Marilène Lessard, agente de gestion du personnel au CIUSSS de l’Estrie - CHUS, et Melanie Thompson, agente de développement au Centre de formation professionnelle de Lennoxville, étaient présentes au Salon Priorité-Emploi de l’Estrie vendredi et samedi entre autres pour présenter la nouvelle formation offerte pour devenir préposé aux bénéficiaires.

Formule revue et améliorée pour la formation des PAB

Le Centre de formation professionnelle de Lennoxville et le CIUSSS de l’Estrie – CHUS s’allient pour offrir un nouveau programme de formation visant à contrer la pénurie de préposés aux bénéficiaires. La nouvelle formation combinera des périodes d’étude et de travail afin d’assurer un revenu à la relève pendant l’année de cours, en plus d’acquérir de 500 à 1000 heures d’expérience en emploi.

Après seulement neuf semaines d’enseignement au Centre de formation, un emploi rémunéré au taux horaire de 17,95 $ d’apprenti de métier attendra les étudiants dans une des installations du CIUSSS de l’Estrie. Les étudiants poursuivront leur formation à raison de trois jours par semaine en classe et de deux à quatre jours en milieu de travail.

« Ce qui est formidable avec ce programme c’est que l’étudiant est assuré d’une rémunération pendant son année de formation, en plus d’acquérir de l’expérience. Il y a donc seulement une période de neuf semaines ou la personne sera privée de salaire. C’est intéressant pour quelqu’un qui désire faire un changement de carrière, mais qui ne peut se permettre de vivre plusieurs mois sans salaire au moment de poursuivre la nouvelle formation », souligne Melanie Thompson, agente de développement au Centre de formation professionnelle.

« En plus, les heures travaillées pendant la formation seront reconnues par le CIUSSS lors de l’embauche après l’obtention du diplôme et compteront donc comme de l’ancienneté. C’est une situation gagnante pour tout le monde », ajoute Mme Thompson.

Autre changement dans la formation des futurs préposés aux bénéficiaires : le cours intègre dorénavant autant le volet soins en institut que soins à domicile.

« Avant il fallait faire un choix entre ces deux volets lors de l’inscription du cours. Nous avons décidé de les rassembler dans la même formation afin que les étudiants et étudiantes puissent faire un choix pendant leur parcours ou après », poursuit l’agente de développement.

Mme Thompson était présente vendredi et samedi au Salon Priorité-Emploi qui se tenait au Centre de foires. « C’est une belle occasion pour faire connaitre ce nouveau programme. On en profite parce que les inscriptions sont en cours et la première cohorte débute très bientôt, soit le 29 mars », explique Mme Thompson.

Les personnes intéressées par cette formation sont invitées à visiter le LVTC.ca. Le programme se nomme Institutional and Home Care Assistance. Le cours se donne en anglais dans un environnement bilingue. « Ce n’est pas obligatoire d’être bilingue pour suivre le cours. Le cours s’adresse également aux francophones et ce sera une occasion idéale pour apprendre l’anglais », précise Mme Thompson. 

20 ans pour le Salon Priorité-Emploi de l'Estrie

Le Salon Priorité-Emploi de l’Estrie fêtait son 20e anniversaire cette année.

« C’est de plus en plus incontournable. Particulièrement dans le contexte de pénurie de main-d’œuvre le contact humain est tellement important », fait valoir Louise Côté, chargée de projet du Salon.

Bon an mal an, le Salon arrive à combler de 25 % à 95 % des postes offerts dans les différentes entreprises.

« Parfois une compagnie va combler un seul poste, mais ce sera un poste de machiniste très rare par exemple. Et bien seulement pour ce poste, la présence de cette entreprise au Salon aura valu la peine », souligne Louise Côté. 

Parmi les défis auxquels font face les organisateurs du Salon, Mme Côté souligne le fait qu’il ne faut pas nécessairement seulement déplacer des travailleurs, il faut en venir d’autres dans la région.

« On est plus seulement un salon de l’emploi. On est un événement d’attractivité pour la région. C’est une des raisons pourquoi nous avons maintenant une zone MRC, pour promouvoir au maximum l’Estrie et ce sera toujours un défi auquel nous devrons nous attaquer », termine Mme Côté. 

Pour la 20e édition, 148 exposants avaient 12 000 postes à combler. « Une année record », se réjouit Mme Côté