à 30 jours de prison pour deux dossiers de possession simple d’envergure.

Dany Ouellet a reconnu, jeudi, deux accusations de possession simple de 175 comprimés puis 200 comprimés de méthamphétamine.

Ouellet a été arrêté le 14 janvier 2019, dans une affaire de tumulte. C’est à la suite de l’intervention des policiers que ces derniers ont trouvé 175 comprimés de méthamphétamine sur lui.

« Il a rapidement avoué que les comprimés étaient du speed et que c’était à lui », a expliqué l’avocat de la défense, Me Christian Raymond.

Trois mois plus tard, Ouellet est revenu dans la mire des policiers à la suite d’un appel pour une affaire de violence conjugale. 

L’accusé avait alors caché 200 comprimés dans la douche lors de cet évènement du 2 avril 2019.

« Monsieur va faire une déclaration spontanée et avouer que les comprimés de speed sont à lui », mentionne la procureure aux poursuites criminelles Me Maude Lapointe.

Dany Ouellet a aussi reconnu un bris de conditions en juillet dernier.

L’accusé avait été confié à une maison de thérapie pour traiter ses problèmes de consommation.

Dany Ouellet a cependant quitté la maison de thérapie le 1er octobre 2019. Il a été arrêté deux semaines plus tard. Il est détenu depuis le 14 octobre dernier.

Quinze jours de prison ont été calculés comme détention provisoire.

Il possède des antécédents en matière en semblable matière.

« Mon client possède de sérieux problèmes de consommation. Lorsque l’on est accro à ces substances, ce type de quantité peut passer très vite », explique Me Raymond. René-Charles Quirion

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Une peine discontinue se transforme en prison ferme

Angoissé par une peine de détention à purger les fins de semaine, Israël Boutin devra poursuivre sa peine derrière les barreaux de façon continue. 

Ce dernier avait plaidé coupable en mai dernier à une accusation de leurre informatique commis alors qu’il agissait comme confident auprès d’une adolescente de 13 ans.

Une peine de 90 jours à purger les fins de semaine lui avait été imposée.

Boutin a reconnu avoir rendu disponible du matériel sexuellement explicite à une personne de moins de 16 ans en vue de faciliter la perpétration d’une infraction sexuelle, soit du leurre informatique, et de menaces. 

Israël Boutin s’était présenté à sa première fin de semaine de détention, mais il n’y est plus jamais retourné par la suite.

Son avocat Me Benoit Gagnon de l’aide juridique a expliqué au juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec que son client était allé chercher de l’aide et qu’il prenait de la médication pour calmer cette anxiété de se retrouver derrière les barreaux.

En début de semaine, Israël Boutin a été arrêté par le Service de police de Sherbrooke pour la liberté illégale. Sa peine allongeait toutes les fins de semaine où il évitait le Centre de détention de Sherbrooke. 

Devant le tribunal, jeudi, il a plaidé coupable à des accusations de liberté illégale entre le 15 juin et le 20 octobre 2019.

Boutin a été condamné à 74 jours de prison en continu soit le double des journées manquées.

« Je lui avais expliqué que les chances de succès qu’il obtienne une autre peine discontinue étaient nulles », a mentionné au tribunal Me Gagnon.

Cette peine de détention lui fera perdre son emploi.

L’homme de 27 ans, qui ne possédait pas d’antécédent judiciaire, avait eu plusieurs conversations sur Messenger avec une adolescente de 13 ans, alors qu’il avait 26 ans.

Il avait reconnu avoir transmis des photos de lui nu dans l’objectif de recevoir des photos semblables d’elle non pas pour avoir des activités sexuelles avec elle, mais pour vérifier si elle avait de bonnes valeurs.

Ce sont les parents de l’adolescente qui ont surpris les conversations et qui ont porté plainte.  René-Charles Quirion