Fort McMurray: le centre de cartographie de Sherbrooke mis à contribution

Lors des feux gigantesques de Fort McMurray, en mai 2016, le Centre canadien de cartographie et d'observation de la terre (CCCOT), à Sherbrooke, a été mis à contribution.
Jean Pinard
Le CCCOT a rapidement mis en place une équipe de travail pour faire la mise à jour de onze cartes couvrant la région touchée par les incendies, soit environ 12 000 kilomètres carrés.
Mise à part la cartographie des réseaux routier et ferroviaire qui était à jour au moment du sinistre,  le reste des éléments cartographiques de cette région datait de 1974, fait remarquer Jean Pinard, spécialiste de l'information géospatiale, au ministère des Ressources naturelles du Canada.
La mise à jour s'est faite en deux temps, ajoute-t-il. À la mi-juillet, on a cartographié les lignes de transport d'énergie électrique, les antennes, et les zones industrielles. En septembre, on a répertorié  l'hydrographie, la végétation, les zones résidentielles et quelques éléments ponctuels.
Des images satellites Spot 6 ayant une résolution de 1.5 mètres ont été utilisées.
À la mi-juillet les mises à jour étaient rendues publiques sur les différentes plateformes du CCCOT.
1600 bâtiments détruits
L'incendie, d'abord un feu de broussailles commun déclenché le 1er mai, devait finalement s'étendre rapidement jusqu'à cette ville champignon, construite pour accueillir les travailleurs des sables bitumineux du nord-est de l'Alberta.
Deux jours plus tard, l'intensité du brasier forçait l'évacuation de toute la ville - environ 80 000 habitants jetés en quelques heures sur les routes enfumées. Le feu aura finalement détruit près de 1600 bâtiments de Fort McMurray, dont 2580 unités d'habitation.